Enzo Cormann est à Beyrouth pour animer, en compagnie de Nabil Azan, un atelier de théâtre. «L’intérêt est double, estime l’auteur. Rencontrer les jeunes d’ici. Savoir ce qu’ils pensent, quelle est leur sensibilité, comment ils abordent le théâtre, qu’est-ce qu’ils en attendent… Ils sont tous nés avec la guerre, ils ont un regard qui est particulier, très intéressant. D’un autre côté, je voudrais voir comment ils réagissent à mon texte». Cette relation pédagogique est pour Enzo Cormann «le meilleur moyen d’aller loin et vite; d’avoir un échange dense». Première remarque : «Les jeunes ont un appétit formidable. Mais leur appétit n’est pas payé en retour par les pouvoirs publics et les institutionnels», estime Enzo Cormann. «C’est rassurant que les jeunes s’intéressent autant au théâtre, je ne peux m’empêcher de penser que cet artisanat a encore de beaux jours devant lui». Professeur à l’École du théâtre national de Strasbourg, une des deux grandes institutions qui dispensent des études scéniques en France, Enzo Cormann y anime un atelier d’écriture. «J’ai remarqué le même désir en France, dit-il. Mais c’est également un appétit qui ne trouve pas grand- chose à se mettre sous la dent». Il souligne qu’on «ne se préoccupe pas assez des nouveaux auteurs. Il sont souvent en état d’isolement. Ils faudrait créer des structures pour permettre aux jeunes auteurs de se rencontrer, d’échanger des points de vue…».
Enzo Cormann est à Beyrouth pour animer, en compagnie de Nabil Azan, un atelier de théâtre. «L’intérêt est double, estime l’auteur. Rencontrer les jeunes d’ici. Savoir ce qu’ils pensent, quelle est leur sensibilité, comment ils abordent le théâtre, qu’est-ce qu’ils en attendent… Ils sont tous nés avec la guerre, ils ont un regard qui est particulier, très intéressant. D’un autre côté, je voudrais voir comment ils réagissent à mon texte». Cette relation pédagogique est pour Enzo Cormann «le meilleur moyen d’aller loin et vite; d’avoir un échange dense». Première remarque : «Les jeunes ont un appétit formidable. Mais leur appétit n’est pas payé en retour par les pouvoirs publics et les institutionnels», estime Enzo Cormann. «C’est rassurant que les jeunes s’intéressent autant au...
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