La communauté internationale, faute d’accord final, est restée prudente à l’issue des pourparlers de Rambouillet, près de Paris, sur le Kosovo, qui ont rapproché Serbes et Kosovars, soulignant néanmoins à l’instar des États-Unis qu’un «pas dans la bonne direction» avait été fait. «Un pas significatif dans la recherche d’une paix juste et durable» a été fait, s’est félicité le président américain Bill Clinton. Il a exhorté Serbes et Kosovars à «éviter toute provocation mettant en péril les progrès» accomplis. Les Serbes et les Albanais se sont rapprochés mardi d’un accord sur le règlement de la crise au Kosovo dans les dernières heures de la conférence de Rambouillet et se sont engagés à se retrouver à partir du 15 mars pour poursuivre les discussions. «Je crois, a dit M. Clinton, que le peuple kosovar soutiendra fermement» l’accord de principe accepté par leurs négociateurs «qui représente une opportunité pour une vie meilleure après des années de répression et de peur». «Les Serbes devraient être prêts à retourner aux négociations le 15 mars avec l’engagement de signer l’accord en totalité, y compris ses indispensables clauses sur le retrait de la plupart des forces de sécurité serbes du Kosovo et le déploiement d’une force de l’Otan pour la mise en œuvre de l’accord de paix», a-t-il ajouté. Mais le président serbe, Milan Milutinovic, a réitéré mardi soir à Paris son refus de voir des troupes de l’Otan se déployer au Kosovo. À la question de savoir s’il acceptait la suggestion du chef de la diplomatie française, Hubert Védrine, de déployer des troupes de l’Otan et de Russie au Kosovo, il a répondu par la négative. «Les troupes sont des troupes», a-t-il dit. L’UE circonspecte La Russie, alliée traditionnelle des Serbes, s’est félicitée de son côté du maintien du processus de paix autour du Kosovo et du renoncement par les États-Unis à des frappes contre la Serbie. «Le plus important est que la logique de paix l’a emporté», a déclaré mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Avdeev. «Nous avons tous réussi à convaincre les États-Unis de revenir sur la voie des négociations», a encore estimé le ministre. Membre du Groupe de contact avec l’Allemagne, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l’Italie, la Russie était représentée à Rambouillet par M. Avdeev. L’Union européenne (UE) s’est montré plus circonspecte en se contentant de «prendre acte» de la décision prise mardi à Rambouillet par les parties serbe et albanaise de se retrouver de nouveau en France à compter du 15 mars. Les deux parties doivent utiliser «cette dernière possibilité» si elles entendent échapper aux «lourdes conséquences» d’un échec de leurs pourparlers, souligne un communiqué de la présidence allemande de l’UE. L’Alliance atlantique, toujours chargée de la mise en œuvre de frappes éventuelles contre Belgrade, a souligné de son côté qu’un accord n’avait toujours pas été conclu. «Un accord final n’a pas été obtenu» et «j’appelle les parties à accepter rapidement le plan de paix du Groupe de contact dans sa totalité, dont ses aspects militaires» au plus tard pour le 15 mars, a déclaré le secrétaire général de l’Otan Javier Solana, en rappelant que l’Alliance reste «prête à diriger une force militaire internationale» dans la province serbe pour faire appliquer un accord de paix. L’ambassadeur du Canada Robert Fowler, qui préside le Conseil de sécurité des Nations unies, a fait part de la satisfaction du Conseil.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La communauté internationale, faute d’accord final, est restée prudente à l’issue des pourparlers de Rambouillet, près de Paris, sur le Kosovo, qui ont rapproché Serbes et Kosovars, soulignant néanmoins à l’instar des États-Unis qu’un «pas dans la bonne direction» avait été fait. «Un pas significatif dans la recherche d’une paix juste et durable» a été fait, s’est félicité le président américain Bill Clinton. Il a exhorté Serbes et Kosovars à «éviter toute provocation mettant en péril les progrès» accomplis. Les Serbes et les Albanais se sont rapprochés mardi d’un accord sur le règlement de la crise au Kosovo dans les dernières heures de la conférence de Rambouillet et se sont engagés à se retrouver à partir du 15 mars pour poursuivre les discussions. «Je crois, a dit M. Clinton, que le...