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Actualités - Chronologie

Sauvé ? peut-être, mais affaibli

Le procès de Bill Clinton au Sénat s’achèvera, probablement en fin de semaine, par un vote contre sa destitution, mais c’est un président affaibli et manquant d’autorité morale qui finira son second mandat à la Maison-Blanche. Au Sénat tout au long de la semaine et dimanche encore à la télévision, aucun sénateur ne doutait de l’issue du procès, le second à l’encontre d’un président dans l’histoire des États-Unis. Au terme de cinq semaines de procès et en l’absence de nouvelles révélations sur les efforts du président pour étouffer l’affaire Monica Lewinsky et dissimuler sa liaison avec cette jeune stagiaire de la Maison-Blanche, les 67 voix (deux tiers du Sénat) nécessaires pour prononcer sa destitution n’y seront toujours pas. Les 45 alliés démocrates du président voteront à la quasi-unanimité contre sa destitution, estimant que même s’il est coupable, il ne mérite pas d’être chassé de la Maison-Blanche. Lors d’un vote-test, il y a deux semaines, 44 d’entre eux s’étaient déjà prononcés pour l’abandon pur et simple du procès. «Est-ce que (l’affaire) relève des hauts crimes et délits retenus par la Constitution comme motifs de destitution ? Je dirais oui, sans aucun doute dans mon esprit», affirmait dimanche Robert Byrd, un influent sénateur démocrate, à la chaîne ABC. Mais, a-t-il ajouté, faut-il pour autant «chasser» le président ? Parmi les républicains, interviewés dimanche à la télévision, la seule question était de savoir si 50 sénateurs au moins voteraient pour l’un ou l’autre des deux «articles de destitution», semblables à des chefs d’accusation. La Chambre des représentants a retenu le «parjure» et «l’entrave à la justice» comme motifs de destitution.
Le procès de Bill Clinton au Sénat s’achèvera, probablement en fin de semaine, par un vote contre sa destitution, mais c’est un président affaibli et manquant d’autorité morale qui finira son second mandat à la Maison-Blanche. Au Sénat tout au long de la semaine et dimanche encore à la télévision, aucun sénateur ne doutait de l’issue du procès, le second à l’encontre d’un président dans l’histoire des États-Unis. Au terme de cinq semaines de procès et en l’absence de nouvelles révélations sur les efforts du président pour étouffer l’affaire Monica Lewinsky et dissimuler sa liaison avec cette jeune stagiaire de la Maison-Blanche, les 67 voix (deux tiers du Sénat) nécessaires pour prononcer sa destitution n’y seront toujours pas. Les 45 alliés démocrates du président voteront à la...