De nouveaux renforts américains et britanniques sont attendus dans le dispositif aérien mobilisé pour l’opération Force alliée en Yougoslavie, qui dépasse maintenant le millier d’aéronefs, avions et hélicoptères, disséminés en Europe. Depuis le début du conflit le 24 mars, l’Otan n’a perdu que deux pilotes d’hélicoptères Apache dans un accident et très peu d’appareils : en Yougoslavie un F-117 furtif américain (le 28 mars), un F-16 américain (2 mai) et 7 drones (avions sans pilote), en Adriatique un AV8B Harrier américain (1er mai), et en Albanie deux AH-64 Apache (le 26 avril et 5 mai). Côté yougoslave (322 avions et 74 hélicoptères militaires), l’Otan assure avoir détruit une centaine d’aéronefs, dont 12 MIG-29, des MIG-21 et des hélicoptères. Le nombre d’avions alliés mobilisés pour la guerre a triplé depuis fin mars. Ils sont surtout déployés sur des porte-avions en Adriatique et sur des bases aériennes en Italie, Allemagne, Grande-Bretagne, Hongrie et Turquie. 18 avions A-10 et 24 F/A-18D américains et 12 Tornado britanniques sont attendus dans les jours à venir, respectivement en Italie et en Corse (France). Avec ces renforts, le nombre d’avions atteindra le millier. Toute la panoplie aérienne est représentée : bombardiers furtifs F-117A, B-52 à long rayon d’action, bombardiers furtifs B-2 — qui ont connu leur baptême du feu en Yougoslavie —, bombardiers stratégiques B-1, A-10A Thunderbolt dits tueurs de chars, chasseurs F-15, F-16, Mirage, Jaguar, Super Étendard, Tornado, Harrier à décollage vertical, avions de guerre électronique EA-6B Prowler et de reconnaissance, avions-radar Awacs, avions ravitailleurs, avions de transport... Selon leur version, les avions de combat sont équipés de missiles de croisière (longue portée), de missiles d’attaque au sol ou de défense aérienne, d’engins spécialisés dans la destruction de radars, de bombes guidées au laser, au graphite (destinées à neutraliser la diffusion d’électricité), à fragmentation et classiques. Les États-Unis ont fourni plus de 600 avions, la France 57 avions de combat (Mirage 2000 C, 2000 D, Jaguar, Mirage F1-CR), la Grande-Bretagne, une quarantaine de combat (Tornado et Harrier), le Canada et l’Espagne, des CF-18, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, l’Italie, le Portugal, la Turquie et la Norvège, des F-16. La vingtaine d’Apache américains déployés en Albanie fin avril n’a pas encore été utilisée. Treize pays de l’Otan sur les 19 membres participent aux opérations aériennes : États-Unis, Canada, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Belgique, Portugal, Espagne, Turquie, Pays-Bas, Danemark et Norvège. Les six pays non impliqués dans les raids sont la Grèce, pour raisons politiques, l’Islande, dépourvue d’armée, le Luxembourg, la Pologne, la République tchèque et la Hongrie, les trois derniers pays à avoir rejoint l’Otan et non équipés pour une mission aérienne alliée.
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