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Actualités - Reportages

De quoi la mode sera-t-elle faite ? Créateurs de demain (photos)

Celui qui n’avance pas recule. En matière de mode on devrait dire: Celui qui ne devance pas expire. Il y a quelques semaines, un concours international des jeunes créateurs venait prouver que l’avenir est à eux... Inventifs, talentueux, enthousiastes, ces jeunes stylistes du monde entier ont prouvé à travers leur travail que, déjà, la mode est toute leur vie... Le gagnant de cette année vient des Philippines. Issu de l’Asian Institute of Fashion Technology, de Manille, il rêvait depuis son enfance d’Yves Saint-Laurent et de Paris. Grâce à lui, le monde de la mode de la Ville lumière vient de prendre conscience de l’exceptionnelle formation que dispense cet institut asiatique. Les cinq candidats présentés par cette école se sont avérés d’un niveau sensiblement supérieur à celui des autres concurrents. La création primée du lauréat (Jésus Lloren) était une robe faite entièrement de fils de perles de bois drapée autour de la taille et des épaules. Plusieurs kilomètres de fils de perles ont été nécessaires pour réaliser ce modèle d’une conception très innovatrice et d’une technique également originale. Le prix remporté consiste à 5000 dollars (leur équivalent en FF.), un billet pour un vol long-courrier Air France et une bourse pour un an auprès de l’école de la Chambre syndicale de la haute couture de Paris. En bijouterie aussi La couture n’est pas le seul domaine où excellent les talents asiatiques. Au Japon, le concours annuel qu’organise la NDK (Design Culture Association), présidée par Hanae Mori, est une véritable affaire d’État. Il réunit des milliers de concurrents, et les dix finalistes deviennent immédiatement des vedettes que les grandes maisons de couture s’arrachent. Le Bunka Fashion College de Tokyo est réputé internationalement pour les couturiers-virtuoses qu’il forme. Côté bijoux, l’Asie aussi prime... grâce à sa collerette «arbre» en brindilles argentées, scintillantes et givrées. La Japonaise Aya Tsuruta a remporté le premier prix. Sa création, peut-être assez gênante pour les voisins de table de sa porteuse, est tellement spectaculaire et belle que personne ne releva ce détail. Autour de la fourrure À la base du renouveau de la pelleterie et du retour de flammes pour la fourrure, on découvre le prix Saga, émanation de la Saga Furs of Scandinavia et le grand concours annuel qu’elle organise. Cette compétition a contribué beaucoup à l’intérêt des créateurs pour les fourrures. Cette année, la Canadienne Rebecca Gandreauld, par une longue robe du soir tricotée en dentelle de renard, a ouvert des horizons très larges à l’emploi des peaux à longs poils. Mais elle n’est pas la seule innovatrice. Fridjot Linde, d’origine danoise, a mis au point une technique qui mélange à la fourrure des fils d’or. Fait quasi inexplicable, à la session de décembre passé de ce prestigieux concours, les Russes n’ont pas été représentés. Un groupe d’étudiants-fourreurs inscrits, venant de Vladivostock, n’ont pas pu obtenir l’autorisation de quitter Moscou. La déception a été grande pour tout le monde, car les dessins de leurs créations, qu’ils avaient soumis au préalable selon le règlement du concours, étaient inspirés des ballets de Diaghilev dans une version avant-gardiste quasi-géniale. En résumant toutes ces données, on s’aperçoit que si Paris reste toujours la capitale-phare de la mode, cette ville n’a pas le monopole du génie de la créativité vestimentaire. De plus en plus nombreux sont les pays (souvent inattendus) qui étonnent par la richesse de leur imagination et l’ampleur de leur palette. Des écoles de mode d’un haut niveau existent en Corée, en Colombie, en Argentine, en Indonésie, aux Philippines et au Pérou. Si le savoir-faire japonais est aujourd’hui confirmé et admis par tous, d’autres foyers créatifs peuvent concurrencer avec brio l’inspiration européenne ou new-yorkaise. Les divers prix et concours internationaux permettent de plus en plus de s’en rendre compte du précieux apport que prodiguent les visions des «créateurs d’ailleurs» à l’art du vêtement et surtout à son renouveau.
Celui qui n’avance pas recule. En matière de mode on devrait dire: Celui qui ne devance pas expire. Il y a quelques semaines, un concours international des jeunes créateurs venait prouver que l’avenir est à eux... Inventifs, talentueux, enthousiastes, ces jeunes stylistes du monde entier ont prouvé à travers leur travail que, déjà, la mode est toute leur vie... Le gagnant de cette année vient des Philippines. Issu de l’Asian Institute of Fashion Technology, de Manille, il rêvait depuis son enfance d’Yves Saint-Laurent et de Paris. Grâce à lui, le monde de la mode de la Ville lumière vient de prendre conscience de l’exceptionnelle formation que dispense cet institut asiatique. Les cinq candidats présentés par cette école se sont avérés d’un niveau sensiblement supérieur à celui des autres concurrents. La...