De nos jours, pour ne pas paraître démodé, il faut suivre le courant et être dans le ton. Le bon, bien entendu. Aussi pour ne pas me démarquer des autres, d’autant plus que je ne revendique pas mon droit à la différence, je me suis mis au ... vert! Ce qui me convient d’autant mieux que ma mine, à défaut d’être grise, n’avait plus aucune couleur. Me voici donc vert, comme les écolos: aussi vert qu’un tendron, jusqu’à preuve du contraire. Mais surtout vert comme La Sagesse. Je ne parle pas de la vert-u à laquelle j’aspire et que je n’ai pas réussi à atteindre avec l’âge mais du club champion qui a réussi à me faire vivre, devant la télé, les moments les plus vert-ritablement exaltants de ces dernières semaines. Ceci dit, je ne suis pas le seul à le penser: les gosses de mon immeuble ont prouvé qu’ils étaient encore plus vert-satiles que moi puisqu’ils ont troqué leur ballon de foot pour celui de basket. Finie l’époque où les vertes couleurs du Brésil flottaient sur le voisinage: Ronaldo, voué aux oubliettes, doit en être vert de rage. Je vous le dis: c’est le monde à l’en-vert. Au risque de ver(t)ser dans la démagogie la plus primaire, j’en suis arrivé à envier tous les natifs du vert-seau, les résidents de Monte Verde et tous les poètes parce qu’ils s’expriment en vert. Aussi, pour ne pas me culpabiliser davantage, je ne bois plus à la bouteille mais dans un vert. Et l’an prochain, j’irai en Belgique, because Anvert et non pas, comme prévu, vert quelques lointaines Amériques. Je ne sais pas encore à quel point je vais être capable de réussir ma recon-vert-sion. Qui vivra, ver(t)ra. Quoiqu’il en soit, même si je dois finir nu comme un vert, je persisterai en-vert et contre tous. P.S. «Ailleurs l’herbe est plus verte» («The Grass is Greener» film de Stanley Donen avec Gary Grant, Robert Mitchum, Deborah Kerr et Jean Simmons).
De nos jours, pour ne pas paraître démodé, il faut suivre le courant et être dans le ton. Le bon, bien entendu. Aussi pour ne pas me démarquer des autres, d’autant plus que je ne revendique pas mon droit à la différence, je me suis mis au ... vert! Ce qui me convient d’autant mieux que ma mine, à défaut d’être grise, n’avait plus aucune couleur. Me voici donc vert, comme les écolos: aussi vert qu’un tendron, jusqu’à preuve du contraire. Mais surtout vert comme La Sagesse. Je ne parle pas de la vert-u à laquelle j’aspire et que je n’ai pas réussi à atteindre avec l’âge mais du club champion qui a réussi à me faire vivre, devant la télé, les moments les plus vert-ritablement exaltants de ces dernières semaines. Ceci dit, je ne suis pas le seul à le penser: les gosses de mon immeuble ont prouvé...
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