Situé à l’une des extrémités les plus méridionales de l’Europe, le Rocher de Gibraltar a été cédé par l’Espagne à la Grande-Bretagne en 1713, en vertu du traité d’Utrecht. Il prévoit que Londres peut posséder le territoire «pour toujours» mais que si la couronne devait renoncer à sa souveraineté, celle-ci reviendrait alors à l’Espagne. Lors d’un référendum, le 10 septembre 1967, 99 % des Gibraltariens se sont prononcés pour le maintien des liens avec la Grande-Bretagne et contre le rattachement à l’Espagne. Gibraltar, l’un des treize «territoires dépendants» du Royaume-Uni, a été déclaré en 1964 «territoire colonial» par les Nations unies. Depuis, l’Espagne ne cesse de le revendiquer, estimant qu’il s’agit d’une situation «anachronique». Selon Madrid, Gibraltar ne jouit pas d’espace aérien et d’eaux territoriales. Ce que Londres conteste. Madrid réclame aussi un territoire situé sur l’isthme qui relie le Rocher à l’Espagne, transformé en piste d’atterrissage par les Britanniques. La Constitution de 1969 (Gibraltar Constitution Order) institue un Parlement (House of Assembly) de quinze membres élus pour quatre ans et confie à un gouvernement local la gestion d’un grand nombre de secteurs, notamment les impôts, mais à l’exclusion des affaires de défense, de sécurité intérieure et diplomatique. Ces dernières sont placées sous la responsabilité d’un gouverneur nommé par la reine. Dans le préambule de la Constitution, Londres s’engage à ne restituer la souveraineté du territoire à un État tiers qu’avec l’accord «librement et démocratiquement exprimé» des Gibraltariens. En réaction à ce texte remettant en cause le traité d’Utrecht, le général Franco avait fermé la frontière entre l’Espagne et Gibraltar en juin 1969. Elle ne devait être rouverte que seize ans plus tard. Dans une déclaration signée à Lisbonne en 1980, Londres et Madrid avaient convenu de se rencontrer «pour résoudre le problème de Gibraltar». Mais cette initiative étant restée sans suite.
Situé à l’une des extrémités les plus méridionales de l’Europe, le Rocher de Gibraltar a été cédé par l’Espagne à la Grande-Bretagne en 1713, en vertu du traité d’Utrecht. Il prévoit que Londres peut posséder le territoire «pour toujours» mais que si la couronne devait renoncer à sa souveraineté, celle-ci reviendrait alors à l’Espagne. Lors d’un référendum, le 10 septembre 1967, 99 % des Gibraltariens se sont prononcés pour le maintien des liens avec la Grande-Bretagne et contre le rattachement à l’Espagne. Gibraltar, l’un des treize «territoires dépendants» du Royaume-Uni, a été déclaré en 1964 «territoire colonial» par les Nations unies. Depuis, l’Espagne ne cesse de le revendiquer, estimant qu’il s’agit d’une situation «anachronique». Selon Madrid, Gibraltar ne jouit pas...
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