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Actualités - Chronologie

Basket Ball - NBA Les éclats d'Allen Iverson(photo)

Allen Iverson est l’exemple type du «franchise player», c’est-à-dire du joueur autour duquel est entièrement bâtie une équipe, qui vit ou meurt à travers les exploits de sa seule star. Chicago avait Michael Jordan, Utah s’articule beaucoup autour de Karl Malone. À Philadelphie, il y a Allen Iverson. Môme de 23 ans au caractère épouvantable, ce dernier est pétri de talent. Sorti de Georgetown et choisi numéro un lors de la draft 97, avant d’être élu meilleur rookie lors de la même année, le meneur des Sixers porte sur ses frêles épaules (1,83m) toute la responsabilité des choix offensifs. Son équipe jeune – pas un joueur du cinq majeur n’a 30 ans – n’ayant pas vraiment d’argument de poids dans la raquette, Iverson assure régulièrement la majeure partie du score. Il a par exemple inscrit près de la moitié des points de son équipe lors de la défaite face à San Antonio (46 sur 92), signant du coup le septième match de sa jeune carrière à plus de 40 points. En fait, son record en NBA date de la saison dernière avec une fiche à 50 points. Un peu plus adroit aux tirs cette année, le leader de Philadelphie a, semble-t-il, mis aussi de l’ordre dans son jeu puisque Allen Iverson était la saison dernière le leader d’un classement statistique peu enviable : celui des balles perdues. Son coup d’éclat contre San Antonio n’est donc sûrement pas le dernier et pourrait redonner à Philadelphie l’ambition du temps jadis, celui de 1983, où les Sixers furent champions NBA pour la dernière fois avec Julius Erving et Moses Malone. Depuis, cette équipe a surtout connu les vaches maigres et on recense tout juste une demi-finale de conférence perdue contre Chicago en 1991. Mais, avec Iverson, et aussi une défense digne de ce nom mise en place par le coach Larry Brown (moins de 80 pts encaissés en moyenne lors des 6 premiers matches, soit la 1re place de la Ligue), les Sixers se reprennent à espérer. Seattle en trombe Le 6-1 signé d’entrée de championnat par Utah ne surprend personne. Pas plus que les six défaites consécutives des Clippers de Los Angeles, habitués au bas du tableau de la NBA. Le départ en trombe de Seattle, coleader aux côtés des Jazz malgré une défaite à domicile contre Sacramento après prolongations, était beaucoup moins attendu. L’équipe de Gary The Glove Payton a même mis Utah à la torture au cours d’un match soldé par l’un des plus petits scores des ces quarante dernières années (71-56). Avec 127 points seulement inscrits en 48 minutes, il a fallu remonter à une rencontre ayant opposé Milwaukee à Boston en février 1955 pour trouver pire (57-62). Tandis que Seattle, mais aussi Orlando, Atlanta, Milwaukee et Utah coulent des jours plutôt paisibles, Chicago continue de traîner sa peine. Par la faute aussi d’un début de calendrier difficile, les Bulls se disputent avec Charlotte et Toronto la lanterne rouge de la division centrale. Il va falloir s’y faire. Le lock-out, les bouderies des joueurs, la grogne des fans : tout cela est, semble-t-il, oublié. Alors qu’on lui prédisait une saison difficile, surtout après la retraite de Jordan, la NBA reste une affaire prospère. Les premières moyennes d’audience pour les retransmissions télévisées font en effet état d’une légère hausse. Par ailleurs, 17 600 spectateurs en moyenne ont assisté aux matches des cinq premières journées. Soit 300 de plus qu’à pareille époque la saison dernière.
Allen Iverson est l’exemple type du «franchise player», c’est-à-dire du joueur autour duquel est entièrement bâtie une équipe, qui vit ou meurt à travers les exploits de sa seule star. Chicago avait Michael Jordan, Utah s’articule beaucoup autour de Karl Malone. À Philadelphie, il y a Allen Iverson. Môme de 23 ans au caractère épouvantable, ce dernier est pétri de talent. Sorti de Georgetown et choisi numéro un lors de la draft 97, avant d’être élu meilleur rookie lors de la même année, le meneur des Sixers porte sur ses frêles épaules (1,83m) toute la responsabilité des choix offensifs. Son équipe jeune – pas un joueur du cinq majeur n’a 30 ans – n’ayant pas vraiment d’argument de poids dans la raquette, Iverson assure régulièrement la majeure partie du score. Il a par exemple inscrit près de...