Ron Dennis n’aime que la victoire. L’homme qui a révolutionné McLaren au début des années 1980, qui a toujours voulu ce qu’il y a de «mieux» au plan humain et technique, n’a pas changé. Au contraire. Son souci de la perfection est devenu encore plus aiguisé face à la menace de la concurrence, de Ferrari en particulier. Aussi, après avoir mal vécu la «période sans» de l’après-Senna, Ron Dennis a pleinement apprécié la domination exercée par McLaren-Mercedes l’an passé. Et il est bien décidé à ce que cette dernière se perpétue, cette saison et les suivantes, afin de succéder durablement à Williams. De marquer l’entrée de la F1 dans le troisième millénaire. Se donnant les moyens de ses ambitions, Ron Dennis a gardé son équipe «sous tension», évité tout relâchement après les victoires de 1998. Non content d’une MP4/13 «exceptionnelle», le patron a voulu encore plus. Toujours plus comme d’habitude pour rester la «référence absolue». Toute l’équipe technique, Adrian Newey, Neil Oatley et Henri Durand sont donc repartis d’une feuille quasiment blanche. «Il ne reste que 10 % des pièces de la MP4/13 sur la MP4/14. Nous avons marqué l’une des plus grandes étapes de l’écurie», avouait d’ailleurs Ron Dennis lors de la présentation début février à Barcelone. Revers de la médaille, avec un nouveau moteur Mercedes plus petit, plus léger, plus performant, une nouvelle boîte de vitesses, des solutions électroniques et hydrauliques sophistiquées, en privilégiant la performance, McLaren et Mercedes ont mis en péril un élément important: la fiabilité. Interrogation Début février, Ron Dennis et Norbert Haug, le directeur de Mercedes Motorsport, n’écartaient pas la possibilité de faire débuter la MP4/13 à Melbourne au cas où... Mais si les essais d’intersaison ont été marqués par quelques problèmes de fiabilité, ils sont faits pour ça. Mika Hakkinen, «métamorphosé» par son titre mondial, et David Coulthard ne s’inquiètent pas. Leur sérénité semble confirmer que la nouvelle monoplace sera bien une arme redoutable qui leur permettra de «grossir» leur palmarès de quelques succès supplémentaires. Seule inquiétude de l’Écossais dans la lutte pour le titre, la confiance accrue de son coéquipier finlandais. Si McLaren-Mercedes n’a pas tout «cassé» ces dernières semaines aux essais, contrairement à l’an passé, certains soupçonnent l’équipe anglo-allemande d’être restée volontairement en retrait. «Je me demande s’ils n’ont pas gardé une ou deux secondes sous le pied», interrogeait un ingénieur motoriste concurrent de Mercedes. À ce titre, le Grand Prix d’Australie, dimanche à Melbourne, sera sans doute riche d’enseignements. L’an dernier, McLaren-Mercedes y avait fait sensation en reléguant tous ses adversaires à distance respectable. Cette année, la concurrence, et Ferrari en particulier, paraît être plus proche. Mais avec la «bande à Dennis», il faut se méfier...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Ron Dennis n’aime que la victoire. L’homme qui a révolutionné McLaren au début des années 1980, qui a toujours voulu ce qu’il y a de «mieux» au plan humain et technique, n’a pas changé. Au contraire. Son souci de la perfection est devenu encore plus aiguisé face à la menace de la concurrence, de Ferrari en particulier. Aussi, après avoir mal vécu la «période sans» de l’après-Senna, Ron Dennis a pleinement apprécié la domination exercée par McLaren-Mercedes l’an passé. Et il est bien décidé à ce que cette dernière se perpétue, cette saison et les suivantes, afin de succéder durablement à Williams. De marquer l’entrée de la F1 dans le troisième millénaire. Se donnant les moyens de ses ambitions, Ron Dennis a gardé son équipe «sous tension», évité tout relâchement après les victoires de...