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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché stable et équilibré

Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités hier, au lendemain du chômage officiel de la Saint-Maron, dans un climat toujours calme et marqué par la présence de la Banque du Liban (BDL) dans le négoce. Celle-ci, en se déclarant prête à vendre le dollar à 1 514,00 LL et à l’acheter «symboliquement» à 1 502,00 LL, est parvenue à le maintenir en clôture au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. De leur côté, les établissements de crédit ont continué de négocier pratiquement le dollar au point supérieur d’intervention de la BDL et le plus souvent en dehors d’elle avec l’apparition de contreparties valables à l’offre à 1 514,00 LL. Le billet vert a en effet fluctué toute la journée très étroitement entre 1 513,50 et 1 514,00 LL dans un volume d’affaires de quelque quinze millions de dollars, partiellement vendus par la BDL à 1 514,00 LL dans un marché généralement équilibré de lui-même, ont indiqué les cambistes de la place. Affaiblissement du dollar et du sterling À l’étranger, les marchés des changes internationaux ont été moins unanimes hier à la hausse du dollar contre le yen, passant outre un article du Wall Street Journal selon lequel Washington ne voyait plus d’inconvénient à un affaiblissement de la devise nippone et encouragerait à cet effet un assouplissement de la politique monétaire japonaise. De fait, les investisseurs ont finalement estimé devoir rester prudents en attendant la réunion du comité de politique monétaire de la Banque du Japon demain qui pourrait selon certains experts décevoir le marché en optant pour un certain encadrement du crédit fort préjudiciable pour le dollar. Face à l’euro, le billet vert est demeuré vulnérable en dépit des chiffres de l’emploi en Allemagne moins bons que prévus en janvier et des statistiques décevantes sur le commerce extérieur germanique en 1998. Au contraire, les conjectures selon lesquelles la Banque centrale européenne devrait observer un statu quo monétaire lors de la prochaine réunion de son Conseil de gouverneurs, sont venues soutenir la monnaie unique européenne. Enfin, l’annonce par la Banque d’Angleterre que la Grande-Bretagne connaîtrait en 1999 une croissance plus faible que prévue, estimant que le Produit intérieur brut (PIB) britannique devrait se situer entre 0,5 % et 1 % cette année, a largement contribué hier à l’affaiblissement du sterling dans la mesure que ce phénomène laisserait la porte ouverte à de nouvelles baisses des taux d’intérêt. C’est dans ce contexte que le dollar s’est négocié sur un ton mitigé à New York, comme suit : – 1,1345 pour un euro contre 1,1295, la veille. – 1,6295 pour un sterling contre 1,6365. – 1,7245 DM contre 1,7320. – 5,7835 FF contre 5,8075. – 1,4060 FS contre 1,4210. – 1 707,35 lires contre 1 715,25. – 114,35 yens contre 114,40. Bourse de Beyrouth : sous le signe de la baisse de Solidere Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite, influencée toujours par la baisse des actions «A» et «B» de Solidere au-dessous de leurs prix d’émission fixés à 10,00 dollars. Quant à la légère hausse des actions «C» de la Banque Byblos, elle n’a bénéficié qu’au secteur bancaire. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a diminué de 0,13 % à 85,68 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a augmenté de 0,21 % à 194,64 points. Pour ce qui est de l’activité de la cote, elle a été étoffée par une application effectuée hors-Bourse sur 137 376 actions au porteur des Ciments Blancs à 1 3/4 dollar la pièce, portant le volume d’affaires de la journée d’hier à 172 059 actions d’une valeur globale de 523 039 dollars. Irrégularité de Wall Street À Wall Street, la tendance a été très irrégulière et après une matinée plutôt positive, les indicateurs de tendance ont affiché des scores tantôt positifs tantôt négatifs. Certes, les investisseurs se sont montrés prudents, notamment sur les valeurs de l’Internet et de la haute technologie qui avaient été principalement à l’origine de la sévère correction à la baisse enregistrée la veille. En effet, ces mêmes valeurs sont demeurées irrégulières avec une nouvelle fois l’action Lycos en chute. Dans ce contexte, d’autres valeurs comme IBM, Hewlett Packard, Compaq et Microsoft devaient évoluer irrégulièrement ainsi qu’Oracle, Yahoo et America Online. Les valeurs de la chimie étaient parfois en hausse, les pétrolières souvent irrégulières, de même que les compagnies aériennes. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a fluctué entre un plus haut à 9 183,49 points et un plus bas à 9 099,04 points, avant d’afficher en préclôture 9 129,94 points, en baisse réduite à 3,09 points sur la veille. Paris : réduction des pertes La Bourse est parvenue à limiter ses pertes mercredi finissant juste au-dessus de la barre des 4 000 points grâce à la résistance de Wall Street, qui prenait 0,3 % au moment de la clôture à Paris, et à la progression de quelques poids lourds comme France Télécom. Déroutés par un marché dépourvu d’élément de fond, les intervenants le jugent difficile à appréhender et se gardent de tout pronostic. Dans ce contexte, les statistiques jeudi des ventes au détail aux USA en janvier sont très attendues, alors que la vigueur de l’économie américaine fait craindre un tour de vis monétaire outre-Atlantique. Après avoir enfoncé le seuil technique-clé de 3 960 points (un plus bas à 3 954,56 points a été touché en cours de séance), le CAC s’est repris pour terminer à 4 001.93 points, en baisse de 0,91 %, dans un volume modérément étoffé de 2,47 milliards d’euros, dont 2,12 milliards sur l’indice. Le Stoxx 50 a abandonné quant à lui 0.71 %. La tendance était à la baisse aussi sur la plupart des Bourses européennes (Francfort -0,76 %, Londres -0,17 %) à l’exception notable de Madrid et Milan, qui prenaient toutes les deux 1,6 %. «Depuis mardi, nous sommes dans une spirale baissière difficile à expliquer», a déploré un intervenant pour qui le marché a saisi hier le prétexte de la dévaluation de la devise ukrainienne ou la crainte d’une remontée des taux américains pour vendre. Le marché a manqué de tendance et de visibilité, «avec une volatilité colossale, nous payons un lourd tribut à l’euro qui réduit la valeur faciale des écarts», a ajouté ce professionnel. Londres : clôture en faible baisse La Bourse de Londres a clôturé en faible baisse mercredi récupérant une partie du terrain perdu dans la journée grâce aux gains de Wall Street dans l’après-midi, mais toujours affectée par les prévisions de croissance en baisse de la Banque d’Angleterre pour 1999. L’indice Footsie des cent principales valeurs de la Bourse de Londres a clôturé sur une perte de 9,7 points à 5 770,2 points, soit un repli de 0,17 % par rapport à son niveau de clôture mardi. Sur le Liffe, le marché à terme de Londres, le contrat mars sur le Footsie a clôturé à 5 774 points contre 5 765 points la veille en fin de journée. Sur le marché obligatoire, le rendement de l’emprunt d’État à dix ans s’établissait en fin de journée à 4,352 % contre 4,334 % la veille. L’écart de rendement avec le Bund correspondant était de 57,2 points de base contre 54,4 points mardi soir. En repli dès la matinée, les valeurs londoniennes ont pu rattraper une partie du terrain perdu avec l’ouverture de Wall Street dans l’après-midi, les faibles gains de la Bourse new-yorkaise contribuant à alléger le pessimisme des investisseurs londoniens. Le marché boursier de Londres s’est également repris en partie grâce à des anticipations de nouvelles baisses prochaines des taux d’intérêt, alors que la Banque d’Angleterre, dans son rapport trimestriel sur l’inflation, a estimé que la hausse des prix de détail devrait être jugulée et évoluer autour de son objectif de 2,5 % au cours de 1999. Francfort : marché nerveux La Bourse de Francfort a cédé 0,76 % mercredi, au terme d’une séance nerveuse et dans des volumes de transactions modestes, ont indiqué des courtiers. L’indice vedette X-DAX a clôturé à 4 814,04 points sur le marché électronique Xetra, où sont brassés les deux tiers des ordres passés à Francfort. Le marché est parvenu en fin de journée à remonter au-dessus du seuil psychologique des 4 800 points, sous lequel il était tombé en fin de matinée après avoir enfoncé les 5 000 points la veille. Sur le marché à la criée, le DAX des trente valeurs vedettes s’est replié de 107,53 points à 4 796 points. «Nous vivons actuellement une tendance massive à la baisse, qui pourrait se prolonger sur une période plus longue», a indiqué un courtier, jugeant possible une descente de l’indice vedette jusqu’à 4 000 à moyen terme. «Cela n’a plus rien à voir avec une correction», a-t-il averti. Les maux sont nombreux actuellement avec les crises toujours vivaces dans les pays émergents. S’y ajoutent les tensions politiques et la menace d’une grève dure dans la métallurgie en Allemagne, ont relevé les opérateurs. Zurich : prises de bénéfices La Bourse suisse a clôturé en baisse de 0,75 % mercredi, l’indice Swiss Market Index (SMI) des valeurs vedettes perdant 51,8 points à 6 891,2 contre 6 943,0 points mardi. L’indice élargi Swiss Performance Index (SPI) a pour sa part cédé 31,27 points à 4 362,03, soit un recul de 0,71 %. Le marché suisse a continué selon «une tendance amorcée depuis quelques jours», a noté Michel Kamm, courtier à l’Union bancaire privée (UBP). La Bourse a ouvert positivement par rapport à la clôture de la veille avant de s’orienter rapidement vers le bas. «Le marché est dans une phase où on se cherche», a-t-il ajouté. «Les gens prennent des profits. Dans la mesure où il en reste. Cela part dans tous les sens», a encore commenté le courtier, relevant «une certaine prudence à l’égard du marché». «Wall Street donne le ton», a pour sa part souligné un analyste de la place financière zurichoise. Tokyo : en hausse La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,4 % mercredi grâce à une chasse aux bonnes affaires en fin de séance, alors que le yen baissait face au dollar, selon les opérateurs. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a gagné 49,74 points pour finir à 13 952,40 points, tandis que l’indice élargi Topix a légèrement fléchi de 0,56 point à 1 083,09. La baisse du yen dans la zone des 115 pour un dollar a donné un coup de fouet au marché qui était en baisse jusqu’en milieu d’après-midi. À 15h00 (06h00 GMT), peu avant la clôture, la devise japonaise s’échangeait à 115,27-30 contre le dollar, contre 114,15-17 un peu plus tôt à Tokyo et 114,60 yens à New York mardi. Tsuyoshi Segawa, directeur général chargé des actions chez New Japan Securities, a salué la «faiblesse du yen» et l’amélioration du marché obligataire, en soulignant toutefois que la réponse du marché était faible. Malgré une bonne progression fin janvier, l’élan des investisseurs institutionnels s’est refroidi, laissant présager qu’il n’y aurait pas assez d’acheteurs pour aborder un courant de vente. 432 millions d’actions ont changé de mains contre 306,2 millions la veille. De nombreux observateurs prédisent un parcours cahoteux pour la Bourse de Tokyo, la réunion du conseil de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ) vendredi et la pression des autorités financières pour une restructuration des banques pouvant être des facteurs d’instabilité.
Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités hier, au lendemain du chômage officiel de la Saint-Maron, dans un climat toujours calme et marqué par la présence de la Banque du Liban (BDL) dans le négoce. Celle-ci, en se déclarant prête à vendre le dollar à 1 514,00 LL et à l’acheter «symboliquement» à 1 502,00 LL, est parvenue à le maintenir en clôture au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. De leur côté, les établissements de crédit ont continué de négocier pratiquement le dollar au point supérieur d’intervention de la BDL et le plus souvent en dehors d’elle avec l’apparition de contreparties valables à l’offre à 1 514,00 LL. Le billet vert a en effet fluctué toute la journée très étroitement entre 1 513,50 et 1 514,00 LL dans un volume d’affaires de...