Le président Bill Clinton a voulu exprimer le fort soutien des États-Unis à la Jordanie, en dirigeant une impressionnante délégation venue participer aux funérailles de Hussein lundi à Amman. Le président américain a saisi l’occasion des funérailles pour des échanges informels avec plusieurs dirigeants internationaux. Au palais Raghadan, il a eu des échanges avec son homologue russe Boris Eltsine, à peine remis d’un ulcère, et qui est apparu très fatigué. Selon le porte-parole de M. Clinton, P.-J. Crowley, les deux hommes ont échangé quelques mots. M. Clinton a également eu des échanges avec le chef d’État syrien Hafez al-Assad, qui a créé la surprise en décidant de venir aux obsèques auxquelles ont participé les dirigeants israéliens, selon l’entourage du président américain. Il a aussi rencontré le Premier ministre britannique Tony Blair, le prince héritier japonais Naruhito, le dirigeant palestinien Yasser Arafat, le président égyptien Hosni Moubarak, le président français Jacques Chirac et le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif. Le président américain devait également rencontrer après les funérailles le roi Abdallah qui a succédé au trôné hachémite à la mort de son père dimanche, selon des responsables américains. Durant le voyage de 12 heures les emmenant de Washington à Amman, MM. Clinton, Bush, Carter et Ford ont échangé leurs souvenirs au sujet du roi Hussein. M. Clinton avait annoncé samedi, à la veille du décès du roi Hussein, qu’il demanderait au Congrès d’accorder les 300 millions de dollars d’assistance supplémentaire promise à la Jordanie dans le cadre de l’accord israélo-palestinien de Wye Plantation conclu en octobre dernier. L’accession du nouveau roi «constitue le début d’une nouvelle génération de dirigeants au Proche-Orient que nous allons voir durant la prochaine décennie. Le roi Abdallah est bien équipé pour diriger son pays», a déclaré M. Berger. Avant de partir pour Amman, M. Clinton avait rendu un vibrant hommage au roi défunt. «Aujourd’hui le monde porte le deuil de l’un de ses grands dirigeants, et je porte le deuil d’un partenaire et d’un ami», a-t-il dit. Il avait souligné que lorsque les négociations de Wye Plantation étaient bloquées, le roi Hussein était venu au premier appel et en «avait changé la teneur». «Alors que lui-même était frêle et luttait pour rester en vie, il avait redonné vie aux pourparlers dont beaucoup pensaient qu’ils allaient échouer (...). Ce jour-là, le plus petit était le plus grand.»
Le président Bill Clinton a voulu exprimer le fort soutien des États-Unis à la Jordanie, en dirigeant une impressionnante délégation venue participer aux funérailles de Hussein lundi à Amman. Le président américain a saisi l’occasion des funérailles pour des échanges informels avec plusieurs dirigeants internationaux. Au palais Raghadan, il a eu des échanges avec son homologue russe Boris Eltsine, à peine remis d’un ulcère, et qui est apparu très fatigué. Selon le porte-parole de M. Clinton, P.-J. Crowley, les deux hommes ont échangé quelques mots. M. Clinton a également eu des échanges avec le chef d’État syrien Hafez al-Assad, qui a créé la surprise en décidant de venir aux obsèques auxquelles ont participé les dirigeants israéliens, selon l’entourage du président américain. Il a aussi rencontré le...
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