Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Chypre Trois ans de prison pour les deux agents israéliens

Deux agents des services de renseignements israéliens jugés à Chypre ont été condamnés lundi à trois ans de prison ferme par un tribunal de Larnaca, échappant à une peine beaucoup plus lourde après un retrait négocié d’accusations d’espionnage. Les deux hommes ont été condamnés à trois ans de prison pour «entrée illégale dans une zone militaire interdite alors que des exercices étaient en cours», et à six mois de prison pour «détention de matériel d’écoutes interdit». Les deux peines ont été confondues. Le président du tribunal a refusé aux accusés «les circonstances atténuantes» demandées par la défense, estimant que «les justifications données sur leur présence» à l’endroit incriminé «n’étaient pas convaincantes et n’enlevaient rien aux dangers que cela représente pour la sécurité de l’État». Igal Damary, 49 ans, et Udi Argov, 37 ans, arrêtés début novembre, avaient plaidé coupables des deux charges retenues contre eux vendredi dernier, en échange du retrait par le Parquet des accusations d’espionnage et de conspiration contre la sécurité de l’État chypriote qui leur faisaient risquer jusqu’à dix ans de prison. Ce «marché humiliant pour l’État», selon les partis chypriotes de gauche et du centre, avait suscité de violentes critiques contre le gouvernement de Nicosie, accusé d’avoir «cédé aux pressions étrangères», celles du lobby juif américain et des menaces de rétorsion économique, notamment dans le tourisme, de la part d’Israël. Le procureur général, Aleccos Markidès, a dû convoquer une conférence de presse vendredi pour expliquer que cette décision était dictée par «l’intérêt de l’État» et qu’elle évitait de déballer en public des secrets militaires. «Intérêt d’État» Elle fait également «suite à des contacts de haut niveau de la part de responsables israéliens, de sénateurs américains et de responsables européens» en vue de convaincre le président chypriote Glafcos Cléridès et le ministre des Affaires étrangères Yiannakis Cassoulidès que les deux Israéliens n’agissaient pas contre Chypre, selon M. Markidès. Le procureur général chypriote a confirmé avoir conclu l’accord avec la défense, à la suite de deux rencontres avec son homologue israélien Eliakim Rubenstein en décembre et janvier. Les deux agents israéliens avaient été arrêtés sur la côte sud de l’île et accusés dans un premier temps d’espionnage, conspiration en vue d’espionner et possession de matériel d’écoutes illégal. Les autorités chypriotes avaient rejeté des arguments israéliens sur leur innocence et refusé de les remettre en liberté, soupçonnant les deux Israéliens d’avoir agi pour le compte de la Turquie, dont les troupes occupent depuis 1974 le nord de Chypre, et qui coopère militairement avec Israël. Le Parquet avait présenté 23 pièces à conviction, dont du matériel d’écoutes, un ordinateur portable, deux téléphones portatifs, cinq magnétophones et huit cartes de Chypre sur lesquelles étaient signalées des «installations militaires».
Deux agents des services de renseignements israéliens jugés à Chypre ont été condamnés lundi à trois ans de prison ferme par un tribunal de Larnaca, échappant à une peine beaucoup plus lourde après un retrait négocié d’accusations d’espionnage. Les deux hommes ont été condamnés à trois ans de prison pour «entrée illégale dans une zone militaire interdite alors que des exercices étaient en cours», et à six mois de prison pour «détention de matériel d’écoutes interdit». Les deux peines ont été confondues. Le président du tribunal a refusé aux accusés «les circonstances atténuantes» demandées par la défense, estimant que «les justifications données sur leur présence» à l’endroit incriminé «n’étaient pas convaincantes et n’enlevaient rien aux dangers que cela représente pour la...