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Actualités - Reportages

L'Afrique, entre cannabis et psychotropes

Le principal problème de drogue en Afrique est le cannabis, la drogue la plus répandue, constate le rapport annuel de l’OICS. Le cannabis continue notamment à être cultivé sur une grande échelle au Maroc, et l’Afrique est aussi un important fournisseur de cannabis et de résine de cannabis à l’Europe, indique l’OICS. Selon le rapport, 60 000 hectares de cannabis seraient cultivés au Maroc alors que la production de résine de cannabis est estimée à 2 000 tonnes dans ce pays. Outre le Maroc, les principaux producteurs de cannabis sont l’Afrique du Sud, le Ghana et le Nigéria suivis du Sénégal et de la Côte-d’Ivoire. Les ports et les aéroports africains servent en outre de points de transbordement pour l’héroïne provenant d’Asie et pour la cocaïne d’Amérique du Sud. Ce trafic entraîne une augmentation de l’abus de ces deux drogues en Afrique, notamment dans les grandes villes. Côté substances psychotropes, «il est facile en Afrique de se les procurer sans ordonnance», regrette le rapport. La méthaqualone est de plus en plus souvent fabriquée en Afrique de l’Est et en Afrique australe et des laboratoires clandestins de cette drogue ont également été découverts en Afrique du Sud, au Kenya, en Tanzanie et en Zambie. Dans cette même région, l’ecstasy a également fait son apparition, note le rapport, tandis que les substances psychotropes sont de plus en plus répandues en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. L’ephédrine a de son côté été importée en Afrique ces dernières années mais sans servir à la fabrication de métamphétamine. Ainsi d’importantes quantités d’ephédrine ont été importées au Libéria pour être distribuées aux soldats. Des cultures extensives de khat demeurent en Afrique de l’Est, notamment au Kenya, en Éthiopie, en Ouganda et au Yémen, à Madagascar et en Tanzanie. L’Afrique de l’Est, jadis l’une des régions agricoles les plus florissantes et les plus riches, est devenue avec la culture du khat un importateur net de produits alimentaires, regrette le rapport. La plus grande partie du khat cultivé en Afrique de l’Est y est aussi consommée. Le rapport regrette enfin que sept pays – Angola, Comores, Congo, Djibouti, Érythrée, Guinée équatoriale et République centrafricaine – n’aient pas encore adhéré à l’un des trois principaux traités internationaux relatifs au contrôle des drogues.
Le principal problème de drogue en Afrique est le cannabis, la drogue la plus répandue, constate le rapport annuel de l’OICS. Le cannabis continue notamment à être cultivé sur une grande échelle au Maroc, et l’Afrique est aussi un important fournisseur de cannabis et de résine de cannabis à l’Europe, indique l’OICS. Selon le rapport, 60 000 hectares de cannabis seraient cultivés au Maroc alors que la production de résine de cannabis est estimée à 2 000 tonnes dans ce pays. Outre le Maroc, les principaux producteurs de cannabis sont l’Afrique du Sud, le Ghana et le Nigéria suivis du Sénégal et de la Côte-d’Ivoire. Les ports et les aéroports africains servent en outre de points de transbordement pour l’héroïne provenant d’Asie et pour la cocaïne d’Amérique du Sud. Ce trafic entraîne une augmentation...