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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : contraction de l'offre du dollar

Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites, en ce début de semaine à Beyrouth, sur un marché calme et toujours dominé par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 502,00 LL et 1 514,00 LL, est parvenue donc à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis déjà trois mois. Quant aux établissements de crédit, ils ont négocié le dollar hier légèrement au-dessus de ce taux indicatif, consécutivement à la contraction de l’offre à ce niveau. Il a dû, en effet, osciller tantôt entre 1 509,00 et 1 511,00 LL et tantôt entre 1 510,00 et 1 511,00 LL, dans un marché équilibré de lui-même mais peu actif avec un chiffre d’affaires de quelque huit millions de dollars entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place. Remontée du yen À l’étranger, le yen a nettement progressé face au dollar hier, sur les marchés des changes internationaux, soutenu par une bonne performance de la Bourse de Tokyo et sous l’effet de rapatriements de capitaux nippons à l’approche de la fin de l’année fiscale au Japon le 31 mars. L’appréciation de la devise japonaise face au dollar s’explique aussi par l’annonce hier d’un bond de 72,2 % de l’excédent de la balance des comptes courants du Japon en janvier par rapport à la période correspondante de 1998, phénomène ne justifiant guère le moindre affaiblissement du yen, malgré les propos attribués hier au vice-ministre japonais des Finances, Eisuke Sakakibara, estimant qu’un yen fort n’est pas souhaitable. Quant à la monnaie unique européenne, elle a continué de bénéficier de l’effet de soulagement provoqué la semaine dernière sur les marchés par la démission du ministre allemand des Finances, Oskar Lafontaine. Cela d’autant que le ministre allemand de l’Économie, Werner Mueller, venait d’appeler hier à une réduction du taux d’imposition des sociétés en Allemagne à la veille de la présentation de la réforme fiscale 2000 par le gouvernement de Bonn. De son côté, le sterling a souffert hier des ventes bénéficiaires, après que les marchés eurent largement anticipé la semaine dernière l’effet du budget britannique présenté par le chancelier de l’Échiqier, Gordon Brown. Pourtant, les fluctuations à la baisse du dollar face au yen et à l’euro ainsi que sa hausse contre le sterling ne devaient pas prendre beaucoup de dimension. Les cambistes semblent attendre les nouveaux chiffres américains dans les prochains jours (production industrielle, mises en chantier de logement, prix à la consommation…) mais aussi le baromètre de l’institut allemand de conjoncture IFO. C’est ainsi qu’à New York, le dollar devait se négocier sur un ton mitigé comme suit : – 1,0938 pour un euro contre 1,0910, vendredi dernier – 1,6235 pour un sterling contre 1,6315 – 1,7880 DM contre 1,7940 – 5,9975 FF contre 6,0170 – 1,4647 FS contre 1,4640 – 1770,35 lires contre 1776,20 – 117,55 yen contre 118,80. Bourse de Beyrouth : légèrement faible Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est ressentie en cette première séance de la semaine de la baisse des actions Rymco et de Bou Khalil Markets dans une proportion plus grande que la hausse des actions de la Banque Audi et d’Uniceramic, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a diminué de 0,07 % à 81,36 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a augmenté de 0,21 % à 190,99 points. Cette évolution s’est produite hier dans un volume d’affaires relativement mince, ne dépassant pas quelque 30 898 actions échangées d’une valeur globale de 284 422 dollars. Wall Street : nouveau record À Wall Street et après une certaine hésitation au cours des premiers échanges, le marché s’est franchement orienté à la hausse après l’ouverture, avançant à grands pas vers le seuil historique des 10 000 points. La grande vigueur de l’économie américaine conjuguée à une faible inflation continue d’œuvrer en faveurs des placements en actifs américains. Toutefois, les craintes de prochains revers sont venues parfois interrompre le mouvement ascensionnel de la cote à la faveur de ventes bénéficiaires à la veille de la publication de nouvelles statistiques américaines . En effet, l’indice Dow Jones des 39 vedettes industrielles a oscillé entre un plus bas à 9 862,48 points et un plus haut à 9 960,44 points, avant d’afficher en préclôture 9 954,05 points, en hausse de 77,70 points par rapport au vendredi dernier. Volatilité des Bourses européennes Les Bourses européennes ont terminé sur une note mitigée lundi, l’euphorie à la suite de la démission choc du ministre allemand des Finances s’étant calmée tandis que le Dow Jones hésitait devant la barre des 10 000 points. À la Bourse de Paris par exemple, la séance s’est avérée volatile et peu active, les investisseurs se contentant de suivre Wall Street dans l’après-midi. «Le marché est coiffé sous les 4 200 points et on ne devrait pas franchir ce seuil tant que Wall Street n’aura pas atteint les 10 000 points», commentait un intervenant. L’indice CAC-40 a fini sur un gain de 0,24 %. Les valeurs de l’automobile se sont bien comportées, stimulées par les rumeurs toujours vivaces concernant une alliance entre Renault et Nissan. Renault a reculé de 1,2 % car les investisseurs, plutôt circonspects, attendent de connaître les modalités d’un éventuel rapprochement. Mais le compartiment des télécommunications a subi le contrecoup de la décision du groupe allemand de services publics Veba de vendre à des investisseurs institutionnels, avec une décote importante, les 10,2 % qu’il détenait dans le capital du britannique Cable & Wireless. Cable & Wireless, deuxième opérateur britannique de télécommunications, a chuté de 9,63 % à Londres, contribuant au recul de 1,20 % de l’indice FTSE-100. Aux bancaires, la BNP a perdu 2,5 % et la Société générale et Paribas sont restées quasiment stables à la veille de la décision des autorités boursières françaises concernant la double OPE de la BNP sur les deux établissements. Le compartiment bancaire a tenu également les feux de la rampe à Milan, au début d’une semaine considérée comme cruciale pour une fusion éventuelle de la Comit, qui pourrait se marier avec Banca di Roma au lieu d’Unicredito comme certains l’avaient espéré. À Madrid aussi, les bancaires ont mené la tendance sur des spéculations de nouvelles fusions. Francisco Gonzalez, président d’Argentaria, a notamment déclaré samedi que sa banque étudiait diverses options dans la mouvance de restructuration du secteur. L’euphorie après Lafontaine retombe L’euphorie des marchés après la démission d’Oskar Lafontaine, qui avait permis à la Bourse de Francfort de bondir de 5,13 % vendredi, s’est atténuée. L’indice Xetra-Dax des échanges électroniques n’a gagné que 0,24 % en l’absence de suivi acheteur. «L’euphorie après Lafontaine a été de courte durée», a constaté Richard Batty, de HSBC Securities. Parmi les indices paneuropéens, le Dow Jones STOXX a perdu 0,41 %, le FTSE Eurotop-300 0,61 % et le MSCI Pan-Euro 0,53 %, mais le Dow Jones Euro STOXX des valeurs vedettes de la zone euro a avancé de 0,23 %. Madrid a gagné 0,26 %, Amsterdam 0,38 %, Bruxelles 0,73 % et Milan 1,46 %, tandis que les valeurs helvétiques abandonnaient 0,14 %. Les Bourses européennes sont demeurées en baisse pendant le plus clair de la séance, mais à l’exception de Londres, elles ont repris des couleurs en fin de séance, à la faveur de la plus grande fermeté affichée par Wall Street. À la clôture en Europe, le Dow gagnait 68 points à 9 944. L’indice américain a ensuite inscrit un nouveau record à 9 559,88. Tokyo : en hausse La Bourse de Tokyo a repris lundi sa marche en avant et terminé sur un gain de 1,9 %, grâce à un mouvement de chasse aux bonnes affaires et à la présence active sur le marché des investisseurs étrangers. En dépit d’une ouverture en baisse, l’indice Nikkei a gagné 290,74 points, pour finir à 15 779,60 points. L’indice élargi Topix a gagné 15,57 points à 1 211,18 points. 741 millions de titres ont été échangés, contre 670 millions de titres vendredi. L’indice Nikkei «est parti en baisse peu après l’ouverture en réaction aux fortes hausses de la semaine passée et au renchérissement du yen», a indiqué Tatsuo Kurokawa de Nomura Securities. «Les valeurs liées à l’exportation se sont affaiblies, alors que le yen s’échangeait au niveau des 118 yens pour un dollar», a-t-il ajouté. À 14h00 locales (05h00 GMT), le dollar s’échangeait en recul à 118,74-76 yens contre 119,26-28 yens en fin de matinée et 118,70 yens vendredi à New York. «Le mouvement à la vente a également touché les banques et les compagnies d’assurances qui menaient récemment le marché». L’indice Nikkei est reparti à la hausse en fin de matinée, «les investisseurs profitant des bonnes affaires». «Les investisseurs étrangers qui, récemment, ont soutenu le marché ont également contribué à la hausse». Les investisseurs ont accueilli favorablement les informations selon lesquelles le gouvernement japonais prévoirait de réviser à la hausse ses prévisions économiques pour mars pour la première fois en trois mois alors que la détérioration de plusieurs indicateurs s’est interrompue.
Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites, en ce début de semaine à Beyrouth, sur un marché calme et toujours dominé par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 502,00 LL et 1 514,00 LL, est parvenue donc à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis déjà trois mois. Quant aux établissements de crédit, ils ont négocié le dollar hier légèrement au-dessus de ce taux indicatif, consécutivement à la contraction de l’offre à ce niveau. Il a dû, en effet, osciller tantôt entre 1 509,00 et 1 511,00 LL et tantôt entre 1 510,00 et 1 511,00 LL, dans un marché équilibré de lui-même mais peu actif avec un chiffre d’affaires de quelque huit millions de dollars...