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Actualités - Chronologie

Iran-Chypre Rumeurs d'attentat contre Kyprianou à Téhéran, Nicosie dément

La presse iranienne a fait état mardi d’un attentat à Téhéran contre le président du Parlement chypriote Spyros Kyprianou lundi, mais les autorités chypriotes ont démenti. Le journal Jomhouri-islami a rapporté mardi qu’une bombe avait explosé lundi, sans faire de blessés, alors que le cortège de M. Kyprianou pénétrait dans l’enceinte de l’ambassade de Chypre à Téhéran. Plusieurs personnes ont été arrêtées à la suite de cet attentat et l’une d’elles a avoué des «liens avec les services secrets turcs», précisait le journal proche des milieux intégristes, sans préciser le type ni la puissance de l’engin explosif. Un autre quotidien, Jahan-e-Islam, réformateur et proche du gouvernement, a fait état du même incident, affirmant que l’engin explosif avait été lancé par deux personnes circulant à bord d’une voiture de marque sud-coréenne. Un témoin oculaire aurait alors alerté la police, permettant l’arrestation de ces personnes, dont le journal ne donne ni l’identité ni la nationalité. Aucune autre information de source officielle iranienne n’a été diffusée sur cet attentat. Le directeur général du ministère chypriote des Affaires étrangères, Andréas Pirichis, a «démenti la version» de la presse iranienne. Selon lui, «trois ou quatre individus ont essayé de pénétrer dimanche dans l’enceinte de la résidence de l’ambassadeur de Chypre à Téhéran, mais n’ont pas pu le faire». «Ils ont molesté le gardien, ils ont jeté, avant de s’enfuir, un objet qui pourrait être un explosif mais qui n’a pas explosé, sa nature reste à déterminer par la police», a ajouté M. Pirishis. L’incident n’a aucun lien avec la visite de M. Kyprianou, a poursuivi M. Pirichis selon lequel l’ambassadeur recevait à l’aéroport le chef du Parlement chypriote au moment de l’incident. «L’ambassade a reçu il y a plusieurs jours des menaces anonymes et s’était vue réclamer une somme de 300 000 dollars, elle en a fait part à la police qui a renforcé la garde de la résidence de l’ambassadeur», a encore déclaré M. Pirichis. M. Kyprianou, 67 ans, ancien président chypriote (1977-88), avait mené une médiation en Yougoslavie en avril pour tenter d’obtenir la libération de trois soldats américains faits prisonniers par l’armée serbe. Il est arrivé dimanche soir en Iran pour une visite de plusieurs jours. Chypre est divisée en deux secteurs, turc au Nord et grec au Sud, depuis l’intervention militaire turque dans le Nord en 1974, en réponse à un coup d’État des nationalistes grecs à Nicosie qui visait à rattacher l’île à la Grèce. La Turquie maintient depuis quelque 35 000 troupes dans le nord de l’île où une République turque de Chypre du Nord (RTCN, reconnue uniquement par Ankara) a été autoproclamée en 1983. L’incident rapporté par la presse iranienne survient alors que les relations entre Téhéran et Ankara se sont crispées depuis plusieurs semaines à la suite de l’affaire de la députée turque Merve Kavakci, qui a provoqué un scandale en se présentant au Parlement avec un foulard islamique. Plusieurs manifestations de soutien à la députée islamiste ont été organisées en Iran, tandis que les dirigeants turcs ont à plusieurs reprises accusé l’Iran de soutenir l’islamisme en Turquie. L’ambassadeur d’Iran à Ankara a été convoqué par deux fois au ministère turc des Affaires étrangères à la suite de déclarations jugées «inadmissibles» de responsables iraniens ou de manisfestations en Iran de soutien à Mme Kavakci. Téhéran a de son côté élevé des protestations formelles après des déclarations de responsables turcs, notamment le Premier ministre Bülent Ecevit, qui ont accusé l’Iran de chercher à exporter l’idéologie islamiste. Les deux pays avaient normalisé leurs relations l’année dernière, après une crise diplomatique provoquée par des déclarations de diplomates iraniens, favorables au mouvement islamiste en Turquie.
La presse iranienne a fait état mardi d’un attentat à Téhéran contre le président du Parlement chypriote Spyros Kyprianou lundi, mais les autorités chypriotes ont démenti. Le journal Jomhouri-islami a rapporté mardi qu’une bombe avait explosé lundi, sans faire de blessés, alors que le cortège de M. Kyprianou pénétrait dans l’enceinte de l’ambassade de Chypre à Téhéran. Plusieurs personnes ont été arrêtées à la suite de cet attentat et l’une d’elles a avoué des «liens avec les services secrets turcs», précisait le journal proche des milieux intégristes, sans préciser le type ni la puissance de l’engin explosif. Un autre quotidien, Jahan-e-Islam, réformateur et proche du gouvernement, a fait état du même incident, affirmant que l’engin explosif avait été lancé par deux personnes circulant à...