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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Milan -San Remo Victoire du belge Andrei Tchmil(photos)

Le véteran Andrei Tchmil, 36 ans, a remporté son troisième succès dans une classique de Coupe du monde en s’imposant samedi dans Milan-San Remo, qui marque l’ouverture de la saison cycliste. Après avoir attaqué à 600 mètres de la ligne d’arrivée, le coureur d’origine russe naturalisé belge, de l’équipe Lotto, a résisté dans les derniers mètres au retour du peloton dont le sprint a été enlevé par l’Allemand Erik Zabel, qui avait remporté les deux dernières éditions de l’épreuve. Cette journée pleine de rebondissements avait débuté fort tôt pour les 32 coureurs qui durent subir dès 4h30 du matin des contrôles sanguins antidopage. Et si tous les membres des formations Once, Deutsche Telekom, Festina et Lotto ont pris le départ sans problème, ce réveil matinal n’a pas dû convenir à Laurent Jalabert, défaillant dans l’ascension de la Cipressa, au moment où la course entrait dans sa phase la plus vive. Les trois premiers échappés – l’Italien Marco Di Renzo, le Sud-Africain Robert Hunter et l’Espagnol Francisco Cerezo – furent alors repris par le peloton emmené par les favoris. Ce fut le moment choisi par l’Italien Marco Pantani, vainqueur des derniers tours d’Italie et de France, pour attaquer. Son compatriote Michele Bartoli, actuel leader du classement mondial, et l’Ukrainien Alexandre Gontchenkov furent les plus prompts à réagir alors que le jeune Belge de l’équipe Cofidis, Franck Vanderbroucke, perdait toute chance de l’emporter. Marco Pantani franchissait le sommet de la Cipressa avec une dizaine de secondes d’avance sur ses deux poursuivants rejoints par sept autres coureurs. Ce qui aurait pu être l’échappée de la victoire tourna court, les cyclistes ne parvenant pas à s’entendre. Ils étaient bientôt repris dans l’ascension du Poggio, ultime difficulté avant la descente sur San Remo. Dès lors, le sprint semblait inévitable. En l’absence de ses principaux rivaux dans cette spécialité, Erik Zabel – qui roulait avec une quarantaine de concurrents – pouvait croire en une troisième victoire consécutive. Mais c’était sans compter sur Andrei Tchmil. «À ce moment précis, j’ai regardé qui composait ce groupe. Et en voyant Zabel, je me suis dit qu’il fallait tenter quelque chose. Alors, j’ai attaqué», explique Andrei Tchmil. Déjà vainqueur de Paris-Roubaix en 1994 et de Paris-Tours en 1996, Andrei Tchmil allait ainsi chercher une nouvelle victoire de prestige, la troisième dans une épreuve de Coupe du monde, offrant ainsi à son pays d’adoption une première victoire dans le Milan-San Remo depuis dix-huit ans et la consécration de Fons de Wolf. Cela lui permettra de préparer tranquillement son prochain grand objectif : le tour des Flandres dont il a déjà pris la troisième place à trois reprises dans le passé. La très longue journée de Tchmil La journée du vainqueur de Milan-San Remo, le Belge Andrei Tchmil, a commencé samedi avant 5 heures du matin pour les besoins d’un contrôle sanguin qui a concerné au total trente-deux coureurs. «J’ai été réveillé à 4h55, j’ai cru d’abord que c’était un réveil qui sonnait par erreur», a déclaré Tchmil après sa victoire, près de douze heures plus tard. Le Belge s’est gardé toutefois de critiquer le principe des contrôles sanguins inopinés, qui doivent déterminer le taux d’hématocrites des coureurs. «Ce n’est pas cela qui est critiquable, a estimé Tchmil, même si un réveil aussi matinal n’est pas agréable. Ce qui me choque, c’est la façon dont cela s’est passé et le retard mis à connaître le résultat. Quand on va au départ, on ignore si l’on est autorisé à le prendre». L’UCI a expliqué que le résultat de ces examens avait été plus tardif qu’à l’habitude à cause des problèmes de circulation dans Milan. «Nous avons eu les résultats dix minutes après le départ de la course», a confirmé Enrico Carpani, chef de presse de l’UCI. À propos des horaires extrêmement matinaux qui ont provoqué le mécontentement de plusieurs coureurs, notamment de l’Allemand Erik Zabel, le vice-président de l’UCI, l’Italien Agostino Omini, a exprimé ses regrets. «Cela me paraît en effet anormal, a-t-il déclaré. Je vais faire mon possible pour que cela ne se reproduise plus à l’avenir». Quant aux flacons de prise de sang qui n’étaient pas clos réglementairement, le vice-président de l’UCI a affirmé qu’il y aurait une enquête à ce sujet. Le contrôle sanguin a concerné quatre équipes (Once, Lotto, Telekom, Festina), qui étaient logées dans le même hôtel situé dans les faubourgs de Milan. Tous leurs coureurs ont été déclarés «aptes». Par coïncidence, les deux premiers de la course, Tchmil et Zabel, figurent dans le lot des trente-deux coureurs contrôlés par ceux que le peloton appelle de façon évocatrice les «vampires». Ces prélèvements, institués depuis le début de la saison 1997, déterminent le taux d’hématocrites des coureurs. Au-delà d’un seuil de 50 pour cent, le licencié est déclaré «inapte» pour une durée minimale de quinze jours. Classement de la classique Voici le classement de la 90e classique cycliste Milan-San Remo courue samedi sur 294 km : 1. Andrei Tchmil (Bel) Lotto 6 heures 52’37’’ 2. Erik Zabel (All) Deutsche Telekom 3. Zbigniew Spruch (Pol) Lampre 4. Stefano Garzelli (Ita) Mercatone Uno 5. Lauri Aus (Est) Casino 6. Leon Van Bon (N-Z) Rabobank 7. Peter Van Petegem (Bel) TVM 8. Jo Planckaert (Bel) Lotto tous même temps.
Le véteran Andrei Tchmil, 36 ans, a remporté son troisième succès dans une classique de Coupe du monde en s’imposant samedi dans Milan-San Remo, qui marque l’ouverture de la saison cycliste. Après avoir attaqué à 600 mètres de la ligne d’arrivée, le coureur d’origine russe naturalisé belge, de l’équipe Lotto, a résisté dans les derniers mètres au retour du peloton dont le sprint a été enlevé par l’Allemand Erik Zabel, qui avait remporté les deux dernières éditions de l’épreuve. Cette journée pleine de rebondissements avait débuté fort tôt pour les 32 coureurs qui durent subir dès 4h30 du matin des contrôles sanguins antidopage. Et si tous les membres des formations Once, Deutsche Telekom, Festina et Lotto ont pris le départ sans problème, ce réveil matinal n’a pas dû convenir à Laurent...