Après Godard (la semaine dernière), la parole est à Volker Schlöndorff. Cinéaste allemand bien connu, Schlöndorff a derrière lui une filmographie inégale mais importante. Il avait débuté dans le métier en assistant des réalisateurs comme Louis Malle, Jean-Pierre Melville ou Alain Resnais. Après son premier long métrage (et premier succès), Les désarrois de l’élève Törless en 1966, Schlöndorff a réalisé, entre autres, Le coup de grâce (76), Le tambour (78 – primé à Cannes) et, plus regrettablement, Le faussaire (81). Aujourd’hui, à 60 ans, Schlöndorff semble avoir quelques difficultés à monter de nouveaux projets. Il parle: «Hollywood s’est imposé comme site de production global (...): partout, aller au cinéma signifie le plus souvent aller voir un film américain. Cela s’explique sans aucun doute par le fait qu’en achetant un billet de cinéma, on n’achète pas l’accès à un film, mais l’accès au mode de vie américain pendant deux heures (...) La culture populaire américaine a trouvé un dénominateur commun à tous, gommant les spécificités trop fortes et pouvant ainsi se réexporter aisément dans le monde entier. L’attraction de cette «production mondiale», qui fait miroiter un monde fabuleux, est si forte que nous en oublions presque notre identité... Nous avons le souvenir d’une époque où tout cinéphile européen connaissait le dernier film de Bunuel, Bergman, Antonioni, Fellini, Truffaut, Wajda ou Godard (...) À la télévision, la tendance est la suivante: de moins en moins de films (de plus en plus souvent rediffusés), et toujours le même type de films (...) De fortes contraintes s’exercent pour nous faire adopter cette image de l’homme global, telle qu’elle se profile. L’uniformisation agit à tous les niveaux...». Nous consacrons bientôt un autre «gros plan» à Volker Schlöndorff.
Après Godard (la semaine dernière), la parole est à Volker Schlöndorff. Cinéaste allemand bien connu, Schlöndorff a derrière lui une filmographie inégale mais importante. Il avait débuté dans le métier en assistant des réalisateurs comme Louis Malle, Jean-Pierre Melville ou Alain Resnais. Après son premier long métrage (et premier succès), Les désarrois de l’élève Törless en 1966, Schlöndorff a réalisé, entre autres, Le coup de grâce (76), Le tambour (78 – primé à Cannes) et, plus regrettablement, Le faussaire (81). Aujourd’hui, à 60 ans, Schlöndorff semble avoir quelques difficultés à monter de nouveaux projets. Il parle: «Hollywood s’est imposé comme site de production global (...): partout, aller au cinéma signifie le plus souvent aller voir un film américain. Cela s’explique sans aucun doute...
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