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Actualités - Chronologie

En bref Russie Rencontre Eltsine - Zhu Rongji au Kremlin

La Chine a imposé un black-out médiatique sur l’accident d’un Tupolev des lignes intérieures chinoises qui s’est écrasé mercredi à proximité de Wenzhou (est), faisant 61 morts selon la version officielle. Alors que des responsables locaux avaient dans un premier temps fait état de 64 morts, les médias chinois reprenaient jeudi une brève dépêche de l’agence Chine nouvelle établissant le bilan à 61 morts. «Nous n’avons rien à ajouter, il y a 61 morts et nous ne savons pas si l’avion a explosé avant ou après avoir touché le sol», a déclaré pour sa part un porte-parole du bureau de la propagande de Wenzhou, seul responsable local désormais habilité à parler aux journalistes étrangers. Une enquête officielle a été ouverte pour déterminer les causes de l’accident qui s’est produit mercredi à 16h30 locales (08h30 GMT), lorsqu’un Tupolev 154 de la compagnie Southwest Airlines effectuant la liaison entre Chengdu (sud-ouest) et Wenzhou s’est écrasé à 20 km de la piste d’atterrissage. Selon les premières informations obtenues sur place, tant auprès de témoins que d’un porte-parole de l’aéroport, l’avion a explosé en vol. Mais après avoir dans un premier temps confirmé cette version, l’agence Chine nouvelle a cité un témoin affirmant que l’avion s’était d’abord écrasé dans un champ, deux à trois secondes avant d’exploser. Un porte-parole de la compagnie Southwest s’était dès mercredi soir refusé à polémiquer, affirmant que «tout ce que dit l’agence Chine nouvelle est exact». Aucune information supplémentaire n’a pu être obtenue jeudi à Wenzhou, les responsables interrogés renvoyant au bureau de la propagande «en raison d’instructions venues de Pékin». Un seul quotidien, le Journal de la Jeunesse Chinoise, faisait état d’une explosion en vol en citant trois paysans blessés au sol lors de la catastrophe. «Le temps était clair et aux environs de 16h30, l’avion s’est transformé en une boule de feu et a commencé à perdre de l’altitude, explosant juste avant de s’écraser», ont-ils dit. Sept enfants se trouvaient parmi les 61 victimes dont les corps ont été retrouvés en pièces, éparpillés sur une vaste zone agricole, ce qui pourrait accréditer la thèse de l’explosion en vol. Un porte-parole de l’Administration de l’aviation civile chinoise (CAAC) a indiqué qu’une enquête avait été ouverte pour déterminer l’origine de l’explosion, se refusant à évoquer une cause accidentelle ou criminelle. Un expert aéronautique occidental a pour sa part estimé que de nombreuses raisons pouvaient être à l’origine de l’accident et d’une explosion au sol, mais il s’est déclaré incapable de fournir une explication autre que criminelle sur une explosion en vol. «On peut tout craindre avec ces vieux TU-154 que la Chine remplace progressivement», a indiqué un autre expert occidental qui a estimé pour sa part que des fils électriques mal entretenus pouvaient entraîner des court-circuits provoquant un incendie suivi d’une explosion en vol. La Chine a connu une série de catastrophes aériennes au début des années 1990, notamment en juin 1994, lorsqu’un autre TU-154 de la Northwest Airlines s’était écrasé peu après son décollage de Xi’an (centre), faisant 160 victimes au total. Les autorités chinoises font preuve d’une grande nervosité depuis une série d’explosions criminelles qui ont fait au moins 28 morts et une quarantaine de blessés le mois dernier. Ces attentats, commis dans des autocars, un marché et un arrêt de bus, n’avaient apparemment pas de mobile politique et n’étaient pas liés entre eux. Mais les autorités redoutent l’impact qu’une multiplication d’information de ce type risque d’avoir sur l’image de la Chine à l’étranger alors que cette dernière se prépare à célébrer en grande pompe le 50e anniversaire de la fondation du régime communiste en octobre prochain.
La Chine a imposé un black-out médiatique sur l’accident d’un Tupolev des lignes intérieures chinoises qui s’est écrasé mercredi à proximité de Wenzhou (est), faisant 61 morts selon la version officielle. Alors que des responsables locaux avaient dans un premier temps fait état de 64 morts, les médias chinois reprenaient jeudi une brève dépêche de l’agence Chine nouvelle établissant le bilan à 61 morts. «Nous n’avons rien à ajouter, il y a 61 morts et nous ne savons pas si l’avion a explosé avant ou après avoir touché le sol», a déclaré pour sa part un porte-parole du bureau de la propagande de Wenzhou, seul responsable local désormais habilité à parler aux journalistes étrangers. Une enquête officielle a été ouverte pour déterminer les causes de l’accident qui s’est produit mercredi à 16h30...