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Actualités - Chronologie

Kenya Alerte au choléra après la mort de 28 personnes

Les sénateurs américains, chargés de juger le président Bill Clinton pour son rôle dans l’affaire Lewinsky, ont commencé mercredi à afficher leurs positions avant le vote sur la destitution, qui pourrait intervenir ce soir. Chacun convient que les 67 voix requises (deux tiers du Sénat) ne seront pas réunies pour prononcer la destitution du président, accusé de parjure et d’entrave à la justice. Jim Jeffords, un républicain modéré du Vermont, a affirmé avoir l’intention de voter contre la destitution du président, accusé d’avoir menti à la justice pour dissimuler sa liaison avec Monica Lewinsky, l’ex-stagiaire de la Maison-Blanche. Une demi-douzaine d’autres républicains pourraient le rejoindre, a-t-il estimé. L’ensemble des 45 sénateurs démocrates devraient voter contre la destitution. Frank Lautenberg, un démocrate du New Jersey, a déclaré dans un communiqué qu’il espérait que ses collègues se prononceraient en ce sens. «Bien que la conduite honteuse du président Clinton à l’occasion d’une relation inapropriée (avec Monica Lewinsky) ait causé une grande douleur à sa famille et à la nation, les procureurs de la Chambre des représentants n’ont pas prouvé qu’il a commis des “actions criminelles importantes et délit” (passibles de destitution)», a-t-il estimé. «Sa conduite n’a pas menacé notre système constitutionnel et l’intérêt national ne sera pas servi en le chassant de son poste», a-t-il ajouté. Procédure politique Slade Gorton, un républicain de l’État de Washington, a affirmé qu’il voterait pour la destitution, estimant le président coupable «d’entrave à la justice», un des deux «articles de destitution» retenus par la Chambre contre Bill Clinton. «Je ne peux pas léguer à mes enfants et mes petits-enfants la proposition qu’un président est au-dessus des lois et peut systématiquement faire entrave à la justice simplement parce que les sondages d’opinion sont bons et l’index (boursier) Dow Jones est élevé», a-t-il déclaré dans un communiqué. Tom Harkin, un démocrate de l’Iowa, a indiqué lors d’une conférence de presse qu’il voterait non coupable, soulignant que toute la procédure avait été «politiquement motivée» et orchestrée par des extrémistes républicains déterminés à abattre le président démocrate. Dans le même temps, les sénateurs poursuivaient leurs délibérations à huis clos et le leader de la majorité républicaine Trent Lott indiquait espérer un vote final sur le verdict pour jeudi soir. De nombreux sénateurs rechignent toutefois à conclure l’affaire sur un simple verdict de non coupable, estimant que le président s’est mal conduit et que le Congrès devrait adopter une motion de «réprimande» à son encontre. Celle-ci, que les démocrates souhaitent faire adopter à l’issue du procès, ne nécessiterait que 51 voix. Mais les procédures du Sénat font qu’une majorité de 60 voix au minimum est nécessaire pour convoquer un tel vote. Et l’opposition farouche de certains sénateurs à une telle option, jugée contraire à la Constitution, et la difficulté de rédiger un texte acceptable par une large majorité, risquent de faire capoter le projet. «Même si Shakespeare revenait, on aurait du mal à rédiger un projet commun de réprimande», selon un sénateur républicain, opposé au projet. La Chambre des représentants a voté pour sa destitution, «c’est ça sa punition», a estimé Bob Smith, un républicain du New Hampshire. «Je ne veux pas qu’un vote pour acquitter le président soit interprété comme l’exonérant», dit Susan Collins, sénateur républicain du Maine. «Au lieu de conclure par une forte déclaration de nature à rassembler les gens, nous courons le risque de finir médiocrement par un blocage parlementaire», a estimé Joseph Lieberman, un démocrate du Connecticut. Paradoxalement, une majorité de républicains, favorables à la destitution, sont opposés à la réprimande, alors que les démocrates, opposés à la destitution, veulent pouvoir exprimer leur condamnation morale du président.
Les sénateurs américains, chargés de juger le président Bill Clinton pour son rôle dans l’affaire Lewinsky, ont commencé mercredi à afficher leurs positions avant le vote sur la destitution, qui pourrait intervenir ce soir. Chacun convient que les 67 voix requises (deux tiers du Sénat) ne seront pas réunies pour prononcer la destitution du président, accusé de parjure et d’entrave à la justice. Jim Jeffords, un républicain modéré du Vermont, a affirmé avoir l’intention de voter contre la destitution du président, accusé d’avoir menti à la justice pour dissimuler sa liaison avec Monica Lewinsky, l’ex-stagiaire de la Maison-Blanche. Une demi-douzaine d’autres républicains pourraient le rejoindre, a-t-il estimé. L’ensemble des 45 sénateurs démocrates devraient voter contre la destitution. Frank...