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Actualités - Reportages

Centre de recherches Lancement de l'Institut Rihani à Washington (photos)

«Pour Amine Rihani, il était clair que l’Occident devait compter avec le monde arabe. Il a travaillé sans répit sur les plans politique et culturel pourqu’entre ces deux mondes s’établisse une relation équitable. Aucun obstacle n’a pu entraver son initiative. Aucune menace, aucune difficulté, aucune contrainte a ébranlé son engagement. Il croyait ferme qu’il était de l’intérêt de tous de consolider la relation entre les Arabes et le nouveau monde. Et il a consacré sa vie à cette tâche. Pour tous ces nobles principes, nous lui dédions “l’Institut Amine Rihani”». Cet extrait d’un message du prince Talal ben Abdel-Aziz (à la tête du Comité international de l’institut) a été délivré par May Rihani lors de la cérémonie de lancement de cet institut, qui s’est déroulée la semaine dernière à l’ambassade du Liban à Washington. M.Victor Zmitr, chargé d’affaires à l’ambassade, a d’abord accueilli les 300 personnes conviées à cette occasion : des personnalités du monde des lettres, du département d’État, de la diplomatie. Quant à la famille Rihani, elle était représentée par les neveux et nièces de l’écrivain (May, Amine, Ramzi et Sarmad Rihani) qui sont en charge de son legs. «L’Insitut Amine Rihani» (IAR) se propose d’assurer la continuité de la mission que s’était assigné le célèbre poète libanais, qui vouait une profonde admiration au poète américain Walt Whitman : mission consistant à développer les échanges culturels entre le monde arabe et les États-Unis, notamment par le biais d’un centre de recherches, de séminaires, de traductions et de collaboration avec des organismes éducatifs. L’IAR se compose de trois ensembles : le Conseil international (des personnalités du Liban, de Jordanie, d’Arabie séoudite, des États-Unis et de France), le Comité honoraire, et le Conseil académique (22 intellectuels du Liban, des États-Unis, d’Angleterre, d’Australie, d’Égypte et de Pologne). En arabe et en anglais Amine Rihani ( 1878-1940) est le père fondateur de la littérature de l’émigration. Il a été le premier Arabe à écrire en anglais des poèmes, des romans, des nouvelles et des critiques d’art. Ses œuvres ont été publiées aux États-Unis et il a aussi été le premier à introduire le vers libre dans la poésie arabe. Son livre sur l’Arabie, écrit en arabe et en anglais, représente l’alternative au mouvement orientaliste car il donne le point de vue descriptif et analytique d’un Arabe sur sa propre région. L’art, l’impact de Rihani et surtout son pressentiment de ce que sont aujourd’hui les ONG et la globalisation ont été évoqués par le prince Talal ben Abdel-Aziz et par deux autres membres de l’institut, le Dr John Duke Anthony (PDG du Conseil des relations américano-arabes) et par le Dr Abdel-Aziz Saïd (professeur à l’American University de Washington et directeur du Centre pour la paix de cette université). «Il y a plus de trente ans, a dit le Dr Saïd, lorsque j’étais étudiant intéressé par la Péninsule arabique, j’ai découvert les écrits d’Amine Rihani sur la région, et en particulier ses rencontres avec le roi Abdel-Aziz, fondateur de l’actuelle Arabie séoudite. Ce qu’il avait à dire me fascinait car il faisait connaître en détail la culture et le patrimoine d’un peuple autre que le mien. Cela était pour moi précieux. «Il révélait des informations, qu’il était alors difficile d’avoir à l’époque, sur des gens matériellement peu nantis, mais riches de leur sagesse, de leurs valeurs et de leurs coutumes. Rihani était convaincu qu’un citoyen bien informé pouvait et devait jouer un rôle dans la vie de son pays». Le Dr Saïd s’arrête sur la spiritualité et les visions avant-gardistes du penseur libanais : «Comme un filtre, la spiritualité élimine le superficiel et les contingences pour que seul émerge l’essentiel. La force génératrice de spiritualité était dans le passé inhérente aux sociétés moyenne-orientales qui ont compté de grands visionnaires tels que Rabia al-Adawia, Mansour al-Halaj, Mouheddine ibn-Arabi, Jalaleddine el-Roumi et bien dautres... Dans les temps modernes, cette force a trouvé son expression dans Amine Rihani. «Au cours de son périple en Arabie, Rihani observe, apprend, découvre un nouveau savoir et retourne au pays. Il se concentre alors à jeter un pont entre l’Orient et l’Occident, à faire se retrouver le matériel et le spirituel. Il était bien en avance sur son temps. Il était un remarquable futuriste». Le mot de la fin est revenu à l’ambassadeur du Liban à Washington, M. Farid Abboud, qui a remercié l’audience d’avoir participé à cet événement et l’a invitée à visiter l’exposition consacrée à Amine Rihani et qui se tiendra jusqu’au 22 novembre dans les salons de la résidence. Cette exposition, qui donne à voir des photos, des livres et des manuscrits, a été organisée par le Musée Rihani de Freiké.
«Pour Amine Rihani, il était clair que l’Occident devait compter avec le monde arabe. Il a travaillé sans répit sur les plans politique et culturel pourqu’entre ces deux mondes s’établisse une relation équitable. Aucun obstacle n’a pu entraver son initiative. Aucune menace, aucune difficulté, aucune contrainte a ébranlé son engagement. Il croyait ferme qu’il était de l’intérêt de tous de consolider la relation entre les Arabes et le nouveau monde. Et il a consacré sa vie à cette tâche. Pour tous ces nobles principes, nous lui dédions “l’Institut Amine Rihani”». Cet extrait d’un message du prince Talal ben Abdel-Aziz (à la tête du Comité international de l’institut) a été délivré par May Rihani lors de la cérémonie de lancement de cet institut, qui s’est déroulée la semaine dernière à...