Le Kenyan Paul Tergat aura une belle occasion de marquer ce week-end le cross-country de son empreinte, sept ans après son prestigieux compatriote John Ngugi, en inscrivant lui aussi pour la 5e fois son nom au palmarès des Championnats du monde. Mais, pour Tergat, il s’agirait alors de couronnes consécutives, fait unique dans les annales. Cependant, le maître incontesté aura fort à faire tout au long des 12 km, dessinés au Barnett Demesne Park de Belfast, en raison de la présence de l’ambitieux capitaine d’armée Will Paul Kipselgich Koech, un homme (30 ans) rêvant d’un titre planétaire depuis son plus jeune âge vécu dans la Rift Valley. L’empoignade, dimanche, entre les deux coureurs africains constituera un des clous de la 27e édition de ce «Mondial». Le Marocain Salah Hissou ou encore l’ancien champion d’Europe britannique (1996) Jon Brown, de retour, chercheront notamment à brouiller les cartes. Chez les dames, l’absence de la double tenante (court et long) Sonia O’Sulivan, offrira la possibilité à la Marocaine Zahra Ouaziz d’améliorer sa médaille d’argent de l’an dernier, à Marrakech, sur le cross court. L’éloignement de l’Irlandaise pour cause de maternité pourrait également être une aubaine pour la Britannique Paula Radcliffe, 2e en 1997 et 1998, laquelle sera à son avantage, samedi sur le parcours annoncé sélectif (8 km), en dépit des Kenyanes Susan Chepkemei, Agnes Kirop, Leah Malot, Jane Ngotho et Jane Omoro. Victorieuse des 13 précédentes éditions, l’équipe du Kenya, malgré la concurrence de l’Éthiopie et du Maroc, sera encore favorite, alors que le cross court (4 km) pourrait permettre au jeune Éthiopien Million Wolde de surprendre les Kenyans Benjamin Limo, Paul et John Kosgei. Poussé par Ouaziz, le Maroc cherchera à conserver sa couronne par équipes sur le court. L’Éthiopie sera, elle, un sérieux adversaire plus particulièrement sur le long. Le «Top 6» : objectif tricolore L’équipe de France de cross-country aura les «idées courtes», samedi et dimanche à Belfast, au cours du 27e «mondial». Ce n’est pas pour autant que les Tricolores seront dénués d’ambitions en Irlande où ils espèrent entrer dans le «Top 6» par équipes, en dépit de l’énorme concurrence africaine. La France a en effet opté pour le cross court (4 km pour les deux sexes), épreuve créée en 1998, faisant fi d’une participation dans les épreuves traditionnelles reines du «long». «Un parcours dans la lignée des rendez-vous anglo-saxons, c’est-à-dire sans doute sélectif et boueux, me renforce dans mon choix d’avoir essentiellement privilégié le court, a insisté le directeur national Richard Descoux. Nous n’avons pas eu au cours de l’hiver des compétitions nationales éprouvantes au plan du relief et des intempéries». Se sachant condamné à la figuration sur l’effort long, Richard Descoux avait, dès l’an dernier à Marrakech, formulé son désir d’abandonner les 8 km chez les dames et les 12 chez les messieurs.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Kenyan Paul Tergat aura une belle occasion de marquer ce week-end le cross-country de son empreinte, sept ans après son prestigieux compatriote John Ngugi, en inscrivant lui aussi pour la 5e fois son nom au palmarès des Championnats du monde. Mais, pour Tergat, il s’agirait alors de couronnes consécutives, fait unique dans les annales. Cependant, le maître incontesté aura fort à faire tout au long des 12 km, dessinés au Barnett Demesne Park de Belfast, en raison de la présence de l’ambitieux capitaine d’armée Will Paul Kipselgich Koech, un homme (30 ans) rêvant d’un titre planétaire depuis son plus jeune âge vécu dans la Rift Valley. L’empoignade, dimanche, entre les deux coureurs africains constituera un des clous de la 27e édition de ce «Mondial». Le Marocain Salah Hissou ou encore l’ancien champion...