Le roi Abdallah II, son épouse Rania et la reine Noor ont ouvert mardi leurs palais aux Jordaniens qui ont afflué par centaines pour présenter leurs condoléances après la disparition du roi Hussein. Cette cérémonie traditionnelle, annoncée dès la mort du roi dimanche, va durer trois jours sans aucun protocole et les mesures de sécurité sont quasi-inexistantes. Les femmes sont reçues par la reine Noor, la princesse Rania et les autres parentes royales au palais Zahrane, au centre d’Amman. Hassan absent Les hommes peuvent transmettre leur soutien au roi Abdallah II et à ses proches au palais royal de Raghadan, un peu plus loin. Seul absent de taille: le prince Hassan, frère de Hussein, écarté il y a plus de trois semaines au profit d’Abdallah. Du plus modeste bédouin jusqu’aux dignitaires du pays, chacun des 4,6 millions de Jordaniens était autorisé à venir de 09h00 à 13h00 et de 16h00 à 20h00 embrasser le roi et sa famille la plus proche. Sous un ciel redevenu bleu, après deux jours de pluies, de vent et de froid, des dizaines de femmes sont arrivées dès les premières heures du matin au palais Zahrane. Des rangées de chaises ont été placées sous une tente dressée dans le parc du majestueux bâtiment de pierre blanche, ancienne résidence de la mère du roi Hussein. Les plus âgées y patientent en se lamentant et en pleurant. À l’intérieur, quelque 45 princesses les reçoivent, debout, formant un cercle autour d’une immense salle. La reine Noor, vêtue d’un simple tailleur noir et coiffée d’un voile blanc, signe de deuil, accueille son peuple. Le visage serein, elle serre chaque main qui se tend, embrasse chacune des joues anonymes, s’arrête quelques instants pour discuter avec une fillette, avant d’échanger quelques mots avec la personne suivante. À ses côtés se tiennent la sœur du roi défunt, la princesse Basma (qui a offert au roi sa moelle osseuse lors de la seconde greffe qu’il a subie aux États-Unis), ses belles-sœurs, les princesses Taghrid Mohammed et Tharwa Hassan, la future reine Rania, les princesses Alia (fille de la première épouse du roi Hussein, Sharifa Dina), Zein et Aïcha (filles de sa deuxième épouse Mona) et Haya (fille de sa troisième épouse Alia). Sont également présentes la bru du roi défunt Alia al-Fayçal, ses filles les princesses Iman et Raya (filles de la reine Noor), la fille adoptive de feu le roi Hussein, la princesse Abir. Toutes portent en signe de deuil un voile blanc et des vêtements noirs et serrent à leur tour chaque main. La mère du nouveau souverain hachémite, la princesse Mouna, une britannique dont Hussein avait divorcé il y 28 ans, entourée d’autres femmes, se trouvait dans une pièce adjacente. À quelques kilomètres de là, au palais Raghadan, où le roi a été enterré lundi en présence des dirigeants du monde entier, les hommes font la queue aux différentes entrées du palace. Le roi Abdallah II y est arrivé en milieu de journée après s’être recueilli sur la tombe de la reine Alia, la troisième épouse du roi Hussein, morte dans un accident d’hélicoptère le 9 février 1977. Vêtu d’un strict costume noir et coiffé du traditionnel keffieh rouge et blanc, le roi serre des mains ou embrasse certains de ses sujets, sous les plafonds richement décorés de la salle du trône. À ses côtés se tiennent son frère le prince Fayçal et ses demi-frères Ali (fils d’Alia), Hamza, le nouveau prince héritier, et Hashem (les deux fils de Noor) puis des cousins ou neveux et des hauts dignitaires de la cour. «Qu’il soit pauvre ou riche, chacun peut venir exprimer son émotion. C’est la tradition, et la famille royale la respectera pendant trois jours», explique un membre du personnel de la cour.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le roi Abdallah II, son épouse Rania et la reine Noor ont ouvert mardi leurs palais aux Jordaniens qui ont afflué par centaines pour présenter leurs condoléances après la disparition du roi Hussein. Cette cérémonie traditionnelle, annoncée dès la mort du roi dimanche, va durer trois jours sans aucun protocole et les mesures de sécurité sont quasi-inexistantes. Les femmes sont reçues par la reine Noor, la princesse Rania et les autres parentes royales au palais Zahrane, au centre d’Amman. Hassan absent Les hommes peuvent transmettre leur soutien au roi Abdallah II et à ses proches au palais royal de Raghadan, un peu plus loin. Seul absent de taille: le prince Hassan, frère de Hussein, écarté il y a plus de trois semaines au profit d’Abdallah. Du plus modeste bédouin jusqu’aux dignitaires du pays, chacun des 4,6...