Sur le thème “Hommage à Boutros Dib”, le Mouvement culturel d’Antélias a organisé hier une rencontre pour commémorer le souvenir du disparu, en présence de nombreuses personnalités religieuses, politiques et diplomatiques. Après une brève introduction prononcée par le président du Mouvement culturel d’Antélias, Mounir Salamé, le ministre d’État à la Réforme administrative Hassan Chalak devait prendre la parole pour rappeler les qualités «de celui qui a imprégné de sa forte personnalité la diplomatie libanaise quand il était ambassadeur, l’enseignement universitaire quand il était professeur et l’administration quand il était directeur général du ministère de l’Orientation, de l’Information et du Tourisme, puis directeur général de la présidence de la République». L’ancien ministre Ghassan Tuéni, quant à lui, a parlé de Boutros Dib le diplomate. M. Tuéni a rappelé le temps de ce qu’il a appelé la «grande diplomatie» libanaise, celui des noms prestigieux tels «Ahmed Daouk, Youssef Salem, Charles Malek, Youssef Saouda, Takieddine Solh, Camille Chamoun, Khalil Takieddine, Charles Hélou, Georges Naccache, Kesrouan Labaki et Gebran Tuéni». Il a ensuite énuméré les qualités de franchise et de droiture de celui dont il a affirmé «qu’il n’était né que pour être diplomate» et rappelé les divers postes diplomatiques occupés par M. Dib dont «l’Unesco en 1970, le Vatican en 1976, Paris, qu’il a quitté en 1983 pour devenir recteur de l’Université libanaise». Quant à M. Samir Frangié, il a rappelé que «bien que né en Syrie, Boutros Dib a aimé le Liban plus profondément et plus sincèrement que beaucoup de Libanais» et il a mis en relief son rôle de conciliateur entre les deux parties en conflit lors des événements de 1958. M. Frangié a également souligné le caractère déterminé du disparu qui, peu avant son décès, parlait de la nécessité de «reprendre en main notre destinée et faisait des projets, avec l’archevêque de Beyrouth Mgr Boulos Matar, pour la fondation d’un institut d’études diplomatiques». De son côté, l’ancien recteur de l’Université libanaise, Mohammed Majzoub, a déclaré que M. Dib «ignorait le pessimisme et n’avait jamais craint pour l’existence du Liban».
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