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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché stable et inactif

Le calme a régné sur le marché des changes des Beyrouth, hier, dont l’activité a été réduite grâce à la contraction aussi bien de la demande que de l’offre du dollar, le faisant négocier à des cours légèrement inférieurs au taux moyen indicatif fixé par la Banque du Liban (BDL). C’est ainsi qu’après avoir maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL a fait clôturer le billet vert à 1507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, alors que les établissements de crédit ont continué de le traiter entre 1 505,50 et 1 506,50 LL après un départ entre 1 506,00 et 1 508,00 LL. Ce mouvement ne s’est guère accompagné d’animation en raison de la réticence des opérateurs à l’offre comme à la demande de la monnaie américaine, comme en témoigne le volume d’affaires de la journée d’hier qui n’a pas dépassé au total quelque sept millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place dans un marché équilibré de lui-même. L’euro a touché brièvement la parité totale avec le dollar À l’étranger, l’euro a glissé à un peu plus près de la parité totale avec le dollar, hier, sur les marchés des changes internationaux, tombant brièvement à 1,0006 dollar, un plus bas jamais atteint depuis son lancement début janvier et en dépit de nouvelles déclarations de soutien de hauts responsables de la Banque centrale européenne (BCE). La monnaie unique européenne a glissé par trois fois hier, battant un premier record de faiblesse en début de journée à Londres à 1,0023 dollar, puis un deuxième l’après-midi à 1,0010 dollar et enfin un troisième à 1,0006. Elle a dû faire face une fois de plus à un billet vert soutenu par une bonne performance de la Bourse américaine qui s’est encore reprise hier au lendemain de sa forte progression de la veille. Le dollar a profité par ailleurs de spéculations sur le rapport américain sur l’emploi pour novembre, attendu aujourd’hui, qui pourrait apporter encore plus de soutien au billet vert s’il confirme le scénario de croissance soutenue et d’inflation contenue de l’économie des États-Unis. L’euro a une nouvelle fois ignoré les diverses déclarations de soutien émanant de plusieurs hauts responsables de la BCE. Christian Noyer, vice-président français de cette banque, a déclaré dans un entretien avec l’hebdomadaire Le Revenu, à paraître aujourd’hui, que la monnaie unique a «trois raisons fortes de s’apprécier dans l’avenir» grâce à «la stabilité des prix dans la zone euro, l’excédent de sa balance des paiements courants avec le reste du monde et l’accélération de la croissance en Europe». Le président de la BCE, Wim Duisenberg, a pour sa part renouvelé sa confiance dans le «fort potentiel» d’appréciation de l’euro au cours d’une conférence de presse après la décision de la BCE, hier, de maintenir le niveau du loyer de l’argent à 3 %. En revanche, M. Duisenberg a réaffirmé qu’il n’y aurait pas de réaction de la politique monétaire à la seule évolution des taux de change, laissant ainsi le champ libre aux cambistes pour pousser la monnaie unique européenne davantage à la baisse sans craindre d’intervention de la BCE. Quoi qu’il en soit, de l’avis unanime des cambistes, le plus gros problème de l’euro est un problème de confiance dû non seulement à la bonne santé de l’économie américaine mais également à la faible performance de l’économie allemande qui rend les investisseurs réticents à investir en Europe. En outre, le dollar a de nouveau fait preuve de fermeté hier face au yen, tout comme la veille, et ce, en l’absence de toute intervention de la Banque du Japon visant à juguler la progression de la devise nippone. Certes, le billet vert continue de profiter de la prudence des opérateurs après la publication inhabituelle, mercredi dernier, d’un communiqué, par le gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami, affirmant qu’il partageait la détermination du gouvernement japonais à faire baisser le yen. C’est dans ce contexte que le dollar s’est négocié encore une fois à la hausse, en Europe comme à New York, comme suit : – 1,0024 pour un euro contre 1,0083, la veille – 1,6000 pour un sterling contre 1,6003 – 1,9515 DM contre 1,9400 – 6,5440 FF contre 6,5060 – 1,5950 FS contre 1,5882 – 1 931,75 lires contre 1 920,45 – 102,68 yens contre 102,70. Bourse de Beyrouth : c’est le statu quo Sur le marché des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a observé hier un statu quo après que les quelques sociétés et banques ayant fait l’objet de transactions eurent reproduit leurs derniers cours de la veille. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 74,28 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 177,00 points. Pour ce qui est de l’activité du marché, elle restée très faible avec au total quelque 7 975 actions négociées d’une valeur globale de 29 924 dollars. Wall Street : poursuite de la hausse Par ailleurs, Wall Street a été encouragée hier par l’annonce d’une augmentation plus forte que prévu des demandes d’allocations chômage aux États-Unis de 15 000 à 291 000 dossiers la semaine dernière au lieu d’une hausse de 11 000 demandes comme attendu par les analystes, excluant toute surchauffe de l’économie qui justifie un nouveau resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Ce phénomène, qui est intervenu à la veille de la publication aujourd’hui des chiffres du chômage américain pour le mois de novembre au sujet desquels les attentes sont d’un maintien à 4,1 % de la population active sans emploi, a donc rassuré la communauté financière sur la situation du marché du travail dont l’étroitesse reste la préoccupation majeure de la Fed. Cela étant, l’annonce d’une forte augmentation de 16,3 % des ventes de logements neufs aux États-Unis en octobre, contre une baisse de 8,1 % en septembre, est restée sans effets notables sur la cote américaine à l’exception d’une légère contraction du marché obligataire. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a continué sur sa lancée de mercredi, fluctuant entre un plus bas à 10 988,60 points et un plus haut à 11 070,26 points, avant d’afficher en préclôture 11 039,56 points, en hausse de 41,17 points sur la veille. Timide reprise des Bourses européennes Les principaux marchés d’actions européens ont terminé en légère hausse jeudi à l’exception de Paris, soutenus par la fermeté des technologiques et des pharmaceutiques et la bonne orientation de Wall Street, mais quelque peu déstabilisés semble-t-il par la nouvelle glissade de l’euro. À Londres, l’indice FTSE 100 a progressé de 0,12 %, tandis que le Dax allemand gagnait à peine 0,1 %. Milan s’est apprécié de 0,15 %, Madrid de 0,74 %, Bruxelles de 1,46 %, Amsterdam de 0,06 % et Zurich de 0,09 %. À Paris, en revanche, l’indice CAC 40 s’est replié de 0,51 %. Les indices multipays reflétaient l’hésitation des grands marchés entre la hausse et la baisse. L’indice Eurotop 300, paneuropéen, affichait une avancée de 0,44 %, tandis que l’Euro STOXX 50 des valeurs vedettes de la zone euro cédait 0,1 %. Aux technologiques, Siemens a terminé sur un gain de 4,74 % à 104,01 euros, après l’annonce d’une hausse de 37 % de son bénéfice net au titre de l’exercice 1998/1999, à 3,648 milliards de marks. Un hausse supérieure aux attentes des analystes qui tablaient sur un résultat compris entre 3 et 3,2 milliards de marks. La hausse de Siemens a profité au français Alstom qui a terminé sur un gain de 5,86 %, identique à celui du concepteur de progiciels Sap AG. Canal Plus, recherché pour ses activités dans le numérique et dans la télévision interactive, a gagné 5,41 %. En revanche, Cap Gemini et STMicroelectronics ont cédé 3,41 % et 2,2 %. Les valeurs des télécoms étaient plus mitigées. À Londres, British Telecom (BT), qui avait terminé en hausse de 5,5 % mercredi, a poursuivi sur sa lancée et s’est adjugé 5,24 %. Freeserve, premier fournisseur britannique de services Internet, a conclu un accord avec la filiale de téléphonie mobile de BT, Cellnet, pour le développement des services sur le Web accessibles à partir de mobiles au Royaume Uni. Les pharmaceutiques SmithKline Beecham et Glaxo Wellcome se sont respectivement adjugé 5,11 % et 1,93 %, après l’annonce du départ à la retraite en avril du directeur général de SmithKline Beecham, Jan Leschly. Le marché spécule à nouveau sur une fusion entre les deux groupes. Rhône-Poulenc a bondi de 5,86 %, poursuivant sur sa performance de mercredi, les fonds répliquant les indices boursiers devant accroître la pondération du titre dans leurs portefeuilles dans le cadre de son OPE sur Hoechst. Le nouveau groupe, Aventis, pèsera pour 5,40 % dans le Cac 40. Tokyo : légèrement soutenue La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,1 % jeudi, soutenue par la bonne tenue du secteur automobile après des informations sur une prochaine alliance entre Fuji Heavy et General Motors. L’indice Nikkei 225 a progressé de 18,46 points à 18 514,41, alors que l’indice élargi Topix abandonnait 9,38 points à 1 601,93 points. Environ 615 millions d’actions ont été échangées, contre 710,1 millions mercredi. Malgré une faible tendance générale à l’achat due à une chute des valeurs de haute technologie, les investisseurs ont cherché à faire des profits sur les titres automobiles à la suite de l’annonce par la presse de l’alliance de Fuji Heavy avec General Motors; «Les investisseurs ont bien accueilli ces informations, qu’ils considèrent comme un nouveau coup de pouce à la réorganisation de l’industrie automobile», a expliqué Masaaki Higashida, analyste chez Nomura Securities. Selon les informations publiées par le Nihon Keizai Shimbun, General Motors pourrait acquérir jusqu’à 20 % de Fuji Heavy Industries, constructeur des voitures Subaru, dans le cadre d’une alliance globale. Les deux compagnies ont confirmé par des communiqués qu’elles avaient entamé des discussions en ce sens, mais ont refusé de donner davantage de détails. Les actions Fuji Heavy Industries se sont envolées pour atteindre la hausse maximale autorisée en un jour, gagnant 100 yens (+13 %) à 871 yens. Honda Motor Co. a progressé de 150 yens (+3,5 %) à 4 470 yens, Toyota Motor Corp. gagnant pour sa part 90 yens (+2,6 %) à 3 550 yens. Le titre Nissan Motor Co. a grimpé de 24 yens (+4,7 %) à 530 yens.
Le calme a régné sur le marché des changes des Beyrouth, hier, dont l’activité a été réduite grâce à la contraction aussi bien de la demande que de l’offre du dollar, le faisant négocier à des cours légèrement inférieurs au taux moyen indicatif fixé par la Banque du Liban (BDL). C’est ainsi qu’après avoir maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL a fait clôturer le billet vert à 1507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, alors que les établissements de crédit ont continué de le traiter entre 1 505,50 et 1 506,50 LL après un départ entre 1 506,00 et 1 508,00 LL. Ce mouvement ne s’est guère accompagné d’animation en raison de la réticence des opérateurs à l’offre comme à la demande de la monnaie américaine, comme en témoigne...