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Actualités - Reportages

Etats-Unis : vers un atterrissage en douceur

Les États-Unis devraient connaître un atterrissage économique en douceur entre 1999 et 2000, après plusieurs années de forte expansion sans inflation, selon le rapport de l’OCDE qui souligne toutefois les risques de chute des marchés d’actions. «Tout bien considéré, la croissance économique devrait progressivement revenir de 3,6% en 1999 à 2% l’an prochain», selon l’OCDE. «La poursuite de la croissance aux taux actuels pourrait conduire à une surchauffe, mais avec une inflation toujours basse et un ralentissement attendu de l’activité, il n’y a pas de pressions immédiates pour changer l’orientation actuelle de la politique monétaire», indique l’OCDE, au moment où les marchés financiers commencent à anticiper une hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine. La consommation intérieure devrait certes rester dynamique, expliquant la poursuite de l’expansion dans les mois qui viennent, mais «les dépenses des ménages pourraient quelque peu s’affaiblir d’ici à la fin de l’année», estime l’OCDE. «Ce ralentissement devrait s’accentuer en 2000 en raison du durcissement attendu de la politique budgétaire» et «du tassement de la croissance de la demande sur l’investissement privé», selon le rapport. La politique budgétaire américaine devrait se faire un peu plus restrictive avec une réduction des dépenses publiques en 2000 selon les prévisions budgétaires actuelles, note l’OCDE. Elle souligne que la dette nette des administrations publiques devrait être ramenée de 41 % du PIB à 37 % en l’an 2000. Selon ce schéma, le taux de chômage américain devrait légèrement remonter à 4,4 % de la population active en 2000 contre 4,2 % en 1999. En conséquence, la progression des prix intérieurs devrait s’atténuer et la hausse des importations ralentir. Parallèlement, les exportations pourraient s’améliorer avec un raffermissement des marchés étrangers. Ceci ne devrait toutefois pas empêcher la balance courante de se creuser pour atteindre 3,5 % du PIB en 1999 et 2000, les importations continuant de dépasser largement les exportations. Par ailleurs, «la menace d’une chute des cours boursiers est toujours présente», souligne le rapport. Les investisseurs pourraient se faire moins optimistes sur les marchés d’actions en anticipant un ralentissement dans la progression des bénéfices des entreprises. En effet, «malgré une nette amélioration du côté de l’offre, il ne paraît pas possible que les gains des entreprises en termes réels continuent de s’accroître indéfiniment à un taux annuel proche de 10 %», comme cela a été le cas pendant les années 1990. La progression des gains des entreprises américaines s’est d’ailleurs déjà nettement ralentie en 1998, souligne le rapport. Pour l’heure, le rapport entre les cours des actions et les bénéfices des sociétés continue de montrer une anticipation de forte croissance des bénéfices de la part des investisseurs. Mais plusieurs éléments pourraient précipiter un changement d’attitude des gestionnaires vis-à-vis de la Bourse, dont une dégradation de la situation internationale ou une hausse des taux d’intérêt du fait d’une recrudescence de l’inflation intérieure, estime l’OCDE.
Les États-Unis devraient connaître un atterrissage économique en douceur entre 1999 et 2000, après plusieurs années de forte expansion sans inflation, selon le rapport de l’OCDE qui souligne toutefois les risques de chute des marchés d’actions. «Tout bien considéré, la croissance économique devrait progressivement revenir de 3,6% en 1999 à 2% l’an prochain», selon l’OCDE. «La poursuite de la croissance aux taux actuels pourrait conduire à une surchauffe, mais avec une inflation toujours basse et un ralentissement attendu de l’activité, il n’y a pas de pressions immédiates pour changer l’orientation actuelle de la politique monétaire», indique l’OCDE, au moment où les marchés financiers commencent à anticiper une hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine. La consommation...