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Actualités - Chronologie

Le Pakistan pris en étau

Au moment où les Nations unies imposeront leurs sanctions à l’Afghanistan, le Pakistan se trouvera écartelé entre le respect de la discipline internationale et le soutien à son vieil allié musulman, affirment les observateurs. C’est demain qu’entreront en vigueur les sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l’Onu à moins que les taliban au pouvoir à Kaboul livrent le terroriste présumé Oussama ben Laden. Le Pakistan où les militaires ont pris le pouvoir le mois dernier est l’un des rares pays à soutenir les fondamentalistes islamistes afghans, d’où ses réticences à participer aux pressions visant à faire livrer ben Laden. «La communauté internationale doit se rapprocher des taliban pour les ramener petit à petit au bercail», a déclaré le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères Tariq Altaf. «Les sanctions sont contre-productives», ajoute-t-il. La compagnie nationale afghane Ariana, qui devrait fortement subir les sanctions, n’assure pas de liaison avec le Pakistan et le porte-parole pakistanais des AE a affirmé ne pas être au courant de l’existence de comptes taliban dans les banques de son pays. «En qualité de membre des Nations unies, nous sommes tenus par les décisions et résolutions de l’Onu», a ajouté M. Altaf. «Mais il n’y a pas de vols arrivant ici et je ne suis pas au courant de quelque compte bancaire que ce soit». Les diplomates font cependant remarquer que l’ambassade afghane au Pakistan est relativement moderne, car elle est l’une des plus importantes vitrines des taliban sur l’étranger. Aussi, il semble difficile de pouvoir assurer son fonctionnement sans comptes bancaires dans le pays. «Cela met les deux pays dans une position difficile», explique un diplomate occidental. «Maintenant, le Pakistan doit faire un choix très difficile», ajoute-t-il. Depuis que le chef des armées pakistanaises, le général Pervez Musharraf, a renversé le gouvernement élu au cours d’un putsch sans effusion de sang le mois dernier, la réputation du pays dans la communauté internationale s’est ternie. La Grande-Bretagne a critiqué ce coup d’État et le Commonwealth a suspendu le Pakistan. Cependant ben Laden est populaire dans la communauté musulmane pakistanaise. «Il y a des gens qui le regardent comme un héros, car il est un bon musulman et qu’il a les moyens de gêner et d’atteindre la superpuissance», souligne un diplomate.
Au moment où les Nations unies imposeront leurs sanctions à l’Afghanistan, le Pakistan se trouvera écartelé entre le respect de la discipline internationale et le soutien à son vieil allié musulman, affirment les observateurs. C’est demain qu’entreront en vigueur les sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l’Onu à moins que les taliban au pouvoir à Kaboul livrent le terroriste présumé Oussama ben Laden. Le Pakistan où les militaires ont pris le pouvoir le mois dernier est l’un des rares pays à soutenir les fondamentalistes islamistes afghans, d’où ses réticences à participer aux pressions visant à faire livrer ben Laden. «La communauté internationale doit se rapprocher des taliban pour les ramener petit à petit au bercail», a déclaré le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires...