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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Milan-San Remo Bartoli étonne l'Italie

Michele Bartoli ne peut échapper à son destin. Inévitablement, le numéro un mondial part favori, samedi, de Milan-San Remo, la course qui fait d’ordinaire fantasmer les coureurs italiens. «Ce n’est pas un rêve, c’est une ambition», a corrigé Bartoli après sa victoire, mercredi, dans Tirreno-Adriatico. Les journalistes italiens qui se pressaient autour de lui se sont regardés, incrédules. Comment ce vrai champion de classiques, pouvait-il parler ainsi de la «classicissima», la course qui fascine aussi bien le public que les coureurs italiens ? «Si je plonge dans mes souvenirs d’enfance», a précisé alors le Toscan, «je me souviens du Tour des Flandres ou de Liège-Bastogne-Liège. En revanche, je n’ai pas d’images marquantes de la “San Remo”. Mais, bien sûr, c’est une course très importante et j’aimerais la gagner». À cette réserve près, tout désigne Bartoli pour être l’homme-clé de la «Primavera». Sa forme actuelle, qui a impressionné tous les témoins de Tirreno-Adriatico, son aptitude à démarrer dans les côtes, sa maturité enfin puisque ce coureur, aussi nerveux qu’un pur-sang, atteint sans doute le sommet de son art à l’âge de 28 ans. Atout supplémentaire et peut-être décisif, l’Italien bénéficie désormais du soutien de la première équipe mondiale. Sa venue chez Mapei avec plusieurs hommes de confiance (Bettini, Scinto, Tani), l’hiver dernier, modifie l’équilibre des forces dans les classiques. Les caprices de San Remo Au départ de Milan-San Remo, c’est une Dream Team qu’aligne le groupe italien. Avec un trio de soutien de toute première force (Museeuw, Peeters, Tafi) et un autre coureur «protégé», l’Italien Stefano Zanini, candidat crédible à la victoire en cas d’arrivée au sprint. Mapei, qui a dépassé mercredi le cap des 400 victoires, a enlevé toutes les grandes classiques. Sauf... Milan-San Remo. Autant dire que Bartoli se retrouve investi de lourdes responsabilités, dignes du numéro un mondial qu’il est devenu au cours de la saison 1998. «“La San Remo” est très difficile à maîtriser pour une équipe», soupire à l’avance son directeur sportif Serge Parsani. «La course peut se jouer bien avant le Poggio. Si tout se passe bien, Michele est un des coureurs qui peut démarrer dans le Poggio. Mais il n’est pas le seul dans ce cas». Au-delà de la prudence de son responsable, Bartoli sait aussi que rien n’est jamais acquis dans cette classique capricieuse. En 1992, son aîné Moreno Argentin avait fait apparemment le plus dur en basculant au sommet du Poggio avec quelques secondes d’avance. Mais, à sa grande stupéfaction, l’Italien avait vu revenir un diable irlandais, Sean Kelly, dans la descente. Démoralisé, il s’était incliné au sprint pour finir. Bartoli connaît l’histoire, lui qui partage quelques magnifiques lignes de palmarès (Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège) avec Argentin. Il lui reste maintenant à dépasser son maître sur la Via Roma, la ligne d’arrivée qui fait rêver tous les amateurs de cyclisme une fois l’an. Dopage (Italie) : Olano entendu par le juge de Bologne Le cycliste espagnol Abraham Olano (ONCE) a été entendu jeudi par les carabiniers de Bologne, dans le cadre de l’enquête menée par le juge du parquet de la ville, Giovanni Spinosa sur la distribution des produits dopants dangereux pour la santé publique. Olano a participé à la 34e édition de la course Tirreno-Adriatico, qui a pris fin mercredi à San Benedetto. Arrivé à bord d’une voiture de l’organisation accompagné de trois personnes, dont un interprète, Olano est resté durant deux heures environ chez les carabiniers. À sa sortie, l’Espagnol s’est refusé à toute déclaration. Son audition fait suite à celles d’autres coureurs interrogés aussi par les carabiniers dans le cadre de la même enquête. Tous ces coureurs ont en commun d’avoir été soignés par le médecin sportif italien Michele Ferrari, récemment mis en examen par le parquet de Bologne.
Michele Bartoli ne peut échapper à son destin. Inévitablement, le numéro un mondial part favori, samedi, de Milan-San Remo, la course qui fait d’ordinaire fantasmer les coureurs italiens. «Ce n’est pas un rêve, c’est une ambition», a corrigé Bartoli après sa victoire, mercredi, dans Tirreno-Adriatico. Les journalistes italiens qui se pressaient autour de lui se sont regardés, incrédules. Comment ce vrai champion de classiques, pouvait-il parler ainsi de la «classicissima», la course qui fascine aussi bien le public que les coureurs italiens ? «Si je plonge dans mes souvenirs d’enfance», a précisé alors le Toscan, «je me souviens du Tour des Flandres ou de Liège-Bastogne-Liège. En revanche, je n’ai pas d’images marquantes de la “San Remo”. Mais, bien sûr, c’est une course très importante et...