Il s’agit bien d’errances et non pas d’erreurs (encore que...). Des errances qui peuvent – y compris les nôtres! – se révéler parfois positives. Autrement dit, nous voulons parler de prises de position inattendues, plus ou moins justifiées, de louvoiements, sans parler – cela arrive – de fautes regrettables. Prenons le cas du film de Ziad Doueiri, West Beyrouth, qui a eu droit (à Paris) à un accueil critique généralement favorable (dans Le Monde, entre autres). Il n’empêche qu’on a pu relever, dans un autre quotidien, sous la plume d’un journaliste parisien, la mention de «chanson populaire arabe» attribuée à... l’hymne national libanais. Par ailleurs, lorsqu’il s’agit de cinéastes idôlatrés par cette même critique, on s’arrange – au prix de quelles contorsions et extrapolations – à «sauver» les pires des produits (l’appellation de «films» serait déplacée en l’occurrence). Ainsi en va-t-il du Hongkongais Tsui Hark, dont le plus que médiocre Knock Off (en France: Piège à Hong-Kong), heureusement passé inaperçu à Beyrouth, est présenté comme suit: «C’est un très mauvais film (tout de même!)... mais c’est le curieux travail expérimental d’un grand metteur en scène qui revendique la médiocrité de son film et, en fait, le sujet de son histoire (...), tout en s’ingéniant à accentuer les points faibles de Jean-Claude Van Damme (une performance!), transformé en contrefaçon de Bruce Lee et de Jackie Chan». En clair et en bref: Knock Off est un navet – rien de plus, même si cuisiné à la chinoise. Jackie Chan, justement. Comment, à Paris, est-on passé à côté (à deux ou trois exceptions près) de la dimension humoristico-parodique du film de Brett Ratner, Rush Hour? Tout comme on avait sous-estimé l’esthétisme décadent du film (anglais) de Iain Softley, The Wings of the Dove (vu à Beyrouth). La liste serait longue. Tout le monde peut se tromper – et à chacun son opinion. À condition que la bonne foi, la sincérité restent la règle.
Il s’agit bien d’errances et non pas d’erreurs (encore que...). Des errances qui peuvent – y compris les nôtres! – se révéler parfois positives. Autrement dit, nous voulons parler de prises de position inattendues, plus ou moins justifiées, de louvoiements, sans parler – cela arrive – de fautes regrettables. Prenons le cas du film de Ziad Doueiri, West Beyrouth, qui a eu droit (à Paris) à un accueil critique généralement favorable (dans Le Monde, entre autres). Il n’empêche qu’on a pu relever, dans un autre quotidien, sous la plume d’un journaliste parisien, la mention de «chanson populaire arabe» attribuée à... l’hymne national libanais. Par ailleurs, lorsqu’il s’agit de cinéastes idôlatrés par cette même critique, on s’arrange – au prix de quelles contorsions et extrapolations – à...
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