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Actualités - Chronologie

L'excision mise au ban de la société par un jury populaire

La coutume de l’excision africaine a été mise au ban de la société française par un jury populaire qui, allant au-delà des réquisitions du procureur, a condamné mardi soir à 8 ans d’emprisonnement une Malienne de 52 ans coupable d’avoir mutilé 48 fillettes en France. C’est la première fois qu’un procès de ce genre a eu lieu en France à la suite de la plainte d’une victime. Il aura fallu deux semaines de procès et près de onze heures de délibéré aux dix femmes et deux hommes qui composaient la Cour pour décider du sort des 27 accusés africains. Les 26 parents, qui comparaissaient pour complicité de violences volontaires ayant entraîné une mutilation, ont été condamnés à des peines allant de 3 ans d’emprisonnement avec sursis à 2 ans d’emprisonnement ferme. Jusqu’à présent, les procès pour excision s’étaient presque tous soldés par des peines de prison avec sursis. Hawa Gréou avait déjà été condamnée en septembre 1994 en France dans une autre affaire d’excision à un an de prison avec sursis. Pour l’avocat général Philippe Bilger, pareilles traditions ne peuvent qu’être condamnées car elles sont seulement destinées à justifier la suprématie de l’homme dans la société africaine et la polygamie.
La coutume de l’excision africaine a été mise au ban de la société française par un jury populaire qui, allant au-delà des réquisitions du procureur, a condamné mardi soir à 8 ans d’emprisonnement une Malienne de 52 ans coupable d’avoir mutilé 48 fillettes en France. C’est la première fois qu’un procès de ce genre a eu lieu en France à la suite de la plainte d’une victime. Il aura fallu deux semaines de procès et près de onze heures de délibéré aux dix femmes et deux hommes qui composaient la Cour pour décider du sort des 27 accusés africains. Les 26 parents, qui comparaissaient pour complicité de violences volontaires ayant entraîné une mutilation, ont été condamnés à des peines allant de 3 ans d’emprisonnement avec sursis à 2 ans d’emprisonnement ferme. Jusqu’à présent, les procès pour...