Taux de pollution : des moyennes inquiétantes (photo)
le 16 février 1999 à 00h00
Quand on parle de pollution atmosphérique, on est tenté de s’accrocher à un chiffre qui donne une idée du taux de gravité de la situation. Mais il s’avère très difficile de répondre à la question : quel est généralement le taux de pollution au Liban ou du moins à Beyrouth? Et ce, pour deux raisons. L’une tient au fait que le taux de pollution est relatif à un espace et un temps donnés. L’autre est due tout simplement au manque de moyens et d’appareillages nécessaires pour la mesure et le contrôle de la pollution. Selon Naji Kodeih, expert du ministère de l’Environnement, «il faut que le pays soit doté d’une station fixe et d’une autre mobile pour le contrôle continu du taux de pollution». Il ajoute : «Nous n’avons pas un manque de cadres mais simplement un manque d’effectifs». Cependant, une équipe de chercheurs à l’AUB a pris l’initiative de faire un début d’étude sur le calcul du taux de pollution en plusieurs points de la capitale. Farid Chaabane, un de ces experts, nous en dit plus. «Nous avons évalué les taux de plusieurs gaz dans l’atmosphère de la capitale sur ordinateur, en tenant compte de la superficie, du nombre de voitures, etc», explique-t-il. Les résultats ont montré ce qui suit : CO2 : le taux acceptable d’oxyde de carbone est de 10 mg/mètre cube. Dans certaines rues de Beyrouth particulièrement embouteillées, il serait de 17 à 25 mg/mètre cube. SO2 : la moyenne d’anhydride sulfureux toute l’année devrait être de 80 microgrammes par mètre cube. Le taux s’élève, près de la centrale électrique de Zouk, à environ 300 (il faut préciser que cette étude a été faite en 1995 et que le taux peut avoir baissé actuellement car le fuel utilisé est de meilleure qualité). On a envisagé la possibilité d’un filtre mais celui-ci est trop coûteux et ne dure que 25 ans environ. Ozone (le gaz, à ne pas confondre avec la couche d’ozone) : le taux acceptable est de 300 microgrammes par mètre cube. Or la moyenne à Beyrouth est de 500. À 700, c’est l’alerte rouge. Poussière : l’AUB dispose d’une machine pour la mesure du taux de poussière mais elle est fixe. Les chercheurs ont donc pris comme exemple la rue Bliss qui n’est pas une des plus embouteillées de la capitale. Le taux s’est élevé à 100 microgrammes par mètre cube, ce qui est conforme à la norme. M.Chaabane pense que le taux de poussière des autres rues devrait être environ de 200.
Quand on parle de pollution atmosphérique, on est tenté de s’accrocher à un chiffre qui donne une idée du taux de gravité de la situation. Mais il s’avère très difficile de répondre à la question : quel est généralement le taux de pollution au Liban ou du moins à Beyrouth? Et ce, pour deux raisons. L’une tient au fait que le taux de pollution est relatif à un espace et un temps donnés. L’autre est due tout simplement au manque de moyens et d’appareillages nécessaires pour la mesure et le contrôle de la pollution. Selon Naji Kodeih, expert du ministère de l’Environnement, «il faut que le pays soit doté d’une station fixe et d’une autre mobile pour le contrôle continu du taux de pollution». Il ajoute : «Nous n’avons pas un manque de cadres mais simplement un manque d’effectifs». Cependant, une...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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