Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Société - La vodka n'a plus la cote Vins français en Pologne

Adam Lukasz Kuzmicz, un Polonais de 43 ans installé en France depuis vingt ans, parcourt la France pour rencontrer viticulteurs et négociants et a fait de l’exportation des vins français vers la Pologne son activité professionnelle. Le Salon des vins de Loire à Angers (ouest de la France), qui vient de se tenir cette semaine, ne s’y est pas trompé et lui a offert un stand pour témoigner de son expérience. Avec ses deux sociétés, l’une, Gray, installée à Paris-Bercy et l’autre, Winnice Francji («Les vins français») à Lodz, il est devenu l’intermédiaire incontournable entre producteurs français et consommateurs polonais. «Il y a aujourd’hui en Pologne l’émergence d’une classe sociale qui a les moyens et la volonté de s’offrir des vins français. Les ventes de vodka, dont les habitudes de consommation restent très liées à l’ancien régime, ont baissé de 30%. Il est aujourd’hui beaucoup plus à la mode de boire du vin», explique-t-il. Les prix de vente démarrent à environ 15 zlotys, soit quelque 4,6 euros. Tout à apprendre Adam Kuzmicz, qui vit à Paris avec femme et enfants, estime que le public polonais, très curieux, cherche toujours à découvrir de nouveaux crus, un public qui a encore tout à apprendre. Les ventes s’accompagnent systématiquement d’une information détaillée à l’aide de fiches: cépage, goût, couleur, consommation et mets d’accompagnement sont affichés sur le meuble de présentation des bouteilles. Aujourd’hui, il importe du vin français par semi-remorques entières. Jouant la carte de la qualité, 80% d’appellations d’origine et 20% de vins de table, il exporte quelque 20 000 bouteilles par mois, «un chiffre qui pourrait facilement grimper à 60 000 si les banques étaient moins frileuses», regrette-t-il, fier de ses 286 références en stock. Outre son entrepôt principal et centre de logistique de Lodz, il dispose en Pologne de neuf succursales, 16 grossistes, une boutique (et bientôt trois) et un bar à vins dans la très touristique région des lacs. Alors qu’elle frappe aux portes de l’Europe, la Pologne est l’un des pays de l’Est qui s’en sort le mieux économiquement. «La Pologne sera une grande surprise pour beaucoup de monde», prédit M. Kuzmicz. Les discussions entre Bruxelles et Varsovie portent notamment sur l’abolition de la taxe douanière de 20% puisqu’il n’y a aucune concurrence de production agroalimentaire, la Pologne ne produisant pas de vin, contrairement à la Hongrie par exemple. Une telle décision «pourrait faire baisser les prix de vente de 40%», assure-t-il.
Adam Lukasz Kuzmicz, un Polonais de 43 ans installé en France depuis vingt ans, parcourt la France pour rencontrer viticulteurs et négociants et a fait de l’exportation des vins français vers la Pologne son activité professionnelle. Le Salon des vins de Loire à Angers (ouest de la France), qui vient de se tenir cette semaine, ne s’y est pas trompé et lui a offert un stand pour témoigner de son expérience. Avec ses deux sociétés, l’une, Gray, installée à Paris-Bercy et l’autre, Winnice Francji («Les vins français») à Lodz, il est devenu l’intermédiaire incontournable entre producteurs français et consommateurs polonais. «Il y a aujourd’hui en Pologne l’émergence d’une classe sociale qui a les moyens et la volonté de s’offrir des vins français. Les ventes de vodka, dont les habitudes de...