Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

NBA Les Detroit Pistons se ressaisissent

Il est encore trop tôt pour parler de renaissance, mais les Pistons de Detroit font à nouveau parler d’eux en bien en NBA. Après deux saisons difficiles, la franchise star de la NBA à la fin des années 80, sixième seulement de la division centrale l’an dernier, retrouve le goût du sang. La principale raison se nomme Grant Hill, qui, longtemps critiqué pour sa nonchalance, assume enfin son statut de leader à 26 ans. Celui que l’on appelait le Scottie Pippen du pauvre s’est installé parmi les dix meilleurs scoreurs de la Ligue et porte à bout de bras son équipe, retrouvant peu à peu l’esprit des défunts bad boys. Le nouveau Grant Hill a récemment reçu un appel du pied, ou plutôt un appel de détresse, des Chicago Bulls en pleine dérive. Mais l’intéressé a immédiatement repoussé l’offre, préférant rester à Detroit pour y apporter la contradiction à tous ses détracteurs. Car, après cinq saisons passées à jouer les équipiers modèles, dans l’ombre de l’historique Joe Dumars, Grant Hill fait désormais entendre le son de sa voix. Très décrié aussi par ses pairs pour son extrême discrétion pendant les négociations salariales qui ont marqué le lock-out, l’ancien double champion universitaire avec Duke répond en tournant à 54 % de réussite aux shoots. Stakhanoviste des parquets (40 minutes en moyenne par match depuis trois ans), il veut revoir le soleil des play-offs. «Je suis motivé, affamé de jeu et il n’est surtout plus question de perdre mon temps», a prévenu le nouveau boss des Pistons. Cadences infernales Pour cause de lock-out, le calendrier a été sérieusement comprimé, «proposant» 50 matches en 90 jours. Les cadences sont donc parfois infernales, à l’image de ce que vivent par exemple les Minnesota Timberwolves depuis le début du mois et jusqu’à samedi prochain. Onze matches en 16 jours, dont huit en déplacement disputés dans trois régions différentes de la côte Ouest. Avec au programme des balades entre Minneapolis et Vancouver (2 300 km) ou encore un transfert de Minneapolis à San Francisco (2 600 km), on atteint le chiffre effarant de 15 700 km. Avec, sur la totalité de la saison, un match joué toutes les 42 heures en moyenne, même les plus costauds y laissent des plumes. L’Association des médecins sportifs professionnels a d’ailleurs officiellement fait part de ses inquiétudes à propos des risques encourus cette année par les joueurs NBA. L’inimitable Charles Barkley (Houston) en a rajouté une couche dans son style très personnel: «Je ne peux plus disputer trois matches trois soirs d’affilée. Ce serait comme faire l’amour trois fois en trois nuits, ça ne me dit rien!». La liste des blessés commence en tout cas à sérieusement s’allonger. Ainsi les New Jersey Nets ont perdu coup sur coup Sam Cassel et Eric Murdock, leurs deux meneurs de jeu, tandis que Charlotte voyait Glenn Rice partir à l’infirmerie pour trois semaines avant de laisser la place à Anthony Mason, hors course pour la saison. De vrais coups durs pour ces franchises déjà régulièrement mises en difficulté sur le parquet. Voilà pourquoi des équipes plus concernées par les play-offs telles que les Knicks mettent régulièrement au repos lors des matches à l’extérieur leur vieux pivot Pat Ewing. Il est vrai que les New-Yorkais avaient été très vite échaudés en voyant Latrell Sprewell, recruté à grands frais pendant l’intersaison, se blesser lui aussi dès les premiers échanges. Plus malheureux encore, les Los Angeles Clippers sont devenus l’une des plus faibles franchises de l’histoire de la NBA. Dernière du championnat, la seconde équipe de la métropole californienne a attendu sa 18e rencontre avant de connaître le goût de la victoire (106-92 contre Sacramento). Avec 17 défaites consécutives au compteur, les Clippers ont donc égalé le sinistre record établi il y a onze ans par les Miami Heat.
Il est encore trop tôt pour parler de renaissance, mais les Pistons de Detroit font à nouveau parler d’eux en bien en NBA. Après deux saisons difficiles, la franchise star de la NBA à la fin des années 80, sixième seulement de la division centrale l’an dernier, retrouve le goût du sang. La principale raison se nomme Grant Hill, qui, longtemps critiqué pour sa nonchalance, assume enfin son statut de leader à 26 ans. Celui que l’on appelait le Scottie Pippen du pauvre s’est installé parmi les dix meilleurs scoreurs de la Ligue et porte à bout de bras son équipe, retrouvant peu à peu l’esprit des défunts bad boys. Le nouveau Grant Hill a récemment reçu un appel du pied, ou plutôt un appel de détresse, des Chicago Bulls en pleine dérive. Mais l’intéressé a immédiatement repoussé l’offre, préférant...