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Actualités - Chronologie

Le gouvernemetn Schröder recule sur la nationalité

Après le nucléaire, la double nationalité: le gouvernement du chancelier allemand Gerhard Schröder a amorcé une nouvelle reculade sur un de ses grands projets pour avoir mal apprécié la contestation. Le président du Parti social-démocrate (SPD), Oskar Lafontaine, a proposé à l’opposition chrétienne-démocrate de discuter des termes de la réforme. «Rien n’est arrêté définitivement» dans le projet de loi du gouvernement de coalition SPD/Verts, a-t-il déclaré. «Nous allons procéder de telle sorte que le texte obtienne une majorité» au Bundesrat, la Chambre haute du Parlement où sociaux-démocrates et Verts ont perdu leur majorité absolue à la suite d’élections régionales dimanche en Hesse. Dans un entretien avec le quotidien Süddeutsche Zeitung de mercredi, le chancelier est on ne peut plus clair sur les conséquences de ces élections, perdues par la majorité sortante, la même qu’à Bonn, à cause surtout de la virulente campagne des chrétiens-démocrates contre la réforme du code de la nationalité. «Nous sommes contraints de négocier», reconnaît-il. La décision a été prise lors d’une réunion au sommet du SPD mardi après-midi. Le ministre de l’Intérieur, le social-démocrate Otto Schily, devra revoir les termes controversés du projet de loi, qui accordent en l’état actuel la double nationalité aux enfants dont l’un des parents étrangers est né en Allemagne ou y est entré avant sa 14e année. Jouant sur le thème d’une nationalité-récompense de l’intégration au lieu d’une nationalité-incitation, la CDU a lancé une pétition dénonçant le projet. Elle a recueilli plus d’un million de signatures en trois semaines, dont près de la moitié en Hesse, jusqu’à dimanche au cœur du débat politique. L’enjeu d’une discussion sera aussi de calmer les esprits chez les électeurs, que la campagne de la CDU a manifestement pris dans le sens du poil. Le consensus, a dit Oskar Lafontaine, devra dépasser les partis pour s’étendre à «la société dans son ensemble». Les concessions envisagées — un choix imposé entre deux passeports à un âge donné pour les enfants étrangers nés en Allemagne, et au bout d’un certain délai pour les personnes naturalisées, selon Gerhard Schröder — vont dans le sens de propositions du petit parti libéral, le FDP (opposition). C’est en effet le FDP qui détient en grande partie la clef de l’adoption au Bundesrat de la loi sur la nationalité, mais aussi de deux autres grands chantiers du gouvernement Schröder, à savoir la réforme fiscale et l’abandon de l’énergie nucléaire. Les libéraux sont alliés aux sociaux-démocrates dans le gouvernement régional de Rhénanie-Palatinat, dont les voix pourraient suffire à garantir une majorité aux textes présentés à la Chambre haute. Mais le chancelier va devoir jouer serré. Ses partenaires écologistes, après avoir essuyé rebuffade sur rebuffade dans le dossier de l’atome (report du projet de loi, puis renvoi sine die de l’interdiction du transport des déchets nucléaires), avaient déjà signifié à Gerhard Schröder qu’ils n’accepteraient plus de traitement cavalier. Mardi, la coprésidente du groupe parlementaire des Verts, Kerstin Müller, a averti: «Je ne vois aucune raison de mener des discussions avec l’opposition tant que la CDU n’arrête pas sa campagne de signatures». Pour les sociaux-démocrates, si répit il y a, il ne viendra qu’avec les prochaines élections régionales, à Brême le 6 juin. Pour peu que le score des Verts permette au SPD de lâcher son alliance locale avec les démocrates-chrétiens.
Après le nucléaire, la double nationalité: le gouvernement du chancelier allemand Gerhard Schröder a amorcé une nouvelle reculade sur un de ses grands projets pour avoir mal apprécié la contestation. Le président du Parti social-démocrate (SPD), Oskar Lafontaine, a proposé à l’opposition chrétienne-démocrate de discuter des termes de la réforme. «Rien n’est arrêté définitivement» dans le projet de loi du gouvernement de coalition SPD/Verts, a-t-il déclaré. «Nous allons procéder de telle sorte que le texte obtienne une majorité» au Bundesrat, la Chambre haute du Parlement où sociaux-démocrates et Verts ont perdu leur majorité absolue à la suite d’élections régionales dimanche en Hesse. Dans un entretien avec le quotidien Süddeutsche Zeitung de mercredi, le chancelier est on ne peut plus clair sur les...