Le président kenyan Daniel Arap Moi a limogé jeudi les chefs du service de l’Immigration, de la police et du département des enquêtes criminelles, après la capture à Nairobi par les services secrets turcs du leader indépendantiste kurde Abdullah Öcalan à la suite d’un arrêté d’expulsion pris à son encontre par Nairobi. Ces limogeages ont été annoncés sur la radio d’État dans le cadre d’un remaniement ministériel et de la haute fonction publique qui a toutefois épargné le chef de la diplomatie kenyane, Bonaya Godana. Le chef de l’Immigration, Franck Kwinga, qui occupait ce poste depuis 1963, avait reconnu mercredi que ses services avaient exécuté un ordre d’expulsion pris par le gouvernement contre M. Öcalan. Aucune nouvelle fonction ne lui a été confiée par le président Moi, qui a également limogé l’adjoint de M. Kwinga. M. Kwinga affirme que «la décision d’expulser Öcalan avait été prise et en tant que service gouvernemental responsable, nous devions l’exécuter». De son côté, le chef de la police, Duncan Wachira, a été remplacé par son adjoint, Philemon Abong’o. Par ailleurs, le directeur des enquêtes criminelles, Noah arap Too, a été muté à la tête de la commission du service public, une fonction considérée comme un «placard», et remplacé par un haut responsable de la police, J.K. Sang. Le ministère kenyan des Affaires étrangères avait admis que M. Öcalan avait quitté lundi Nairobi – après avoir passé deux semaines chez l’ambassadeur de Grèce – à la suite d’un arrêté d’expulsion pris par le gouvernement kenyan et exécuté par les services de l’Immigration. Cet aveu contredisait la position initiale du gouvernement kenyan. Dans un premier temps, le ministre des Affaires étrangères, Bonaya Godana, avait, en effet, affirmé que le Kenya n’avait eu «aucun rôle dans cette affaire». Il conserve toutefois son poste dans le remaniement annoncé jeudi. Le remaniement ministériel a également vu le ministre des Finances, Simeon Nyachae, et celui du Développement industriel, Francis Masakhalia, échanger leurs postes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président kenyan Daniel Arap Moi a limogé jeudi les chefs du service de l’Immigration, de la police et du département des enquêtes criminelles, après la capture à Nairobi par les services secrets turcs du leader indépendantiste kurde Abdullah Öcalan à la suite d’un arrêté d’expulsion pris à son encontre par Nairobi. Ces limogeages ont été annoncés sur la radio d’État dans le cadre d’un remaniement ministériel et de la haute fonction publique qui a toutefois épargné le chef de la diplomatie kenyane, Bonaya Godana. Le chef de l’Immigration, Franck Kwinga, qui occupait ce poste depuis 1963, avait reconnu mercredi que ses services avaient exécuté un ordre d’expulsion pris par le gouvernement contre M. Öcalan. Aucune nouvelle fonction ne lui a été confiée par le président Moi, qui a également...