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Actualités - Chronologie

L'exception coréenne, obstacle à l'adhésion de Washington

Le Traité d’interdiction des mines antipersonnel entre en vigueur sans les États -Unis, dont la hiérarchie militaire estime que la sécurité des troupes américaines stationnées en Corée du Sud ne peut être assurée sans les mines. «L’exception coréenne» demeure aujourd’hui, comme en septembre 1997 lorsque le président Bill Clinton a décidé de ne pas signer le traité d’Ottawa, un formidable obstacle à une adhésion américaine. Des centaines de milliers de mines antipersonnel sont placées sur les routes menant de la Corée du Nord vers la Corée du Sud, bloquant notamment l’accès vers Séoul, qui se trouve à seulement 43 kilomètres au sud de la zone démilitarisée qui divise en deux la péninsule. Plus d’un an après l’appel de Bill Clinton à trouver pour 2006 une alternative aux mines antipersonnel, les militaires ne voient toujours pas d’autre moyen de stopper une attaque nord-coréenne. «La Corée constitue pour nous un problème unique», a déclaré le sous-secrétaire adjoint à la Défense chargé du maintien de la paix et de l’aide humanitaire, James Schear. «C’est probablement le seul endroit de la terre où des combats de la Première Guerre mondiale pourraient à nouveau prendre place : des attaques par vagues humaines». L’armée américaine a mené l’année dernière une étude approfondie des plans de guerre pour la Corée et s’en est servie pour mettre au point divers scénarios en cas d’utilisation d’alternative aux mines. Ces études ont conclu à une augmentation considérable des pertes américaines en cas de retrait des mines antipersonnel, même en intégrant de changements dans la stratégie et la tactique. Il faudrait, pour compenser un déminage, ajouter 17 000 soldats américains aux quelque 37 000 déjà présents en Corée du Sud, selon l’armée des États-Unis. Plus 350 chars de combat, 410 véhicules blindés transporteurs de troupes, de type Bradley, 24 hélicoptères et 144 avions supplémentaires. Un tel effort militaire serait politiquement intenable, selon des responsables du Pentagone. Les études portant sur des engins sophistiqués pouvant remplacer les mines n’ont pas donné de résultats très concrets, malgré un budget quinquennal de recherche et développement de 300 millions de dollars. Seuls trois contrats ont été signés pour des prototypes pouvant remplacer des mines antipersonnel, tous intégrant un système de détonation à distance. Le Pentagone cherche notamment à obtenir 50 millions de dollars pour développer un engin appelé Radam (Remote Area Denial Artillery Munition), une sorte de synthèse de deux types de mines: antipersonnel et antichar. La mise au point d’un tel engin irait dans le sens souhaité par Bill Clinton, visant à remplacer à terme les mines antipersonnel «pures». Mais il serait de toute façon interdit dans le cadre du traité d’Ottawa.
Le Traité d’interdiction des mines antipersonnel entre en vigueur sans les États -Unis, dont la hiérarchie militaire estime que la sécurité des troupes américaines stationnées en Corée du Sud ne peut être assurée sans les mines. «L’exception coréenne» demeure aujourd’hui, comme en septembre 1997 lorsque le président Bill Clinton a décidé de ne pas signer le traité d’Ottawa, un formidable obstacle à une adhésion américaine. Des centaines de milliers de mines antipersonnel sont placées sur les routes menant de la Corée du Nord vers la Corée du Sud, bloquant notamment l’accès vers Séoul, qui se trouve à seulement 43 kilomètres au sud de la zone démilitarisée qui divise en deux la péninsule. Plus d’un an après l’appel de Bill Clinton à trouver pour 2006 une alternative aux mines antipersonnel,...