La Pologne crée l'un des plus grands groupes pétroliers d'Europe
le 21 mai 1999 à 00h00
Les deux géants de la production et de la distribution de produits pétroliers polonais ont fusionné jeudi pour mieux se défendre avant la levée en 2001 des barrières douanières dans cette branche, étape obligée de la marche vers l’Union européenne. Le groupe, Polski Koncern Naftowy (PKN), résulte de la fusion de deux anciens monopoles d’État, la raffinerie de Plock (centre de la Pologne) et le distributeur de carburants Centrala Produktow Naftowych (CPN). Cette fusion donne naissance au plus grand groupe polonais qui va dominer largement le marché du pétrole dans le pays. Il produira les deux tiers des carburants consommés en Pologne et assurera à lui seul presque la moitié de la distribution au détail. La raffinerie de Plock traite 12 millions de tonnes de brut par an, soit plus de 70 % du total. La Pologne veut ainsi se préparer à la levée, à partir du 1er janvier 2001, des taxes douanières sur les produits pétroliers, prévue par les accords avec l’Union européenne mais déjà reportée plusieurs fois. Varsovie craint une concurrence féroce de la part de raffineries allemandes situées près de la frontière (Leuna et Schwedt) et les importations massives de Suède (Preem) et de Norvège (Statoil). Conformément au programme de privatisation du pétrole polonais, jusqu’à 45 % de ce nouveau groupe devront entrer en novembre à la Bourse de Londres et celle de Varsovie par le biais d’une offre publique. Les syndicats de CPN ont cependant protesté contre cette fusion. Leurs actions risquent de retarder le calendrier, estiment les analystes. Au vu de la valeur estimée des deux compagnies, les salariés de CPN (6 200 personnes) recevront une action de PKN en échange d’une seule action du groupe. Les 5 800 salariés de Plock se verront en revanche attribuer huit actions de PKN. Les syndicats de CPN, Solidarité et l’OPZZ (ex-communiste) réclament la parité d’1 action CPN contre 4 actions du groupe et exigent l’annulation de la fusion qui, dans les faits, revient à une absorption de CPN par Plock. Les dirigeants du nouveau groupe devront d’autre part procéder à une réduction importante des effectifs. Officieusement, on parle de 2 000 licenciements et suppressions d’emplois à CPN et 1 000 départs à Plock. Le succès ou l’échec de la restructuration à venir influera considérablement sur les conditions de son entrée en Bourse. Selon les toutes premières estimations, le groupe pétrolier vaudrait «au moins une douzaine de milliards de dollars», indique l’agence Pap.
Les deux géants de la production et de la distribution de produits pétroliers polonais ont fusionné jeudi pour mieux se défendre avant la levée en 2001 des barrières douanières dans cette branche, étape obligée de la marche vers l’Union européenne. Le groupe, Polski Koncern Naftowy (PKN), résulte de la fusion de deux anciens monopoles d’État, la raffinerie de Plock (centre de la Pologne) et le distributeur de carburants Centrala Produktow Naftowych (CPN). Cette fusion donne naissance au plus grand groupe polonais qui va dominer largement le marché du pétrole dans le pays. Il produira les deux tiers des carburants consommés en Pologne et assurera à lui seul presque la moitié de la distribution au détail. La raffinerie de Plock traite 12 millions de tonnes de brut par an, soit plus de 70 % du total. La Pologne veut...
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