Le problème est ancien. Il est irritant, au Liban comme ailleurs, plus encore chez nous peut-être. Parce que les critères de la censure – ses moyens comme ses justifications – sont de plus en plus compliqués par l’intrusion des technologies modernes de l’audiovisuel. Comment en parler en restant objectif, sans verser dans une démagogie facile? En vérité, l’exercice est ardu. À la base, un constat: pas question de supprimer «purement et simplement» (si l’on ose dire) l’organisme chargé de la censure des films. Parce que, en vérité et culturellement parlant, le Liban n’est pas prêt pour une telle «réforme». L’argument selon lequel les Libanais peuvent voir tous les films qu’ils veulent en version intégrale grâce aux techniques de diffusion les plus sophistiquées – à condition bien sûr d’en avoir les moyens – ne tient pas ou, en tout cas, n’est pas suffisant. Il y a une différence entre une vision «privée», à domicile, et une projection en quelque sorte «officielle», ouverte à tous les publics. En particulier aux plus jeunes. Même si la restriction «interdit aux moins de...» (préciser la mention de votre choix) n’a guère d’autre sens, dans nos cinémas, que publicitaire. Cela dit, on sait bien qu’aucun distributeur/exploitant libanais ne songera à importer un film favorisant, par exemple, l’idéologie sioniste (soyons précis). Quant au reste – qui est important et qui concerne la sexualité, la violence (etc.) – doit intervenir une modification profonde des mentalités. Le monde change – si vite – et il faut bien changer avec lui. Au reste, reconnaissons-le, nos censeurs ont fait des progrès. Ils se doivent d’agir au coup par coup: le passage récent du film de Roberto Bénigni, La vie est belle, a provoqué quelques remous. Aujourd’hui d’autres cas se présentent. Nous y reviendrons.
Le problème est ancien. Il est irritant, au Liban comme ailleurs, plus encore chez nous peut-être. Parce que les critères de la censure – ses moyens comme ses justifications – sont de plus en plus compliqués par l’intrusion des technologies modernes de l’audiovisuel. Comment en parler en restant objectif, sans verser dans une démagogie facile? En vérité, l’exercice est ardu. À la base, un constat: pas question de supprimer «purement et simplement» (si l’on ose dire) l’organisme chargé de la censure des films. Parce que, en vérité et culturellement parlant, le Liban n’est pas prêt pour une telle «réforme». L’argument selon lequel les Libanais peuvent voir tous les films qu’ils veulent en version intégrale grâce aux techniques de diffusion les plus sophistiquées – à condition bien sûr d’en...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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