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Actualités - Chronologie

Deux scénarios pour l'Otan : des troupes ou des bombes

L’Otan assure être prête pour deux scénarios au Kosovo: soit envoyer une force de paix multinationale de 26 000 hommes, que Belgrade refuse jusqu’à présent, soit déclencher une campagne progressive de bombardements aériens pour obliger le président yougoslave Slobodan Milosevic à accepter des troupes. Au siège de l’Alliance à Bruxelles, les avis sont partagés. Certains diplomates et militaires sont persuadés que l’attitude actuelle du président yougoslave ne vise qu’à faire monter les enchères pour obtenir un maximum de contreparties (notamment un accès aux institutions financières internationales) à un déploiement de troupes étrangères au Kosovo. D’autres sont plus pessimistes. Slobodan Milosevic ira jusqu’à l’affrontement, estiment-ils. Pour une attaque de l’Otan, qui se ferait sans mandat explicite de l’Onu, Belgrade doit cependant être déclarée au préalable unique responsable d’un échec des négociations de paix. Dans l’hypothèse d’un accord politique garanti militairement, l’Otan juge nécessaire d’envoyer, pour des raisons de sécurité et pour assurer la séparation et le désarmement des belligérants, au moins 26 000 hommes au Kosovo, dotés de chars et d’artillerie. Cette force, appelée KFOR et ouverte à une participation de la Russie et à d’autres pays non-membres de l’Otan, serait dirigée par le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Wesley Clark. La Grande-Bretagne a promis 6 000 hommes, l’Allemagne 5 500, la France 4 500, les États-Unis 4 000, l’Italie 2 500, l’Espagne 1 200, le Canada entre 700 et 800, les Pays-Bas 700, la Grèce 500, la Belgique 380, le Portugal environ 300, le Danemark 180 et la République tchèque une centaine. 12 pays non-membres de l’Otan pourraient y être associés: la Suède et la Finlande ont proposé ensemble 600 à 700 hommes, la Roumanie 250, l’Ukraine un hôpital de campagne et des unités d’infanterie et la Slovaquie 40 hommes du génie. La Slovénie, la Bulgarie, l’Autriche, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie et l’Azerbaïdjan ont aussi fait part d’un intérêt pour participer.
L’Otan assure être prête pour deux scénarios au Kosovo: soit envoyer une force de paix multinationale de 26 000 hommes, que Belgrade refuse jusqu’à présent, soit déclencher une campagne progressive de bombardements aériens pour obliger le président yougoslave Slobodan Milosevic à accepter des troupes. Au siège de l’Alliance à Bruxelles, les avis sont partagés. Certains diplomates et militaires sont persuadés que l’attitude actuelle du président yougoslave ne vise qu’à faire monter les enchères pour obtenir un maximum de contreparties (notamment un accès aux institutions financières internationales) à un déploiement de troupes étrangères au Kosovo. D’autres sont plus pessimistes. Slobodan Milosevic ira jusqu’à l’affrontement, estiment-ils. Pour une attaque de l’Otan, qui se ferait sans mandat...