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Actualités - Conferences Internationales

Santé - Les armes pour cesser de fumer Du brontosaure au sous-marin

Chewing-gums, inhalateurs, gymnastique, vaporisateurs nasaux, thérapie de groupe: le fumeur qui veut abandonner la cigarette peut découvrir à la deuxième conférence internationale “Tabac ou Santé” de Las Palmas, aux Canaries, toute une panoplie d’aides diverses, mais à l’efficacité très relative. «Quel que soit le produit qu’il prend, le fumeur doit d’abord compter sur sa propre volonté», souligne-t-on au stand Nicorette qui a installé au coeur de l’exposition commerciale de la conférence une réplique de sous-marin, avec périscope, rappelant l’origine du chewing-gum antitabac. C’est en 1967 que le Suédois Ove Ferno, lui-même un gros fumeur, fut appelé à trouver un remède à l’irascibilité et au manque de concentration des fumeurs embarqués durant de longues semaines à bord des sous-marins de la marine royale suédoise. Le chewing-gum à la nicotine était né, et avec lui la Nicotine Replacement Therapy (NRT), déclinée ensuite en patchs, vaporisateurs, bonbons ou inhalateurs. Chez Pharmacia et Upjohn, qui commercialise Nicorette, chez SmithKline Beecham, principal parraineur de la conférence, ou GlaxoWellcome, qui présente son produit-miracle sans nicotine, le Zyban — pilule disponible sur ordonnance, contrairement aux produits à base de nicotine —, on reste pourtant très vague sur le taux de réussite des produits. «Cela permet de doubler les chances de réussite», entend-on souvent répondre sur les stands de commercialisation de ces produits, tout en soulignant que 70 % des ex-fumeurs sont parvenus à abandonner le tabac par leurs seuls efforts. Mais on s’empresse aussi de souligner que seuls 3 % de ceux qui ont essayé d’arrêter de fumer avec pour seule arme leur volonté ont atteint leur but. Une étrange arithmétique permet alors à certains (Nicorette) d’avancer un taux de succès de 20 %, à d’autres (Zyban) d’aller jusqu’à 30 %. Juste derrière eux, une réplique géante d’un brontosaure dévorant une cigarette à bout filtre de deux mètres de long, installée par la société vidéo Icepss chargée de l’enregistrement de la conférence, vient rappeler le dur combat du fumeur qui voudrait abandonner son vice. Or, en Europe, les fumeurs sont de plus en plus nombreux à vouloir cesser de fumer. Selon une étude menée dans 17 pays européens par l’Ecossais Peter Boyle, directeur à l’Institut européen d’oncologie de Milan, la proportion de personnes voulant devenir d’ex-fumeurs va de 83 % en Suède à 38 % en Italie, Autriche et Allemagne, en passant par 66 % au Royaume-Uni, 58 % en France ou 42 % en Belgique. Le combat du professeur Boyle passe par un accroissement de l’assistance médicale à ces ex-fumeurs en puissance : seule une personne sur trois voulant arrêter de fumer y est encouragée par son médecin et une sur dix reçoit une information précise sur l’assistance médicale disponible, explique-t-il.
Chewing-gums, inhalateurs, gymnastique, vaporisateurs nasaux, thérapie de groupe: le fumeur qui veut abandonner la cigarette peut découvrir à la deuxième conférence internationale “Tabac ou Santé” de Las Palmas, aux Canaries, toute une panoplie d’aides diverses, mais à l’efficacité très relative. «Quel que soit le produit qu’il prend, le fumeur doit d’abord compter sur sa propre volonté», souligne-t-on au stand Nicorette qui a installé au coeur de l’exposition commerciale de la conférence une réplique de sous-marin, avec périscope, rappelant l’origine du chewing-gum antitabac. C’est en 1967 que le Suédois Ove Ferno, lui-même un gros fumeur, fut appelé à trouver un remède à l’irascibilité et au manque de concentration des fumeurs embarqués durant de longues semaines à bord des sous-marins de la...