Le virus du sida (immuno-déficience humaine) (VIH), même rendu indétectable dans le sang d’un patient, peut rester caché dans le sperme et contaminer ses partenaires sexuels, indique une étude à paraître jeudi dans le New England Journal of Medicine (NEJM). Des chercheurs de l’Université Thomas Jefferson, à Philadephie (Pennsylvanie), ont examiné sept hommes suivant une trithérapie dont aucune trace de virus n’était plus détectable avec les moyens actuels dans le sang et dans le liquide séminal depuis plusieurs mois. Le principal auteur de l’étude, le Pr Roger Pomerantz, indique qu’en utilisant une nouvelle technique d’examen au niveau moléculaire son équipe a découvert un provirus, une forme précurseur du virus du VIH, dans la semence de quatre de ces sept hommes. «Cela laisse penser que même si vous avez un niveau indétectable de virus dans le sang et que vous suivez un traitement à base d’antirétroviraux puissants, vous devez vous considérer comme potentiellement, sexuellement contagieux et vous protégez lors de rapports sexuels», écrit-il. Tout en recommandant de prendre des précautions, les chercheurs indiquent qu’ils ne savent pas si le provirus du VIH est vraiment sexuellement transmissible. Une mutation génétique Par ailleurs, des scientifiques américains ont identifié une mutation génétique de l’un des corécepteurs du virus du sida qui accélère la progression de la maladie chez les patients qui la portent. À ce jour, les chercheurs avaient déjà repéré trois anomalies génétiques liées au virus VIH, toutes ayant pour effet de ralentir la progression du sida. Celle-ci, découverte par des chercheurs de l’Institut national du cancer (NCI) de Frederick (Maryland), est la première à provoquer une accélération du développement de la maladie. En épluchant les dossiers de plusieurs milliers de séropositifs accumulés depuis quatorze ans dans leurs archives, les médecins du NCI ont constaté qu’environ 10 à 17% des malades qui développaient rapidement le sida, c’est-à-dire dans un délai maximal de trois années et demie après l’infection, étaient porteurs d’une mutation génétique. Cette modeste anomalie affecte le CCR-5, l’un des corécepteurs du VIH, ces cellules indispensables au virus pour pénétrer dans l’organisme et s’y reproduire. Elle affecterait aux États-Unis 13% des personnes de race blanche et 7% de celles de race noire, selon les chercheurs. De même que pour les autres déjà identifiées, l’étude de cette mutation devrait permettre de mieux comprendre le fonctionnement du virus et d’ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour contenir sa progression.
Le virus du sida (immuno-déficience humaine) (VIH), même rendu indétectable dans le sang d’un patient, peut rester caché dans le sperme et contaminer ses partenaires sexuels, indique une étude à paraître jeudi dans le New England Journal of Medicine (NEJM). Des chercheurs de l’Université Thomas Jefferson, à Philadephie (Pennsylvanie), ont examiné sept hommes suivant une trithérapie dont aucune trace de virus n’était plus détectable avec les moyens actuels dans le sang et dans le liquide séminal depuis plusieurs mois. Le principal auteur de l’étude, le Pr Roger Pomerantz, indique qu’en utilisant une nouvelle technique d’examen au niveau moléculaire son équipe a découvert un provirus, une forme précurseur du virus du VIH, dans la semence de quatre de ces sept hommes. «Cela laisse penser que même si vous...
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