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Actualités - Discours

Bahrein Le nouvel émir poursuivra la politique de son père

Le nouvel émir de Bahrein, cheikh Hamad ben Issa al-Khalifa, s’est engagé à poursuivre la ligne tracée par son père et déclaré qu’il se montrerait ferme à l’égard de ses «ennemis». L’émir a tenu ces propos dans son premier discours télévisé à la nation depuis son investiture le 6 mars, lorsqu’il a succédé à son père, cheikh Issa ben Salmane al-Khalifa, qui dirigeait le pays depuis l’indépendance en 1971 et qui est décédé d’une crise cardiaque. «Nous poursuivrons la ligne tracée par (l’ancien émir) en gardant la main tendue vers tous ceux qui veulent le bien de Bahrein, à l’intérieur comme à l’extérieur, mais nous défendrons Bahrein et nous empêcherons toute atteinte avec la même détermination et la même volonté, quels que soient les sacrifices», a-t-il dit. Le nouvel émir n’a fait aucune allusion directe au conflit territorial avec Qatar, qui revendique des îlots du Golfe contrôlés par Bahrein. Cheikh Hamad est perçu par des diplomates à Manama comme partisan d’une ligne dure pour régler le conflit territorial avec Qatar, qui est actuellement porté devant la Cour internationale de justice de La Haye. L’émir a par ailleurs assuré qu’il poursuivrait la politique de son père en «ne faisant aucune discrimination entre les fils d’un même peuple, indépendamment de leurs origines ou de leur confession, et ne jugera que la sincérité de leur appartenance nationale». Cheikh Hamad faisait allusion aux chiites, principaux animateurs des troubles qui secouent l’archipel depuis 1994 et ont fait au moins 38 morts. Ils réclament le rétablissement du Parlement, dissous en 1975 par l’ancien émir. L’opposition bahreinie en exil avait appelé cheikh Hamad à «ouvrir une nouvelle page» pour régler la crise à travers une solution politique. L’émir a, à ce propos, fait une allusion à un possible élargissement des pouvoirs du Conseil consultatif, une instance désignée créée en 1992 et formée de 30 membres. «La société bahreinie possède beaucoup de potentialités (...) sur lesquelles nous pouvons compter pour un développement politique, administratif et économique afin d’enrichir nos traditions de choura (consultation)», a-t-il dit. Cheikh Khalifa a par ailleurs rendu un vibrant hommage au Premier ministre, son oncle cheikh Khalifa ben Salmane al-Khalifa, «dans le service de la nation, l’édification de l’État et la direction du gouvernement», laissant entendre qu’il le maintiendrait à ce poste. Des diplomates avaient fait État d’une relation conflictuelle entre cheikh Khalifa, alors qu’il était encore prince héritier, et son oncle. Cheikh Hamad a en outre appelé «la nouvelle génération à assumer son rôle et se préparer à assumer ses responsabilités, à commencer par le prince héritier», son fils aîné, cheikh Salmane Ben Hamad ben Issa al-Khalifa, 29 ans, qui a été nommé mardi à ce poste. Le nouvel émir a tenu à rendre hommage aux forces armées bahreinies, soulignant dans le même temps qu’elles faisaient «partie intégrante des forces du Conseil de coopération du Golfe (CCG)». Cheikh Hamad, 49 ans, a joué un rôle de premier plan dans le développement des forces armées, qui comptent aujourd’hui 11 000 hommes.
Le nouvel émir de Bahrein, cheikh Hamad ben Issa al-Khalifa, s’est engagé à poursuivre la ligne tracée par son père et déclaré qu’il se montrerait ferme à l’égard de ses «ennemis». L’émir a tenu ces propos dans son premier discours télévisé à la nation depuis son investiture le 6 mars, lorsqu’il a succédé à son père, cheikh Issa ben Salmane al-Khalifa, qui dirigeait le pays depuis l’indépendance en 1971 et qui est décédé d’une crise cardiaque. «Nous poursuivrons la ligne tracée par (l’ancien émir) en gardant la main tendue vers tous ceux qui veulent le bien de Bahrein, à l’intérieur comme à l’extérieur, mais nous défendrons Bahrein et nous empêcherons toute atteinte avec la même détermination et la même volonté, quels que soient les sacrifices», a-t-il dit. Le nouvel émir n’a...