Ecologie Déchets toxiques : le dossier n'est pas clos
le 09 mars 1999 à 00h00
Dans un communiqué de presse distribué hier, l’organisation Greenpeace a indiqué que, interrogé par deux de ses membres Ghassan Géara et Fouad Hamdane au sujet des déchets toxiques inportés d’Italie en 1987, le procureur général près la Cour de cassation Adnan Addoum a affirmé que ce dossier n’est pas encore clos. Il a ajouté qu’il était prêt à inviter l’ambassade d’Italie à retourner ces déchets à leur pays d’origine et à procéder à une décontamination des zones polluées. Au cours de l’entrevue qui a eu lieu au Palais de justice, MM. Géara et Hamdane ont informé M. Addoum des lacunes existant dans le dernier acte d’accusation établi par M. Saïd Mirza, juge d’instruction. En effet, ont-ils fait valoir, cet acte d’accusation mentionne un rapport d’expertise établi par la société française Burgeap affirmant que des échantillons de terre et d’eau prélevés à Zouk Mosbeh, Chnaniir, au port de Beyrouth et dans la vallée de Halate, étaient exempts de toute «substance dangereuse ou toxique». Or, selon le communiqué de Greenpeace qui détient une copie de ce rapport, la société Burgeap avait assuré exactement le contraire en affirmant qu’«il existe de fortes présomptions que des déchets toxiques aient été déchargés à Chnaniir, à partir de la zone centrale et en direction de la vallée … Il est donc recommandé de procéder à des recherches en aval de ce site», ce qui n’a jamais été fait. Selon le rapport Burgeap, l’analyse des échantillons prélevés à Zouk Mosbeh a révélé une pollution à base de substances toxiques chlorinées et de métaux lourds et, encore une fois, les recherches n’ont pas été poussées plus loin, comme le recommandait le rapport d’expertise. M. Ghassan Géara, responsable des campagnes de Greenpeace au Liban, a déploré le fait que «M. Mirza ait ignoré de telles évidences scientifiques et ce, malgré tous les rapports d’expertise soumis par Greenpeace. Ces rapports indiquaient que des échantillons prélevés par Greenpeace dans deux sites différents de la carrière de Chnaniir recelaient un mélange de produits polluants identique à celui des déchets toxiques exportés par la société italienne Jelly Wax vers le Liban en 1987».
Dans un communiqué de presse distribué hier, l’organisation Greenpeace a indiqué que, interrogé par deux de ses membres Ghassan Géara et Fouad Hamdane au sujet des déchets toxiques inportés d’Italie en 1987, le procureur général près la Cour de cassation Adnan Addoum a affirmé que ce dossier n’est pas encore clos. Il a ajouté qu’il était prêt à inviter l’ambassade d’Italie à retourner ces déchets à leur pays d’origine et à procéder à une décontamination des zones polluées. Au cours de l’entrevue qui a eu lieu au Palais de justice, MM. Géara et Hamdane ont informé M. Addoum des lacunes existant dans le dernier acte d’accusation établi par M. Saïd Mirza, juge d’instruction. En effet, ont-ils fait valoir, cet acte d’accusation mentionne un rapport d’expertise établi par la société...
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