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Actualités - Biographies

Jasenovac, l'Auschwitz croate

Le camp de concentration de Jasenovac durant la Seconde Guerre mondiale, connu depuis comme l’Auschwitz croate, dont l’ex-commandant Dinko Sakic comparaît en justice lundi à Zagreb, est le symbole de la terreur du régime oustachi. Des dizaines de milliers de Serbes, juifs, Tziganes et Croates antifascistes sont morts à Jasenovac, exterminés, ou victimes de la faim, de la maladie et du froid. Le bilan demeure un objet de polémique : 50 000 selon les chiffres croates retenus par l’acte d’accusation, 700 000 selon le chiffre officiel yougoslave, 500 000 d’après le Centre Simon Wiesenthal de Jérusalem. Ce camp, à 120 km au sud-est de Zagreb, au confluent de la Sava et de la Una, près de la frontière bosniaque, était un ancien complexe industriel. Son histoire suit celle de la proclamation le 10 avril 1941 de l’État oustachi, allié du IIIe Reich. Son chef Ante Pavelic souhaitait un État «ethniquement pur». Il ordonne la création de plusieurs camps de concentration, dont Jasenovac. En août 1941, les premiers groupes de Serbes et de juifs y sont déportés. Un portail en fer forgé forme l’entrée du camp, au-dessus duquel est écrit «Services de travail de la défense oustachie, centre de tri numéro 3», selon des images d’archives. Au fur et à mesure de la guerre, des dizaines de milliers de déportés continuent à affluer à pied ou en train dans le camp, où des affiches vantent le «travail, l’ordre et la discipline». Lorsque Hitler ordonne en 1942 la solution finale, un crématorium commence à fonctionner à Jasenovac, remplaçant des fours à briques. Devant l’imminence de la capitulation de l’Allemagne nazie, des oustachis déterrent les corps dans les charniers pour les brûler et détruisent les six baraques du camp à l’explosif. Démantelé le 2 mai 1945 par les partisans du maréchal Tito, le camp, dont il ne reste aucun vestige, a été transformé en mémorial, avec, au milieu de la plaine, un énorme monument de béton symbolisant une rose à quatre pétales.
Le camp de concentration de Jasenovac durant la Seconde Guerre mondiale, connu depuis comme l’Auschwitz croate, dont l’ex-commandant Dinko Sakic comparaît en justice lundi à Zagreb, est le symbole de la terreur du régime oustachi. Des dizaines de milliers de Serbes, juifs, Tziganes et Croates antifascistes sont morts à Jasenovac, exterminés, ou victimes de la faim, de la maladie et du froid. Le bilan demeure un objet de polémique : 50 000 selon les chiffres croates retenus par l’acte d’accusation, 700 000 selon le chiffre officiel yougoslave, 500 000 d’après le Centre Simon Wiesenthal de Jérusalem. Ce camp, à 120 km au sud-est de Zagreb, au confluent de la Sava et de la Una, près de la frontière bosniaque, était un ancien complexe industriel. Son histoire suit celle de la proclamation le 10 avril 1941 de l’État...