Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Secrets - Violence et commerce illégal en Russie Scientologie suspecte

Les services secrets russes (FSB, ex-KGB) surveillent de près les activités de l’Église de scientologie, soupçonnée de porter atteinte aux droits de ses adeptes, au besoin par la violence, et de se livrer à des activités commerciales illégales. Le patriarche de l’Église orthodoxe Alexis II s’est félicité cette semaine des perquisitions récemment effectuées dans quatre des locaux de l’Église de scientologie à Moscou, estimant qu’elles permettraient de «savoir ce que ces sectes inspirent aux gens: la bonté, la paix ou la confusion et le mal». Les scientologues sont poursuivis par le parquet de Moscou au titre des articles 171 sur les activités commerciales et 239 sur les organisations religieuses et sociales. Ce dernier article vise les organisations qui «font usage de violence contre les personnes, portent atteinte à leur santé, les incitent à la désobéissance civile ou à commettre des actes illégaux». Les personnes reconnues coupables risquent de deux à trois ans de prison et des amendes. Selon les médias, les scientologues russes pourraient en outre avoir à répondre de l’accusation encore plus grave d’espionnage au profit d’un pays étranger. Le service de presse du FSB, interrogé par l’AFP, s’est cependant refusé à tout commentaire sur cette dernière accusation. 15 000 dossiers «Ce n’est qu’une rumeur pour nous discréditer», a pour sa part affirmé le porte-parole du Centre humanitaire Ron Hubbard de Moscou, Alexeï Dantchenkov. Il a, au contraire, fait valoir que «les scientologues ont même participé à des activités contre la CIA aux États-Unis». «Nous payons nos impôts et nos employés n’ont commis aucun crime», a ajouté ce responsable. Le FSB, qui a mené ses perquisitions conjointement avec le fisc, a découvert chez les scientologues quelque 15 000 dossiers d’adhérents dont une partie a été confisquée. «La majorité de ces dossiers ne contiennent que l’adresse, le téléphone et l’intitulé des cours que nos membres ont fréquentés», assure M. Dantchenkov. «Certains dossiers contiennent les confidences» d’adhérents sur leur vie, ajoute-t-il. Un ancien membre de l’Église de scientologie a affirmé sous couvert de l’anonymat avoir rassemblé pendant plusieurs mois sur l’ordre de la direction du mouvement «des informations sur ceux qui critiquent la scientologie, journalistes et prêtres en particulier». Selon lui, «l’Église de scientologie n’est pas un mouvement religieux et il est organisé de façon militaire», les activités des membres étant strictement limitées à l’approfondissement de la doctrine de Ron Hubbard. «Les dénonciations de membres les uns contre les autres sont une pratique courante», ajoute-t-il. Les activités de cette organisation font l’objet en Allemagne d’une surveillance des services de renseignements et le gouvernement de ce pays considère que l’Église de scientologie utilise «des méthodes quasi totalitaires». L’enquête contre l’Église de scientologie en Russie a été ouverte en avril dernier. «Cela correspond à un désir d’instaurer dans le pays une idéologie unique, la religion orthodoxe», a affirmé M. Dantchenkov, assurant que les ouvrages de Ron Hubbard étaient interdits par le KGB à l’époque soviétique. «Certains responsables orthodoxes ont des liens très étroits avec le pouvoir actuel», assure-t-il.
Les services secrets russes (FSB, ex-KGB) surveillent de près les activités de l’Église de scientologie, soupçonnée de porter atteinte aux droits de ses adeptes, au besoin par la violence, et de se livrer à des activités commerciales illégales. Le patriarche de l’Église orthodoxe Alexis II s’est félicité cette semaine des perquisitions récemment effectuées dans quatre des locaux de l’Église de scientologie à Moscou, estimant qu’elles permettraient de «savoir ce que ces sectes inspirent aux gens: la bonté, la paix ou la confusion et le mal». Les scientologues sont poursuivis par le parquet de Moscou au titre des articles 171 sur les activités commerciales et 239 sur les organisations religieuses et sociales. Ce dernier article vise les organisations qui «font usage de violence contre les personnes,...