M. Akram Soukariyé, travaillant au sein de la division sociale, de santé et de l’environnement du Programme des Nations unies pour le développement rural, explique que «les ateliers ambulants permettront aux adolescents d’acquérir au bout de six mois un certificat d’études techniques». Ces ateliers visiteront quatre villages différents. La prochaine étape, en juin, sera Arsale. Dans les quatre villages, l’atelier effectuera deux étapes, de trois mois chacune. M. Soukariyé indique que «parmi les quarante enfants suivant la formation professionnelle, treize souffrent de maladie». «J’ai remarqué qu’ils n’étaient pas en pleine forme quand ils ont entamé les cours en mars dernier», dit-il en soulignant que «c’est pour cette raison que j’ai fait appel à un médecin». Le coût des ateliers ambulants s’élève à environ vingt-deux mille dollars, dépensés en matériel, en salaire (pour quatre enseignants), en fournitures diverses, et en argent de poche aux adolescents qui suivent les cours. En effet, chaque jeune garçon encaisse soixante mille livres par mois. M. Tamer Fadel, ingénieur en mécanique automobile, est responsable de l’un des ateliers. Originaire de Ras Baalbeck, M. Fadel, qui est récemment rentré de l’étranger, a ouvert un garage dans son village natal, il dispense aussi des cours dans une école technique de la région. Proche des élèves qui suivent les cours de l’atelier ambulant, M. Fadel ne tient pas seulement un carnet de note où il évalue le progrès de chaque adolescent, il connaît aussi leurs histoires personnelles et leurs déboires financiers. «Ils ont quitté l’école parce que ces élèves ont besoin de cours pratiques pour pouvoir assimiler les données», indique l’enseignant. «De plus, ils n’ont jamais été encouragés à faire des études». «Dans cet atelier, ils ont la chance d’apprendre les notions essentielles de la mécanique; les garagistes qui les emploient ne leur apprendront jamais le métier», dit-il. Certains de ses élèves n’ont pas changé de vêtement depuis le premier jour de la formation ou n’ont pas les moyens de payer 500 livres pour les frais du transport quotidien afin d’assister aux cours. D’autres fabulent sur le passé de leurs parents en racontant qu’ils étaient de grands propriétaires terriens ou des commerçants avant de faire faillite. Cependant, leurs familles ont toujours manqué de moyens financiers. L’un de ses élèves, le plus doué en mécanique, va souvent au Liban-Sud pour participer aux opérations du Hezbollah. Les quarante adolescents qui suivent des cours en mécanique et en électricité sont tous obligés de travailler pour contribuer aux dépenses familiales.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats M. Akram Soukariyé, travaillant au sein de la division sociale, de santé et de l’environnement du Programme des Nations unies pour le développement rural, explique que «les ateliers ambulants permettront aux adolescents d’acquérir au bout de six mois un certificat d’études techniques». Ces ateliers visiteront quatre villages différents. La prochaine étape, en juin, sera Arsale. Dans les quatre villages, l’atelier effectuera deux étapes, de trois mois chacune. M. Soukariyé indique que «parmi les quarante enfants suivant la formation professionnelle, treize souffrent de maladie». «J’ai remarqué qu’ils n’étaient pas en pleine forme quand ils ont entamé les cours en mars dernier», dit-il en soulignant que «c’est pour cette raison que j’ai fait appel à un médecin». Le coût des ateliers ambulants...