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Actualités - Chronologie

Presse - Influence en profondeur sur les médias People : 25 ans

People et ses 36 millions de lecteurs viennent de célébrer le 25e anniversaire d’un hebdomadaire qui est l’un des plus gros succès de presse et a influencé en profondeur les médias. Emanation de la page consacrée aux potins sur les célébrités du très sérieux magazine Time, People et ses rejetons, People Espanol et Teen People pour les jeunes, procurent aujourd’hui un milliard de dollars de revenus annuels au groupe Time Inc. Près de la moitié des ventes se fait au numéro, une rareté dans la presse magazine américaine vendue essentiellement sur abonnement, et constitue donc «un vote hebdomadaire», selon Cutler Durkee, un des rédacteurs en chef de People. «“People” apporte secrètement une contribution à la culture (...) car il a un aspect lisse et coloré, mais c’est une forme d’hypocrisie inversée : c’est bien meilleur que ça n’en a l’air», commentait T. George Harris, ancien responsable des bureaux de Time Inc. à Chicago et San Francisco, aujourd’hui professeur de journalisme à l’université de Californie du Sud à San Diego. L’actrice américaine Mia Farrow ornait la couverture du premier numéro, et celle du dernier numéro spécial de 336 pages en kiosque la semaine dernière est un composite résumant 81 614 pages, où figurent Diana, Bill Gates, Jackie Onassis ou Michael Jordan. «L’idée de départ était plutôt simple, mais cela n’avait jamais été fait : prenons au sérieux la culture populaire», explique M. Durkee. «D’un côté, on avait les tabloïdes, qui recyclaient du matériel fourni par les attachés de presse des célébrités ou fouillaient les poubelles de Hollywood, d’un autre la presse dite sérieuse», renchérit David Krajicek, spécialiste de la presse populaire à l’école de journalisme de l’université Columbia à New York. Cher et Ford «Personne n’écrivait sur (la chanteuse et actrice) Cher comme s’il s’agissait de la compagnie automobile Ford, (...) en utilisant les mêmes standards journalistiques et en vérifiant scrupuleusement toutes les informations», précise M. Durkee. «Je crois que “People” a tout simplement révolutionné le concept de l’information aux États-Unis», affirme M. Krajicek. «La couverture du sport, par exemple, a été changée pour toujours : “People” a été le premier à raconter ce que faisaient les joueurs de basket hors du court», ajoute-t-il. Le magazine «a forcé les autres supports à faire du journalisme moins pompeux», renchérit M. Harris, citant en exemple la «remarquable couverture» de l’activité littéraire. Selon M. Durkee, une des principales raisons du succès de «People», qui fut rentable dès sa deuxième année, est que «seule la moitié (du contenu) est consacrée aux célébrités». «L’intérêt humain est un leitmotiv du journalisme américain, mais cela n’était pas mis en pratique», ajoute-t-il. People n’a à ce jour pas d’équivalent : «Coca-Cola a Pepsi et McDonald a Burger King, mais la seule tentative de concurrence est venue du groupe “New York Times” avec “Us”, qui est très loin d’avoir le même succès», précise M. Durkee. «La formule est simple (...) mais elle coûte cher», explique-t-il, rappelant que People emploie plus de 260 personnes et que la vérification minutieuse des faits alourdit les coûts. Et le succès de la recette n’est pas toujours prévisible, même pour le comité éditorial de People. Si l’édition spéciale sur la mort de Diana a battu tous les records de vente avec presque 5,2 millions d’exemplaires, un autre numéro portant la princesse de Galles en couverture est dans les dix fiascos commerciaux du magazine.
People et ses 36 millions de lecteurs viennent de célébrer le 25e anniversaire d’un hebdomadaire qui est l’un des plus gros succès de presse et a influencé en profondeur les médias. Emanation de la page consacrée aux potins sur les célébrités du très sérieux magazine Time, People et ses rejetons, People Espanol et Teen People pour les jeunes, procurent aujourd’hui un milliard de dollars de revenus annuels au groupe Time Inc. Près de la moitié des ventes se fait au numéro, une rareté dans la presse magazine américaine vendue essentiellement sur abonnement, et constitue donc «un vote hebdomadaire», selon Cutler Durkee, un des rédacteurs en chef de People. «“People” apporte secrètement une contribution à la culture (...) car il a un aspect lisse et coloré, mais c’est une forme d’hypocrisie inversée :...