Patrimoine Les ruines dans le Akkar : couvent ou archevêché ?
le 24 mars 1999 à 00h00
Les vestiges d’un édifice historique récemment découverts à Tikrit, dans le Akkar, ne seraient pas les ruines du vieux siège de l’archevêché grec-orthodoxe établi en 1640 à Rahbé mais celles du couvent Saint-Jean. C’est ce qu’a rapporté hier notre correspondant au Akkar, Michel Hallak, citant des propos du père Nayef Estephan, un prêtre grec-orthodoxe établi dans la région et historien de renom. Pour le père Estephan, le siège de l’archevêché grec-orthodoxe du Akkar se trouvait à Rahbé. Certains de ses murs d’enceinte en pierre blanche tiennent encore aujourd’hui ainsi que quelques arcades. Mais ces ruines sont aujourd’hui «encerclées» d’immeubles en béton et difficiles d’accès. Le siège de l’archevêché de Rahbé est mentionné à plusieurs reprises dans un livre publié il y a quelques années par le père Estephan, qui écrivait que le patriarche Makarios III avait séjourné deux semaines à Rahbé, en février 1649, et qu’il avait ensuite nommé trois ans plus tard, le 13 juin 1652, le père Nasser Homsy à la tête de l’évêché du Akkar. Il n’en reste pas moins que les vestiges découverts à Tikrit – et qui seraient donc les ruines du couvent Saint-Jean – continuent d’intriguer les habitants du Akkar. Mais il faudra encore attendre les résultats de l’expertise entreprise par l’expert Antoine Chédid de la direction générale des Antiquités. Ce dernier, rappelle-t-on, a été dépêché sur les lieux après la découverte des vestiges par des ouvriers qui construisaient un mur d’enceinte autour du cimetière de Tikrit.
Les vestiges d’un édifice historique récemment découverts à Tikrit, dans le Akkar, ne seraient pas les ruines du vieux siège de l’archevêché grec-orthodoxe établi en 1640 à Rahbé mais celles du couvent Saint-Jean. C’est ce qu’a rapporté hier notre correspondant au Akkar, Michel Hallak, citant des propos du père Nayef Estephan, un prêtre grec-orthodoxe établi dans la région et historien de renom. Pour le père Estephan, le siège de l’archevêché grec-orthodoxe du Akkar se trouvait à Rahbé. Certains de ses murs d’enceinte en pierre blanche tiennent encore aujourd’hui ainsi que quelques arcades. Mais ces ruines sont aujourd’hui «encerclées» d’immeubles en béton et difficiles d’accès. Le siège de l’archevêché de Rahbé est mentionné à plusieurs reprises dans un livre publié il y a...
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