En regardant la télévision, je me demande – aller savoir pourquoi – si toutes les personnes que je vois s’agiter sur le petit écran, sont vraiment à leur place. Il n’y a pas de sot métier, d’accord. Et travailler à la télé est un métier comme un autre. À condition, toutefois, d’en avoir le savoir-faire. Ainsi, même en faisant l’effort d’afficher la meilleure volonté du monde, vous ne parviendrez pas à me convaincre que tous ceux et celles qui animent des émissions consacrées au septième art sont des cinéphiles avertis. D’ailleurs, ces émissions cachent à peine leur raison d’être: diffuser des bandes-annonces qui sont autant de publicités rétribuées. Alors, bien entendu, les superlatifs sont généreusement mis à contribution pour faire mousser le produit. Et comme ce sont généralement de charmantes jeunes personnes qui sont en charge de ces programmes, comment peut-on leur en vouloir de nous mentir aussi effrontément? Une de nos stations a eu l’ambition louable de nous proposer, une fois par semaine, une émission qui s’intitule «Ciné-Club». J’applaudis à l’initiative qui nous a valu, par-çi, par-là, quelques œuvres intéressantes. Mais je proteste vivement lorsqu’on présente une version «colorisée» de Laura, alors qu’il s’agit d’un des chefs-d’œuvre du film dit «noir». Et je ne comprends pas qu’on dérange un de nos plus grands hommes de théâtre, pour un film aussi insignifiant que Prince of Players. Que l’on ignore tout (ou presque!) du cinéma reste quand même moins grave que la bourde d’une de nos speakerines annonçant, il y a quelques années, le dernier épisode du Chevalier de Maison-Rouge d’après Dumas, et s’écriant: «Le chevalier sauvera-t-il Marie-Antoinette de la guillotine? C’est ce que vous saurez en voyant l’épisode de ce soir». Encore une question idiote que je me pose! Y a-t-il sauvée?
En regardant la télévision, je me demande – aller savoir pourquoi – si toutes les personnes que je vois s’agiter sur le petit écran, sont vraiment à leur place. Il n’y a pas de sot métier, d’accord. Et travailler à la télé est un métier comme un autre. À condition, toutefois, d’en avoir le savoir-faire. Ainsi, même en faisant l’effort d’afficher la meilleure volonté du monde, vous ne parviendrez pas à me convaincre que tous ceux et celles qui animent des émissions consacrées au septième art sont des cinéphiles avertis. D’ailleurs, ces émissions cachent à peine leur raison d’être: diffuser des bandes-annonces qui sont autant de publicités rétribuées. Alors, bien entendu, les superlatifs sont généreusement mis à contribution pour faire mousser le produit. Et comme ce sont généralement de...
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