La livre libanaise s’est stabilisée encore une fois à Beyrouth hier dans un marché calme et équilibré, quoique dominé toujours par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du dollar entre 1 502,00 et 1 514,00 LL respectivement, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. De leur côté, les établissements de crédit ont négocié le «billet vert» tout près de ce taux moyen, entre 1 508,50 et 1 509,50 LL, après un départ entre 1508,00 et 1510,00 LL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée aura atteint quelque huit millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place, sans aucune intervention de la BDL. Vulnérabilité du dollar à l’étranger À l’étranger, le dollar a fini par se déprécier face au yen, sur les marchés des changes internationaux alors qu’il avait débuté la journée en hausse sous l’effet de mises en garde des autorités nippones contre une trop forte appréciation de leur monnaie. Le yen avait commencé par se replier face au dollar hier, après de nouvelles déclarations du vice-ministre des Finances japonais Eisuke Sakakibara indiquant que les autorités nippones ne voulaient pas d’un yen fort, lançant un avertissement en direction des marchés pour la troisième fois en un mois. Ces mises en garde répétées avaient incité les cambistes à être de plus en plus prudents dans la crainte d’une éventuelle intervention de la Banque du Japon. Mais le yen s’est ensuite progressivement redressé tout en continuant à varier dans des marges étroites. Il a été soutenu par des rapatriements de capitaux à l’approche du 31 mars, fin de l’année fiscale au Japon. Il a bénéficié également d’un regain d’optimisme vis-à-vis de l’économie japonaise de la part de certains investisseurs, bien que pour l’instant les données économiques ne justifient pas encore ce sentiment. En l’absence de statistiques importantes, l’euro, qui avait suivi l’évolution du yen dans la matinée d’hier, est resté finalement stable. Il est parvenu à se soustraire aux influences néfastes des sanctions potentielles annoncées la veille par les États-Unis contre plus de 900 millions de dollars d’exportations européennes. Quant à la livre sterling, elle a profité du repli du dollar face au yen pour s’apprécier de concert avec la devise nippone contre les autres grandes monnaies. Elle est parvenue ainsi à surmonter les derniers chiffres sur l’inflation britannique plaidant en faveur d’un assouplissement du crédit par la Banque d’Angleterre lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 8 avril prochain. De plus, la forte baisse de Wall Street a nettement alimenté le repli du dollar qui s’est finalement négocié à New York, comme suit : – 1,0912 pour un euro contre 1,0910, la veille – 1,6375 pour un sterling contre 1,6285 – 1,7925 DM contre 1,7930 – 6,0115 FF contre 6,0130 – 1,4595 FS contre 1,4630 – 1774,55 lires contre 1776,20 – 117,95 yens contre 118,10 Bourse de Beyrouth : léger mieux Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a été soutenue hier, par la hausse des actions B de Solidere dans une proportion plus grande que la baisse des actions C de la Byblos Bank dans un marché autrement stable et calme sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,21 % à 81,11 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a diminué de 0,11 % à 190,18 points. Cette évolution s’est produite dans des volumes d’affaires très minces avec au total 40 487 actions échangées d’une valeur globale de 339 259 dollars. Wall Street : dégringolade de la cote Wall Street a trébuché hier, affectée qu’elle était par l’accès de faiblesse des valeurs de la haute technologie et de l’Internet qui ont enfoncé un peu plus la tendance que les autres valeurs industrielles classiques et les pétrolières qui se sont repliées sur des ventes bénéficiaires au lendemain de la flambée des prix du brut. Ainsi sur les 30 actions des grandes entreprises industrielles qui composent l’indice Dow Jones industrial average (DJIA), seules deux étaient en hausse timide. Toutes les autres étaient en repli assez prononcé. De plus, la hausse des carburants commence à jouer contre les ventes de voitures, et les actions des constructeurs automobiles étaient en effet, toutes en baisse, notamment General Motors, Ford et Daimler-Chrysler. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des industrielles a dégringolé d’un plus haut à 9 891,06 points à un plus bas à 9 684,32 points, avant d’afficher en pré clôture 9 690,04 points, en forte baisse de 200,19 points sur la veille. Chute des Bourses européennes avec le Dow Jones Les Bourses européennes ont chuté mardi, échaudées par le recul de Wall Street et craignant que le Dow Jones ne poursuive son repli s’il s’éloigne davantage du seuil fatidique des 10 000 points. Peu avant la clôture de l’ensemble des places européennes, vers 17h00 GMT, il perdait plus de 140 points à 9 750. La semaine, dernière, le Dow a franchi à trois reprises la barre des 10 000 points sans réussir à se maintenir à ce niveau. La chute de 2,3 % de Tokyo dans la matinée avait déjà sonné comme un signe avant-coureur de la baisse des marchés européens. À Paris le CAC 40 a clôturé en baisse de 2,8 %, le Xetra Dax des transactions électroniques de Francfort a laché 3,26 % et le FTSF 100 de Londres 1,5 %. Milan a cédé 1,58 %, Madrid 2,28 %, Bruxelles 2,32 %, Amsterdam 2,13 % et Zurich 1,96 %. «Cette incapacité à se maintenir au-dessus des 10 000 points pourrait peser sur les marchés boursiers», a expliqué un trader à Londres. «Plus le Dow Jones mettra du temps à franchir cette barre, plus l’inquiétude des marchés grandira». «Ces jours-ci, perdre d’un à deux pour cent n’est pas incongru. Wall Street nous fournit un bon prétexte pour faire baisser le marché, mais en réalité c’est l’intérêt pour les valeurs boursières qui fait défaut», a renchéri un autre trader. Du suivisme à la baisse Le recul du marché français s’explique en partie par la baisse de Vivendi et de France Telecom, mais le CAC a surtout suivi New York et Francfort. Vivendi, plus gros volume du jour, a fini sur une perte de 3,6 % dans 1,9 million de pièces, malgré le bon accueil réservé au rachat de l’américain US Filter. L’augmentation de capital et l’émission d’obligations convertibles annoncées par le groupe pèsent sur le titre, alors que de nombreux intermédiaires ont confirmé leur recommandation. France Telecom a lâché 4,39 % sous le coup de prises de bénéfices, Elf a abandonné 4,15 % pour les mêmes raisons, après une envolée de près d’environ 32 % depuis la mi-février. Autre vedette du jour, Alstom a en revanche bondi de 3,82 % dans un très gros volume de 3,9 millions de titres, après son accord avec le groupe helvético-suédois ABB qui donne naissance au no1 mondial de la production d’énergie (devant General Electric), avec une part de marché comprise entre 22 et 25 %. La chute de la place allemande s’est accélérée après le passage du Xetra Dax sous la barre psychologique des 5 000 points. Ce sont les valeurs bancaires qui ont le plus pesé sur Francfort, la Deutsche Bank ayant perdu plus de 4 % et la Dresdner Bank près de 4 %. Contre la tendance, Deutsche Telekom s’est adjugé 0,4 %. Dans la foulée des indices nationaux, les européens ont également lâché prise, le DJ Stoxx ayant cédé 1,76 %, le DJ Euro Stoxx 2,42 % et le FTSE Eurotop 300 1,83 %. Chute de Tokyo La Bourse de Tokyo a terminé mardi en retrait de 2,2 %, victime d’importantes prises de bénéfices après sa forte progression de la semaine précédente, a-t-on appris de source de marché. L’indice Nikkei 225 a cédé 359,68 points par rapport à son niveau de vendredi, pour revenir à 16 019,10 points. La Bourse de Tokyo était fermée lundi en raison du jour férié de l’équinoxe de printemps. «Les investisseurs ont récolté les bénéfices des transactions de la semaine dernière pour stabiliser le marché, c’est la seule raison à cette baisse», a dit Kazunori Jinnai, directeur adjoint de branche courtage de Daiwa Securities. L’indice quotidien moyen des 225 valeurs vedettes, qui avait affiché une hausse de 660,86 points (+4,2 %) sur la seule séance de vendredi, cédait 359,68 points pour terminer à 16 019,10. L’indice Topix affichait un repli de 6,05 points à 1 263,71. Le volume d’échanges s’est contracté à 827,25 millions de titres négociés contre 867,35 millions d’actions échangées au cours de la séance de vendredi. Les investisseurs craignent une surchauffe du marché après la flambée du Nikkei qui a repris 2 500 points ces six dernières semaines. «Il y a eu résistance à la hausse, après les gains excessifs des derniers jours», notait un analyste de Nikko Securities Kazue Mayuzumi. Les investisseurs étrangers ont continué à acheter, mais la séance a surtout été marquée par les ventes des institutionnels japonais qui cherchent à prendre leurs bénéfices avant le terme de l’exercice en cours (clos au 31 mars). Les bancaires cédaient elles aussi à la pression à la baisse après l’envolée des derniers jours, ont indiqué les courtiers, tout en limitant leurs pertes grâce aux achats étrangers. L’incapacité du Nikkei à franchir le seuil psychologique des 16 500 points a également incité les investisseurs à se concentrer sur des prises de bénéfices à l’approche du terme fiscal.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La livre libanaise s’est stabilisée encore une fois à Beyrouth hier dans un marché calme et équilibré, quoique dominé toujours par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du dollar entre 1 502,00 et 1 514,00 LL respectivement, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. De leur côté, les établissements de crédit ont négocié le «billet vert» tout près de ce taux moyen, entre 1 508,50 et 1 509,50 LL, après un départ entre 1508,00 et 1510,00 LL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée aura atteint quelque huit millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place, sans aucune intervention de...