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Actualités - Chronologie

Coupe de l'UEFA L'OM passe à l'italienne (photo)

L’Olympique de Marseille, en se qualifiant pour les demi-finales de la Coupe de l’UEFA contre le Celta Vigo (0-0), au prix d’une bataille défensive de tous les instants, a surtout démontré un sens élevé de la solidarité et du sacrifice, des atouts précieux pour sa délicate fin de saison. Face à la vivacité et à la pression incessante des Galiciens, les Marseillais ont fait preuve de courage pour préserver le but d’avance acquis à l’aller (2-1), à l’image d’une défense centrale Blanc-Issa impeccable, mais aussi de joueurs d’habitude plus portés vers les chevauchées offensives, comme Pires et Dugarry, qui sont allés «au charbon» sans rechigner. «On doit avoir les moyens de ses ambitions et quand on n’est pas en jambes, il faut savoir résister», a analysé Laurent Blanc. «Les circonstances du match ont fait qu’on ne pouvait pas jouer autrement». Cette qualification «à l’italienne» démontre que l’OM version 98-99, quand son fond de jeu laisse à désirer, dispose des ressources morales et de l’expérience indispensable au niveau européen. En comparaison, le Celta Vigo, qui en est quasiment à ses débuts sur la scène continentale, a développé un jeu souvent brillant, mais dénué de réalisme à l’approche du but. Un constat souvent réservé par le passé aux équipes françaises... «Dans sa physionomie, le match a été gagné par le Celta Vigo», a reconnu l’entraîneur olympien. «Mais, ajoute Rolland Courbis, la qualification, nous sommes allés la chercher avec nos tripes, notre solidarité et l’amitié qui anime ce groupe. Nous avons eu la réussite qu’ont souvent les équipes combatives». « Impact psychologique » Avoir surmonté l’obstacle espagnol est de bon augure pour la fin de la saison. Florian Maurice a insisté à la sortie des vestiaires sur «l’impact psychologique» d’un tel match. «Même si physiquement, le match de Vigo laissera peut-être des traces, nous ne sommes pas atteints moralement, au contraire», a insisté Courbis. Ce qui n’est sans doute pas le cas du principal adversaire de Marseille en championnat, Bordeaux, qui a sombré à Parme (6-0). Dès lors, la confiance des Girondins, constatée depuis leur nette victoire sur l’OM en janvier face à l’OM (4-1), pourrait changer de camp. Il n’en demeure pas moins qu’à Vigo, tout ne fut pas parfait. Courbis a admis que son équipe n’avait pas su «construire le jeu». Les Marseillais, qui clamaient avant le match leur intention de marquer un but en Espagne, en profitant de contres, ne se sont créé aucune véritable occasion, si ce n’est en fin de rencontre quand les Espagnols se sont découverts pour tenter d’emporter la décision. L’OM, en se qualifiant pour la quatrième demi-finale européenne de son histoire, la première en C3, reste cependant la seule équipe française encore en course dans une compétition continentale. Ce n’est sans doute pas le seul fait du hasard. Les nerfs de Porato Le gardien de l’Olympique de Marseille, Stéphane Porato, a prouvé qu’il avait digéré sa bourde de l’aller qui avait coûté un but à domicile à l’OM. Porato, très concentré, a durant tout le match soulagé sa défense par des sorties aériennes très sûres, alors que les Espagnols s’assuraient la maîtrise de l’entrejeu. Sans avoir eu de très nombreuses interventions à négocier, il l’a fait très efficacement. Ainsi, à la 27e minute, quand Karpin centrait un ballon perdu par Dugarry sur son aile gauche, il fermait parfaitement son angle sur la frappe puissante de Penev qu’il détournait en corner. Le portier marseillais, à qui son entraîneur Rolland Courbis avait rendu hommage avant le match, louant sa force de caractère et sa maturité, allait, en début de seconde mi-temps, encore sauver son équipe, qui, après avoir annoncé son intention de marquer un but, ne s’est pas procuré une seule occasion. Il bloquait en deux temps une frappe de Mostovoï. Et lorsqu’en fin de match, les Galiciens, poussés par le public, se ruaient à l’attaque pour tenter d’inscrire le but qui les qualifierait, ils trouvaient encore Porato, dont le calme contrastait avec la fébrilité de ses partenaires. Le portier olympien bloquait parfaitement à l’entrée des arrêts de jeu une frappe enroulée sur coup franc de Mostovoï, se couchant parfaitement à son poteau droit. Après la 26 e journée du Championnat de France à Sochaux, Courbis estimait que c’était Porato qui avait ramené à Marseille le point du match nul (0-0). À Vigo, les Phocéens doivent une fière chandelle à Porato : leur qualification pour la demi-finale de la Coupe de l’UEFA. «Il fallait que je me rachète un peu du match aller. C’est une étape de ma jeune carrière», a déclaré Porato à la fin de la rencontre. L’Atletico surprend la Roma L’Atletico Madrid s’est logiquement qualifié pour les demi-finales aux dépens de la Roma à l’issue d’un match disputé devant 65 000 spectateurs, où l’arbitrage a été vivement contesté par les joueurs italiens. Vainqueur à l’aller 2-1 sur son terrain, l’Atletico a encaissé à la 32 e minute un but de Marco Delvecchio sur une passe du capitaine Francesco Totti, quatre minutes seulement après l’exclusion de Pierre Wome pour jeu irrégulier par l’arbitre néerlandais Mario Van der Ende. Face à des Italiens amoindris, puisqu’ils n’étaient plus que 10 sur le terrain, les joueurs espagnols se sont rachetés à la 57 e minute sur une superbe reprise de volée dans les 18 m de Carlos Aguilera sur un centre croisé de la gauche de l’Italien de Madrid, Michele Serena. Le carré de supporteurs madrilènes a alors laissé explosé sa joie sous l’œil toujours impassible de l’entraîneur romain Zdenek Zeman, qui voyait ainsi pratiquement la qualification échapper à son équipe. Malgré un sursaut après le but égalisateur des Espagnols et un nouveau but refusé à Delvecchio pour une faute sur un défenseur, la Roma, qui avait placé tous ses espoirs sur la Coupe UEFA pour sauver une saison décevante en championnat, n’avait plus les moyens de refaire son retard. Elle a été crucifiée à la 89e minute par Roberto, qui a glissé le ballon entre les jambes du gardien romain Antonio Chimenti, tandis que Totti a été exclu dans les arrêts de jeu, la Roma jouant ainsi la dernière minute du match à neuf.
L’Olympique de Marseille, en se qualifiant pour les demi-finales de la Coupe de l’UEFA contre le Celta Vigo (0-0), au prix d’une bataille défensive de tous les instants, a surtout démontré un sens élevé de la solidarité et du sacrifice, des atouts précieux pour sa délicate fin de saison. Face à la vivacité et à la pression incessante des Galiciens, les Marseillais ont fait preuve de courage pour préserver le but d’avance acquis à l’aller (2-1), à l’image d’une défense centrale Blanc-Issa impeccable, mais aussi de joueurs d’habitude plus portés vers les chevauchées offensives, comme Pires et Dugarry, qui sont allés «au charbon» sans rechigner. «On doit avoir les moyens de ses ambitions et quand on n’est pas en jambes, il faut savoir résister», a analysé Laurent Blanc. «Les circonstances du match...